‹ Méthode de recherche microchimique pour certains constituants des huiles essentiellesChapitre 11 sur 55 · Cuarauor et GA, loc. cit · texte numérisé non relu

Cuarauor et GA, loc. cit

lin, 1902, (2), p. 14.

3. Gasron Bonnrer. Ann.Sc.Nal., Bot., t. XX, (7), Paris, 1805. p.217. — Rev. Gén. Bot., Paris, 1890, 4. II, pp.276 ot 513; —id.,1894, t. VI ; 1895,t. VII.

2. E. WaruwG. Lehrbüch der Oekologische Pflanzengeographie, Ber-

modifications anatomiques se produisent sous l’influence de l'humidité de l’air et de l’éclairement. M. Box- NIER a montré également que lPassimilation chlorophrllienne est sous l'influence de ces deux facteurs. C’est pourquoi nous sommes autorisé à croire que les facteurs envisagés doivent jouer un rôle important dans la teneur des plantes en huiles essentielles et sur la composition de celles-ci. Nos recherches nous ont montré que l'apparition de principes odorants ou l’exaltation de leur formation peut dépendre de ces facteurs. D'ailleurs MM. Cxaragor et Hégerr(1) ont déjà obtenu quelques résultats à ce point de vue. Ils ont cherché à modifier ia composition des huiles essentielles de diverses espèces végétales en ajoutant au sol des sels minéraux. Leurs recherches ont porté notamment sur ja menthe poivrée (Mentha piperita L.). L’addition des sels au sol a pour effet de favoriser l’éthérification du menthol chez la menthe poivrée (Mentha piperita). Les mêmes auteurs (2) ont étudié les différences de composition existant entre une huile essentielle extraite de plants d'Ocimum Basilicum L.(Basilic) ayant poussé en pleine lumière, et l'huile essentielle extraite de plants croissant à l’ombre. L’influence de la lumière est très grande et exalte la teneur en composés terpéniques. L'étude du facteur humidité sur La Lavande (Lavan-

dula vera D..C.) a montré que la proportion d’éther de

1. Cuarasor et Hesert, Bull. Soc. Chim., Paris, 1902 ; (3), t. XXVII, pp. 162, 204, 914. |

9, Cæarazor et Hésenr. Bull. Soc. Chim., Parvis, 1905 ; (3), T. XXXHT, p. 112.

ON Linalol est très faible chez les lavandes des milieux humides, et chez les lavandes d'Angleterre.

En outre, les recherches de M.CnHaraBor (1),de Gir- DEMEISTER el HOrrMANN (2) montrent que cette teneur en éther augmente chez la Lavande (Lavandula vera D. C.) avec l’altitude; c’est donc que nous devons envisager les deux facteurs : sécheresse, et éclairement.

D’après les travaux de CHarABoT (3), LALOUE (4) Du- PONT €t GUERLAIN (5) BERTRAM et WALBAUM (6) la composition d’une essence produite par la même espèce dépend de son origine géographique.

M. CHArABoT (7) a poussé plus loin l'analyse. Il a étudié l’influence des deux sels : celle du chlorure de sodium, défavorable à la fonction chlorophyllienne, et celle du nitrate de sodium qui est favorable à cette fonction. L’addition au sol de chlorure de sodium ou de nitrate de sodium a pour effet d’accentuer l’augmentation de Ja proportion centésimale de matière organique dans la plante, ainsi que la perte relative d’eau. Et tandis

que'ces deux sels exercent séparément sur le végétal

1. CuaraBoT. Bull. Soc. Chim., Paris, 1901 ; (3), t. XXV, p. 262.

2. Givvemeisrer et Horrmanx. Les huiles essentielles, (trad. franc. A. Gauzr). Paris et Leipzig 1900, p. 733.

3. CaraBor. Agric. prat. des Pays chauds. Paris, 1904, t. IV, p. 94. Bull, Soc. Chim., Paris, 1900 ; (3), t. XXIIL, p. 474.

4. CaaraBor et Larous, Bull. Soc. Chim., Paris, 1907; (4), t. I, pp. 280 2 483. ; y

5. J. Duponr et J. Gugnzain, C.R, Ac. Sc., Paris 1897, t. CXXIV, p.300.

6. Berrram et Ne cu Arch. Phar., Berlin, 1897, t. CCXXX V, p.176.

7..CraraBor. Agric. prai. des Pays Chauds. Paris, 1902-8, f. IL, p: 395. Cuanasor et Iéperr. Bull. Soc, Chim. Paris, 1002 ; (3), 1. XXVII, p. 162 et 204. — Jd., 1908 ; (3), t. XXIX, pp. 612 et 982.

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cette double influence, ils favorisent en même temps l'éthérification ; mais ils entravent, au contraire, la transformation du menthol en menthone.

L’addition de ces deux sels au sol a donc pour effet d'augmenter l’éthérification chez les plantes.

En résumé, les recherches portant sur l’influence de la nature du sol ont abouti à ces résultats importants : l’éthérification chez les plantes s’effectue par l’action directe des acides sur les alcools préalablement formés, et ce phénomène est favorisé par un agent particulier jouant le rôle de déshydratant. En second lieu, les influences capables de modifier les plantes de façon à les adapter à une fonction chlorophyllienne plus intense, favorisent en même temps l’éthérification des alcools terpéniques ; ainsi l’addition au sol d’un sel minéral a pour effet : d’une part, de diminuer l’état d’hydratation du végétal, d’autre part, de favoriser à La fois l’éthérification des acides et celle des alcools.

« C'est donc en se montrant favorable à l'élimination mécanique de l’eau que la fonction chlorophyllienne active l’éthérification… Ainsi, non seulement la fonction chlorophyllienne assure la fixation par les tissus végétaux du gaz carbonique, et réalise la circulation des liquides nutritifs en favorisant la transpiration, mais elle active encore, une fois le carbone assimilé, les condensations qui permettent le passage d’une molécule sim-ÿ ple à une de ces molécules complexes dont l’étude exerce, depuis plus d’un siècle, la sagacité des chimis-

tes (1). >» (E. CHARABOT.)

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