Crarasor et GATIN, Loc. cit., pp
ei
Enfin, les déformations. tératologiques de la menthe poivrée, caractérisée par cette dénomination : « Menthe basiliquée », parce que l’aspect des menthes déformées rappelle celui des sommités défleuries d’'Ocimum Basilicurm L. ont donné lieu à d’intéressantes observations de MM. CHarapor et Esray (1) et de M. Mari Moz- LIARD (2). Les résultats obtenus par M.CHARABOT s’appliquent directement au point de vue qui nous occupe; ils établissent que l'huile essentielle, extraite des pieds de menthe basiliquée, est plus abondante et plus riche en éther que l’huile essentielle extraite de plants nor- Maux ; de plus, le mélange des acides combinés est moins riche en acide valérianique dans la menthe basiliquée.
Il y a donc un grand intérêt à poursuivre ces études ; les récherches indiqueront le moyen d’exalter la production des huiles essentielles, ou la façon de modifier leur composition. Pour atteindre ces résultats, deux méthodes s'offrent à nous : la méthode chimique et la méthode microchimique.
C’est vers cette dernière que sont allées nos préférences parce qu'elle ne met en œuvre que peu de matériaux et que les résultats en sont rapides, ce qui facilite beaucoup l’étude expérimentale. Voici du reste, les faits qui ont motivé nos conclusions.
3 1° Lorsque les gouttelettes se dissolvent dans le
“chloroforme, dans l’éther, dans le sulfure de carbone,
1. Cnarasor et Esray. Bull. Soc. Chim., Paris, 1898; (3), t. XIX, p. 119, 2. Marin Morrranp. Rev. gén. Bot., Paris, 1905, t. XVII, p. 473.