‹ Méthode de recherche microchimique pour certains constituants des huiles essentiellesChapitre 13 sur 55 · RENE E MER · texte numérisé non relu

RENE E MER

en produisant un léger trouble dans l’eau, on sait que

l’on a affaire à de l’huile essentielle.

2° En chauffant les extraits à 100-110° on amène la disparition des huiles essentielles. Les huiles qui sub-

sistent sont des huiles grasses,

3° Lorsque les coupes sont laissées quelque temps dans l’eau bouillante elles perdent leur huile essentielle quand elles en ont ; les huiles essentielles distillent avec la vapeur, les huiles grasses se volatilisent déjà à cette température. On ne peut donc compter effectuer ainsi leur séparation ; mais les huiles grasses saponifiées avec une solution de potasse à 145 ou 25 !/, de concentration, deviennent séparables des huiles essentielles. En lavant à l’eau, on chasse ce savon, les gouttes d'essence d’après les expériences d'Orro Tun- Manx (1) demeurent intacites dans l’opération, tandis qu’une essence riche se dissoudra complètement dans la potasse.

&° Les huiles essentielles réduisent l’oxyde d’osmium à l’état d’osmium métallique. Mais les huiles grasses dont l’acide n’est pas saturé, les tanins et le protoplasme réduisent aussi l’acide osmique (2).

ÿ° L’orcanette acétique dont la préparation a été

donnée par M. GuïanaRp (3) colore en rouge foncé les

1. Orro Tunmann, Ueber die Sekretdrüsen. Inaug. Diss., Bern, Gustav Fock, Leipzig, 1900, p. 11.

2, D. Bzonpez. Les produits odorants des rosiers. Doin, Paris, 1889,

3, GuiGnanp. J. Bof. Paris, 1890, €. [V, p. 447.

PL

huiles grasses, les huiles essentielles et les résines, sans réagir sur le protoplasme.

Sur les conseils de M. GuienaR», M. PErroT fut amené à faire une série d’expériences en vue de trouver un autre réactif qui permit de contrôler l’orcanette et voici Ja formule à laquelle il s’est arrêté.

VAoleLide Paris EE 0 gr. 10 ACide/acétique Crist.... 4410 cc.

AÏCOOL AOF RES T0 0 7CCE Bau distilléc me 0e 1001CC:

On prend 10 centimètres cubes de cette solution qu’on additionne de 10 centimètres cubes d’acide acétique ordinaire et de 80 centimètres cubes d’alcoo!l à 40°.

Le réactif ainsi obtenu, d’un violet très vif, ne colore plus que certaines huiles essentielles à fonction chimique déterminée, ainsi que M. PErRoT l’a montré, et quelques minutes suffisent largement pour fixer les colorations.

Une série d’essais sur des essences à fonction chimique connue fournit les résultats suivants : les essences de cannelle, de menthe, de lavande, et d’autres labiées, d’anis, de badiane, de moutarde, de muscades, d'amandes amères, de gaultheria, de géranium rosat, de camphre, etc. prennent la coloration violette ; mais celles de bourgeon de sapin, de térébenthine, de citron, de cédrat, de bergamote, de copahu, de santal, de rue, etc... restent intactes. |

En poussant plus loin ses investigations. M. PEerror a remarqué que les huiles grasses telles que celles de

ricin, d'amandes douces, d’œilleite, d'olive, de mème

que les carbures purs tels que le citrène, le térébenthène, le colophène ne se colorent nullement ; au contraire le bornéol, l’eucalyptol, le thymol, l’eugénol, se colorent nettement en violet (1).

6° Le Soudan IIL, se dissout très bien dans les huiles grasses et les huiles essentielles : mais il se fixe aussi sur les résines, sur la cutine et sur la subérine.

7° Le réactif de MEsnarp et la méthode de MesxarD donnent des résultats fugitifs, mais la réaction est irès nette. « Les essences apparaissent comme des globules sphériques d'aspect huileux et colorés en jaune d’or, quelquefois lavés d’une teinte verdâtre. » (MEsNaxD (2).)

8° Le réactif de UNVEDORBEN FRANCHIMONT (3) a donné de bons résultats pour l’étude des sécrétions des Hypéricacées. Les résines ou les huiles essentielles se colorent en vert émeraude. Mais cette coloration ne se produit pas toujours. (M"° ScawaABacu (4).)

9° Le bleu de quinoléine ou cyanine, en solution dans Ja potasse alcoolique, colore en bleu les huiles essentielles, les graisses, la subérine et la lignine:

10° Quelques méthodes d’étude microchimique plus

précises, mais d’un emploi restreint ont été apportées

par plusieurs botanistes et en particulier par M. Gui-

1.E. Perrot. J. Pharm. et Chim., Paris, 1891, (5), t. XXIIE, p. 498. 2. Mesnan», loc. cit. |

3. FrancmmMmowT. Archiv. Néerland. Sc. Exact et Nat., A. Durand, Paris, 1871, p. 426.

4.E Scawasacu.-Ber. d. d: Bot. Gésell., Berlin, 1899, t. XVII,

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