CARACTÈRES DE SOLUBILITÉ DES CRISTAUX OBTENUS
Le sulfate d’anthranilate Fe méthyle se dissout avec une extrème lenteur dans l’éther et ce caractère est déjà
bien connu. Dans une chambre humide saturée d’éther
Le Es
PONS Ales
et maintenue bien fermée, on peut laisser séjourner des préparations de sulfate d’anthranilate montées dans l’éther sans observer jamais de dissolution. Mais, en maintenant des cristaux de sulfate d’anthranilate de méthyle dans un tube contenant de l’éther on observe “leur disparitiou au bout de plusieurs jours. La dissolution est au contraire très rapide dans l’eau distillée ; on peut même la qualifier d’instantanée. Aussi pour la recherche de la solubilité. des mêmes cristaux, dans la glycérine et dans l’alcoo! absolu, également avides d’eau, nous avons été obligé de faire les essais avec les plus grandes précautions. Nous ne nous servions que d’alcool absolu dans lequel séjournait du sulfate de cuivre chauffé à 200°, anhydre, composé qu'on sait très avide d’eau et qui s'empare immédiatement de l’eau que peut à la longue absorber l’alcool absolu. Nous ne nous servions également que de glycérine absolument privée d’eau, et les préparations déjà réalisées furent placées dans un milieu très sec à l'abri de l'humidité, dans une petite chambre de dessication, une cupule d'acide sulfurique assurant la dessication complète. Dans ces conditions, nous avons vu se dissoudre les ‘cristaux de sulfate d’anthranilate de méthyle aussi bien dans la glycérine que dans l’alcool absolu ; la dissolution était plus rapide dans la première de ces substances, mais elle n’était pas trop lente dans l’alcool absolu.
Cette dissolution lente était recherchée dans le but de découvrir au milieu des amas cristallins des formes isolées qui pouvaient nous renseigner sur la forme élémentaire géométrique du sulfate d’anthranilate de méthyle.
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Or, c'était dans l'alcool absolu que cette disparition se faisait avec le plus de lenteur, mais nous n’avons pu
saisir de dissociation au cours de la dissolution, qui pou-
vait seule, libérer des individualités eristallines.
Dans le xylol, la dissolution est assez rapide, mais elle est plus grande dans les solutions saturées de sulfate de potassium et\de sulfate de calcium.
Le sulfate d’anthranilate de méthyle est soluble dans l'acide sulfurique, de même que dans le réactif sulfurique où ilse forme; il est également soluble dans l’acide
acétique. Enfin, vis-à-vis de l’acétone, sa solubilité est
également positive, mais elle est particulièrement lente ;
aussi apparaît-elle d’abord négative.
‘Résumons dans le tableau suivant les caractères de solubilité que nous venons de détailler :
Eau .
Alcool absolu Xylol
Acide acétique .
Acétonew. rue Éther .
En = —
Acide sulfurique Solution saturée SO K?.
Solution saturée SO‘ Ca.
Réactif sulfurique. .
HO RE EEE |
Glycérine pure.
Il est intéressant de remarquer que le sulfate d'an-
thranilate de méthyle a les caractères de solubilité tous
1. Le signe + — signifie pour nous : Solubilité si faible, si lente qu'elle
semble tout d’abord négative.
| — 94 — positifs,absolument comme le sulfate de méthylanthranilale de méthyle.
Par conséquent, les caractères de différenciation de ces solubilités, parallèlement positives, ne peuvent s’élablir que sur la rapidité de dissolution dans les liquides proposés. |
Il y aura donc lieu, chaque fois qu’on supposera qu'on peut se trouver en présence de ces deux corps, d’observer minutieusement la rapidité de la dissolution de leur sulfate respectif dans les liquides proposés.
L'étude des formes propres à chacun de ces sulfates
achèvera l'identification.