‹ Méthode de recherche microchimique pour certains constituants des huiles essentiellesChapitre 41 sur 55 · CHARABOT et GATIN. Loc. cit · texte numérisé non relu

CHARABOT et GATIN. Loc. cit

4 Ætude microchimique de l'essence de néroli ou de l'essence de fleur d'oranger par action du réactif :

Acide sulfurique + éther, sur l'essence pure.

Réaction entre lame et lamelle, — Les résultats ne sont pas immédiats, car la formation des cristaux est assez lente. Au bout de quinze minutes, parmi les gouttelettes brunes qui sont le premier résultat de la réaction, où voit se former des arborescences du type de celle représentée dans la figure 35 et les cristaux qui les composent sont complètement incolores. Aussitôt. après ces arborescences apparaissent de nombreux cristaux isolés, de petites dimensions (fig. 35) et de formes variées, dont la plupart se régularisent comme eh c.

On pouvait se demander si la précipitation des cristaux ne pouvait pas être plus rapide, lorsqu'on emploie des proportions favorables de réactif et d'essence. J'ai fait une série d'essais, compärables à ceux qui ont été réalisés pour Essence de Mandarine. Mais il n’y a pas de proportions qui hâtent la formation du précipité ; celui-ci, quelles que soient les quantités de réactif employées, demande au moins quinze minutes à se former. La seconde étape de la réaction est marquée par l'apparition de cristaux isolés longs (prismatiques) et minces qui représentent l'élément constitutif des arborescences. On remarquera:sur la figure 36, en X, la genèse de ces cristaux ; à l’origine ils figurent deux M accolés par leur base.

Tous ces cristaux sont ceux dont l'apparition ést hA-

Le CONS PA \ | /1 k / Ko | Ne \ J; £ Le ù ‘ fig. 35: — Action du réactif sulfurique sur l’essence de Néroli.

tive. Les cristaux formés lentement n’en diffèrent guère. Ils sont seulement plus longs, plus épais et non isolés.

Le seul élément nouveau serait le prisme court et épais signalé en a sur la figure 35. Comme les précédenñts, ils sont aussi incolores.

Les cristaux représentés en m dans la figure 36 sont apparus dans les mêmes préparations examinées dix jours après. Dans la figure précédente, les gouttelettes

9 | ay

de la réaction étaient déjà moins nombreuses, en ralson de la quantité progressive des cristaux qu'elles ont nourri ; ici, leur disparition est presque totale. Un caractère important de cette réaction microsco.

pique est la disparition progressive des arborescences.

Fig. 36. — Évolution de la réaction sulfurique sur l’essence de Néroli.

k, aspect de la réaction sur le pourtour de la préparation. m, aspect de la réaction, lorsque les deux liquides, essence et réactif se mettent en contact.

i, cristallisations formées en premier lieu. ' f, e, formes cristallines formées au bout de 10 jours,

Dix jours après le début de la réaction, elles ont presque toutes disparu. Un autre caractère à signaler, c’est l'absence des aiguilles minces, en paquets, qui caractérisaient la réaction sur l'essence de mandarine. Autres caractères immédiats de la réaction. — Dans les groupes k, et m, de la figure 36, il apparaît de noms

breuses gouttes huileuses de toutes dimensions qui sont les premiers résultats de la réaction. En m, se marque déjà la tendance des gouttes à se grouper pour former une nappe ou des nappes au sein desquelles prennent naissance les prismes isolés ; la figure est remarquable à ce point de vue. Ces nappes sont d’un rose jaunâtre très pâle et les cristaux isolés y apparaissent incolores. Mais les arborescences sont d’un jaune très accentué à cause du relief des nombreux et minuscules globules qui nourrissent tous ses éléments. En dehors de ces caractères, rappelons que la formation d’arborescences caractérise le début de la réaction, leur disparition progressive étant accompagnée de l’apparition de cristaux isolés, devenant de plus en plus nombreux et de plus grandes dimensions.

Caractères de solubilité. — Tous les cristaux représentés dans la figure 35 et qui constituent le résultat stable &e Ia réaction (cristaux nés durant la dislocation des arborescences) ne se dissolvent pas dans l’alcool, ni dans l’acétone, ni dans l’acide acétique. | | La plupart des cristaux se dissolvent dans le xylol ; résistent seuls ceux qui sont représentés figure 36. Cette dissolution est intéressante à suivre. IL ÿ a, au fur et à mesure de la disparition des cristaux solubles dans le xylol, formation de plages huileuses jaunes à contours irréguliers, au sein desquelles on relève de nombreuses gouttelettes incolores très réfringentes. Sur le pourtour de la lamelle, il y a formation rapide de cristaux grâce à l’'évaporation rapide du xylol. Après lavage minutieux de la préparation à l’alcool, celle-ci reprend

l'aspect qu’elle avait avant l’action du xylol en même temps que disparaissent les masses huileuses jaunâtres ; toutes les formes cristallines qui caractérisaient la réaction réapparaissent aussi nombreuses et de mêmes dimensions.

Dans la figure 36 sont représentés vus à un faible grossissement des cristaux qui résistent à l’action de l’acide acétique, mais qui sont solubles dans l’eau. En comparant avec ceux qui sont représentés dans la figure 35, on voit que ce sont à peu près les mêmes. Les cristaux figurés en e figure 36, méritent une mention particulière ; cette forme en fuseau que nous avons déjà connue chez l’essence de mandarine est extrêmement rare. L’autre forme f, cristaux en fer de lance associés, a été obtenue dans un essai où le réactif sulfurique avait une proportion très élevée d'éther, plus élevée que la proportion adoptée. L'apparition des cristaux avait été très lente et je n’ai observé qu’un seul groupe comme celui-ci. Ces cristaux qui sont dessinés à un faible grossissement sont géants par rapport aux cristaux habituels. Ils sont incolores. Il y a lieu de rechercher dans l'identification qui va suivre, si ces formes

ne sont pas déjà connues et où elles ont été observées.

de CAE AN re

Page 1