LE PARFUM CHEZ LA FLEUR DE JASMIN
D'une première étude faite sur le jasmin par M. A. Hesse (1) on déduisait que l'extrait ne renfermait ni antbranilate de méthyle, ni indol. La méthode d’extraction employée était celle des dissolvants volatils.
L'année suivante (1901) M. Erpmann (2) signala la présence de l’anthranilate dans l'essence extraite du produit de l’épuisement des fleurs de jasmin au moyen de l’éther de pétrole. :
M. Hesse (3) réussit par la suite à caractériser ce corps dans l'essence provenant de l'épuisement des pommades de jasmin. Ces dernières s’obtiennent par l'enfleurage à froid, c’est-à-dire en abandonnant pendant vingt-quatre heures des fleurs de jasmin au contact de la graisse froide. On peut admettre que les fonctions vitales des fleurs continuent de s’exercer pen-
dant cette opération (4) tandis que par le traitement à
1. A. Hesse. Ber. d. d. chem. Gesel., Berlin, 1900, t. XXXIIE, p. 1585. — Id.,1901,t. XXXIV, p. 291.
2. E. Erpmanx. Ber. d. d. chem. Gesel., Berlin, 1901,t. XXXIV, p. 298.
3. À. Hesse et Zerrscuez. J. für prakt, chem., Leïpzig, 1901, t. LXIV,