CHARABOT ct Garin. Loc. cit
l’éther de pétrole (méthode des dissolvants volatils) La vie des fleurs serait arrêtée.
M. Hesse pense que l’anthranilate de méthyle et l’indol naissent durant l’enfleurage, c’est-à-dire après la cueillette de la fleur. Cet auteur a soumis des lots de fleurs aux trois traitements suivants :
1° Extraction de l'essence au moyen des dissolvants volatils.
2 Distillation avec vapeur d’eau et épuisement des eaux distillées.
. 3° Enfleurage : distillation des fleurs retirées des châssis d’enfleurage et épuisement des eaux de distillation.
L’essence résultant de la distillation est analogue à celle obtenue au moyen de l’éther de pétrole, pourtant “elle renfermait 1,5 °/, d’anthranilate, mais, pas d’indol. L’essence extraite de la pommade contenait 0,3 °/, d’anthranilate de méthyle et environ 2,5 °/, d’indol (L).
« Un fait est particulièrement frappant : Après avoir fourni par l’enfleurage une quantité importante de matière odorante, les fleurs de Jasmin en emportent autant qu’elles en renfermaient avant l’opération » (2).
M. Hesse estime que l’anthranilate de méthyle et surtout l’indol n'existent pas à l’état libre dans les fleurs de Jasmin. Ces corps s’y trouvent à l’état de combinaisons complexes, se dédoublant aisément soit au
cours de la distillation soit au cours de l’enfleurage.
1. À. Hesse. Ber. d. d. chem. Gesell., 1901, t. XXXIV, pp. 2916-2932.
2, Cuaragor et GarTin, 1908. Loc. cit.