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et des agents extérieurs, s’opèrent des réactions multiples plus ou moins complexes. |
C’est dans ce laboratoire vivant que nous irons chercher les éléments de notre documentation pour y étudier ce qui a trait au chimisme des parfums, et plus spécialement à la composition des huiles essentielles.
Cette étude est particulièrement délicate car les huiles essentielles sont des mélanges plus ou moins complexes de corps organiques dont certains contribuent seuls à l’arôme de la plante.
Parmi les principes odorants, on rencontre notamment des composés qui forment un groupe chimique bien homogène, c'est celui des composés terpéniques, mais indépendamment des composés terpéniques, les huiles essentielles renferment de nombreux corps appartenant soit à la série grasse, soit à la série aromalique, quelques composés, encore mal définis, n’oni pu jusqu'ici être classés.
Certains de ces principes odorants se retrouvent chez des végétaux très éloignés les uns des autres dans la systématique, mais aussi on peut trouver réunies dans une même plante des substances qui possèdent entre elles des relations chimiques si étroites qu’on est amené à en déduire certaines analogies d’origine. Dans cet ordre d'idées GATIN (1) a essayé de montrer qu'il existe des rapports entre certains caractères de l’anatomie des plantes et la composition de leurs huiles essentielles.
er CHarasor et Gaïin. Le Parfum chez la Plante. Doin, éd., Paris, 1908, d 26.
L'HRCT IC ASTER
Les travaux de MM. Rionaro T. Baker et Henry G. SMITH 1) suggéraient cette hypothèse, car ces auteurs ont montré qu’il semblait exister une relation étroite entre la nature des constituants des essences chez diverses espèces de plantes et la disposition des nervures de leurs feuilles,
Il y à d'autres relations entre les essences et l’anatomie des plantes ; de nombreux travaux parmi lesquels il faut citer ceux de MALPIGH (2), GUETTARD (3), DE CanpoLze (4), Mirsez (5), TRÉcuL (6), HANSTEIN (7), J.-C. Muzzer (8), HABERLANDT (9), Van TisarEM (10), M'° LegLois (11), Tscircu (12), et de ses élèves, ont relevé les organes où se localiseraient chez les plantes, les huiles essentielles. Ces organes qui sont tantôt des
4. Baker et Suirx. À research on the Eucalyptus. Güllick, Sidney, 1902,
: 2, MazriGnr. Opera Omnia. Anatome Plantorum. Londoni, 1687, p. 41.
3. Guerrarp. Sur les corps Glanduleux des Plantes. Hist. Ac. Roy. Sc. 1° Méim. 1745, p. 261 ; 2° Mém. 1747, p. 515 ; 4° Méni. 1748, p. 441 ; 5° Mém. 1749, p. 392 ; 7° Mém. 1750, p. 179 ; 8o Mém. 1750, p. 246 ; 9° Mém. 1751, p. 334 ; 100 Mém. 1756, p. 307.
4. DE Canpozze. Physiologie végétale, Béchet Jeune, Paris, 1832, p. 288.
5, RATE et Phys. Labiées. Hist. Nat., Paris, 1810, p. 213.
6. Trécur. Observalions sur la structure des feuilles des Orchidées. Bull. Soc. Bot., IL. Paris, 1855, pp. 445-452.