PR: VER
possible, pour que l’action s'exerce sur le corp$ de l'os. A cet eftet, nous installons à la base de nos gaines, aux places où il convient de mettre des tiges filetées, un prolongement métallique. Ces languettes (Bulletin dentaire de Bordeaux, février 1916), sont confectionnées en mêtal rigide, susceptible de résister aux actions de traction et de les transmettre intégralement à l’ensemble de la gaine. Elles sont convenablement ajustées pour ne point blesser la muqueuse et descendent dans le vertibule buccal jusqu’au niveau où, pour le cas particulier, il convient d’appliquer la force de traction. (Voir fig. 9.)
Arcs. — Les gaines, par l'intermédiaire des filetés à écrous, sont actionnées vers les arcs ou en sont repoussées. C’est donc sur ces derniers que s’exercent en définitive les actions et réactions dues à la résistance des brides fibreuses et des muscles qui ont provoqué des déviations. Il faut donc qu'ils soient assez résistants pour ne pas céder au cours de ces manœuvres de redressement. Aussi sont-ils constitués par des bandes métalliques épaisses de 1 millimètre au moins et larges de 2 à 3 millimètres.
Ils sont pertorés aux points précis où il convient de faire passer le fileté pour obtenir le mouvement cherché. Ils peuvent être fixés sur certains points des gaines dans des cas favorables, ou bien maintenus par des tiges à écrous qui permettent les modiications de position nécessaires dans les cas de déplacement en masse des fragments.
Filetés à écrous. — Ces tiges servent de raccordement entre les gaines et les arcs. Elles sont taraudées et munies des écrous correspondants.
Le plus souvent elles sont fixées sur les gaines, lorsque le mouvement à obtenir est simple et peut être dirigé par une orientation convenable; elles sont articulées elles-mêmes sur les gaines, lorsque besoin est (voir fig. 19.) II importe «avoir un filetage soigné et un écrou exactement adapté.
Ces tiges passent à travers l’écrou pratiqué sur les arcs; les écrous sont mis en place et actionnés en traction ou en pression, suivant le cas.
Emboitements. — Quel que soit le mode de fixation des arcs
pee
par rapport aux gaines, il arrive que les actions à exercer ne sont pas exactement parallèles. Dans ce cas, un des fragments, au cours de la réduction, se trouverait fatalement offrir une résistance moindre et l’ensemble serait entraîné du côté opposé. II convient donc, pour obtenir une articulation parfaite, que l'arc soit maintenu exactement symétrique par rapport à la ligne médiane. Dans ces cas, on recourt à un mode particulier de fixation qui se trouve réalisé par des emboîtements. (Voir fig. 12, 13, 14.)
Ces pièces sont constituées par des butoirs prenant point d’appui sur les dents de la mâchoire supérieure et réalisant ainsi la contre-extension nécessaire. Elles sont simplement latérales, ou bien en forme de gaines, recouvrant complètement les dents antagonistes. Cette seconde forme s'impose quand il y a menace de protusion générale de l’arcade.
Ces emboîtements peuvent être unilatéraux ou doubles; les premiers sont utilisés dans les cas où ùun des fragments est resté en bonne articulation. Adaptés à ce côté, ils le maintiennent dans sa bonne situation et il est possible d'exercer les actions nécessaires du côté dévié sans inconvénient.
APPLICATIONS. — Nous envisagerons successivement les chevauchements dans le plan horizontal, puis dans le plan vertical
Arcs externes.
1° Fracture symphysaire du maxillaire inférieur avec perte de substance (fig. 9).
La déviation porte sur les deux fragments qui sont en trusion interne. Il s’agit de les écarter, de les replacer dans le plan vertical et de les ramener dans leur occlusion d’origine. Un -arc métallique est façonné, un peu plus grand que l’arcade normale, reproduisant sa forme générale; le plus souvent, par suite de l'inégalité des fragments, il convient de lui adjoindre des emboîtements latéraux affectant la forme jugale des dents du maxillaire supérieur. Ces emboîtements sont soudés à l'arc (fig. 12). Les dents des deux fragments sont coiffées de leur gaine métallique, munies chacune de deux tiges filetées. Celles-ci passent à travers les orifices ménagés dans l'arc à cet effet, leur direction
de À
AS, EE ayant été préalablement étudiée; puis les écrous sont placés et en les vissant on écarte à volonté les fragments vers l'extérieur, de manière à les amener au contact de l'arc ou tout au moins au point précis où leurs dents sont en bonne articulation avec celles du maxillaire supérieur. Les fragments déviés faisant fréquemment avec la verticale un angle plus ou moins prononcé, c’est dans ces cas qu’il y a lieu d’adjoindre à cette gaine les languettes inférieures sur lesquelles sont fixées les tiges pour obtenir un mouvement en masse de la portion osseuse. .
2° Fracture de la branche horizontale avec perte de substance.
Le grand fragment peut être en bonne occlusion ou y être replacé facilement. Dans ce cas, l’appareil consistera en une gaine, sur les dents de cette portion, un arc qui s’y trouve placé, muni d'un emboîtement des dents supérieures. L'action à exercer, dès lors, sera sur le petit fragment, en trusion interne. Les dents étant coiffées d’une gaine munie de filetés, il sera tiré vers la portion correspondante de l’arc laissée libre par l’action des écrous. L’orientation des tiges de raccordement permettra à la fois des mouvements latéraux et antéro-postérieurs. La même disposition peut être adaptée en sens inverse en cas de non-réduction du grand fragment. Si les deux portions sont également irréductibles, il convient de recourir à un appareil du type décrit dans le premier cas (fig. 13).
Arcs internes. | |
3° Fractures doubles avec bloc symphysaire en protrusion.
Les dents des trois fragments sont coiffées de gaines, un arc interne est soudé aux deux gaines latérales en bonne position. Puis les tiges filetées linguales, convenablement orientées, sont passées à travers l’orifice de l’arc et les écrous actionnés. Si le bloc symphysaire doit être ramené en totalité, les filetés sont soudés à la gaine; s’il doit pivoter autour de sa base, elles sont articulées pour permettre deux mouvements (fig. 19 et 20).
4° Cas se rapportant aux précédents.
Fractures doubles, les trois blocs en rétrusion.
Trois gaines et un arc externe. Les fragments latéraux sont écartés pour permettre le passage du bloc médian; celui-ci est secondairement actionné et mis en place.
DJS