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CHEVAUCHEMENT DANS LE PLAN VERTICAL

Arc supérieur.

5° Fracture symphysaire. Affaissement d’un hémi-maxillaire.

Une gaine sur chaque fragment. L’arc est placé au-dessus de la portion qui se trouve à la hauteur normale et y est fixé. Elle se prolonge au-dessus du fragment abaissé. Une tige filetée est fixée à cette seconde gaine et par une traction appropriée, la partie postérieure de l’arc maintenant la dernière dent à une hauteur normale, le fragment bascule et vient en bonne position (fig. 16).

6° Fracture latérale, affaissement du bloc postérieur.

Ces déviations se présentent; nous en-avons observé et soigné plusieurs cas, bien qu’elles semblent aller à l'encontre des données communément émises.

L'appareil employé est du même genre que dans les cas précédents. Il y a lieu quelquefois d’articuler les tiges filetées pour obtenir des mouvements complexes nécessaires à la réduction.

7° Fracture double. Affaissement du bloc médian.

Les portions latérales sont coiffées de gaines; un arc est fixé à leur partie supérieure pour maintenir l’écartement. Le bloc intermédiaire (symphvysaire où non) est soulevé par le moyen de deux tiges fixées sous sa gaine. Ce bloc à pu tourner sur son axe : dans ce cas une orientation convenable des tiges suffit à produire le mouvement de rotation (fig. 10).

Arc inférieur.

8° Fracture simple de la branche. horizontale. Relèvement du bloc postérieur.

Le grand fragment se trouve dévié de dehors en dedans et d'avant en arrière, le petit de bas en haut, d’arrière en avant et de dehors en dedans. Les gaines sont installées sur chaque fragment. Le grand est maintenu en bonne articulation par un emboîtement des dents supérieures fixées sur l'arc. Celui-ci est prolongé du côté lésé, les tiges taraudées étant dirigées de haut en bas, d’avant en arrière et de dedans en dehors, la réduction des petits fragments est aisément effectuée. |

9° Fracture double. Surélévation du bloc médian.

PR Ve

Le cas se rencontre quelquefois dans les fractures par coup de pied de cheval.

L'appareil consistera en trois gaines, un arc plus bas que le collet des dents et un système de traction verticale.

Cas se déduisant des cas précédents.

10° Fracture du maxillaire supérieur. Enfoncement d’un bloc.

Le bloc incisif est en demi-trusion interne par rotation autour de la canine droite. Arc antérieur venant buter contre cette dent servant de pivot (fig. 8).

11° Fracture du maxillaire supérieur. Affaissement d’une portion alvéolaire.

Par un arc antérieur, on obtient le mouvement dans le plan horizontal, et par l'action des deux vis on assure la propulsion du bloc effondré.

Nous n'avons décrit là que les cas où il y a partout des dents. Ces appareils sont cependant tout aussi applicables aux cas où il n'y a pas de dent au fragment postérieur — par conséquent qu'il s’agisse de lésion de l’angle ou branche montante si le mognon postérieur est accessible — avec ou sans perte de substance.

Nous procédons ainsi

12° Nous couvrons le mognon d’un « volet », qui est une sorte de bonnet d’argent, coulé à sa forme, descendant assez bas le long de sa face interne qui est libre et large, et un peu moins bas le long du bord externe à cause du sillon vestibulaire qui est moins profond.

Nous réduisons par force extemporanée où par massages répétés la branche montante en position normale. Nous en notons la place à l’aide d’une masse de pâte spéciale qui, en durcissant, garde aussi l'empreinte des dents du haut, opposé. Au-dessus de ce volet sela alors soudé un emboîtement métallique de contreextension qui immobilisera la branche montante en position naturelle anatomique. Le problème est dès lors revenu à un cas simple : celui d’une fracture latérale, avec : fragment postérieur en place et grand fragment en linguo-version et déplacement vers la lésion (C2) qui se résoudra par l'arc antérieur à emboîtement

RMS supérieur soudé à l'arc du côté non lésé pour éviter qu’il cède, avec vis de traction pour attirer le grand bloc vers la joue (fig. 14).

Ainsi, comme l'écrit Frey : « Dans les fractures de l’angle, le traitement de la branche montante est écourté par l’appareil Duchange que j'ai vu employer à l'hôpital Michelet, à l'Ecole den- ‘taire de Paris, et que j'ai employé de mon côté au Val-de-Grâce.»

CALCUL DES POSITIONS. — Le point délicat de la construction de ces appareils est la direction à donner aux filetés à écrous qui seront les agents actifs du mouvement de réduction. Il importe que cette direction soit exactement calculée de façon qu'il n’y ait pas lieu de faire subir des modifications à la pièce au cours du traitement, ce qui obligerait à la supprimer momentanément et à perdre de ce fait le terrain gagné jusque-là.

Nous employons le procédé suivant pour la détermination de ces directions. Le moulage des arcades étant pris dans la position de déviation, nous le sectionnons au niveau du ou des traits de fracture et le plaçons en position normale. Cela permet d'établir l'arc. Ceci fait, nous faisons parcourir au fragment le tracé pour arriver à la position actuelle et revenir à celle que nous désirons obtenir. Des points de repère sont soigneusement pris, l’état initial et l’état final étant connus, les courbes à donner aux filetés sont aisément établies.

MOYENS DE FIXATION. — Les procédés que l’on peut employer sont variés : scellement, vis ou barrettes interdentaires, ficelages.

Il convient d'apprécier celui qui est le mieux approprié aux cas à traiter. Ils peuvent être combinés dans les cas où la rétention est peu favorable.

Ces appareils de redressement de blocs peuvent s'appliquer, au moins dans leur principe, à tous les cas possibles de déviations. Nous n'en avons représenté que quelques-uns, mais il sera toujours aisé de déduire de ces types principaux des pièces s'adaptant aux cas particuliers.

La durée du traitement est courte. Les actions exercées, puissantes, permettent d'obtenir une mobilisation rapide. Celles-ci ne présentent pas d’inconvénients par suite du maintien des frag-

ments dans l'intervalle des tractions. En quelques jours, de quatre à huit, très exceptionnellement de dix à vingt, les fragments sont réduits. Dès lors, ces pièces peuvent être laissées comme appareils de contention, passifs, en attendant la consolidation.

= On pourrait les remplacer par quelque gouttière de contention d’une seule tenue, mais cela est inutile, car les pièces d’assemblage ne forment plus qu’un bloc indéformable lorsque les écrous, à bout de course, sont vissés au maximum.

Des figures, dans le livre d'Herpin, montrent du reste des cas où l’appareil statique de contention ne fut autre que cet appareil dynamique serré à fond.

Les pièces que nous décrivons eurent leur application dans les

“blessures de guerre des maxillaires; elles nous permirent de résoudre les problèmes d’orthognathie difficiles, mais elles serviront a fortiori à réduire toutes les fractures de temps de paix qui sont plus simples et ne présentent généralement que des déplacements de fragments, moindres.

Nous conclurons avec Herpin qu’ « il importe de ne pas se laisser impressionner par l'aspect des fragments plus ou moins dénudés qui pourraient apparaître comme des séquestres. Leur remise en place tarit assez rapidement la suppuration toujours abondante et quelques jours plus tard la muqueuse a proliféré et recouvert de nouveau cês portions. Ainsi réduites et convenablement immobilisées ces fractures donnent le plus souvent des consolidations parfaites. »

Pour les consolidations aucune date ne peut être indiquée. Il faudra parfois des mois et des mois d’attente. Chaque individu consolidera dans un laps de temps particulier.

Pseudarthrose et Trismus

C’est à dessein que nous assemblons ces deux termes, car après le traitement prothétique ce sont là les deux complications locales importantes qui peuvent survenir.

Nous ne considérons pas comme complications à envisager par nous, dans ce travail limité, les lésions alvéolaires ou dentai-

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