‹ Méthode de Traitement des Fractures des MaxillairesChapitre 20 sur 31 · TECHNIQUE POUR RETROUVER L'EQUILIBRE DES FRAGMENTS · texte numérisé non relu

TECHNIQUE POUR RETROUVER L'EQUILIBRE DES FRAGMENTS

Il s’agit des pseudarthroses rétro-dentaires.

La gouttière est faite comme pour les appareils de redressement de blocs, d’une masse d'argent coulé, embrassant les dents devant et derrière, fermée aux dents extrêmes et parfois pourvue de séparations métalliques inter-dentaires.

Le volet est assez difficile à fabriquer, car dans sa position déviée le fragment de branche montante s’efface sous la muqueuse et-sa forme y est dissimulée. Ce n’est pas la forme visible qu'il faut donner au volet, mais la forme réelle du mognon, celle qu'il a quand on le pousse en réduction.

. On prendra donc l'empreinte du mognon en le redressant.Mais

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comme on n’a pas de porte-empreinte et que, vue la diversité des iormes il en faudrait un pour chaque cas, on procèdera ainsi : On commencera par se servir d’une masse de cire spéciale (Stents- (Godiwa) appliquée chaude, c’est-à-dire molle, avec les doigts. Les deux médius enserrant les côtés du fragment, les deux index maintenant le stents par dessus lui, un pouce appuyant devant et ainsi jusqu’à refroidissement, c’est-à-dire durcissement en une ou deux minutes.

Cette première empreinte imparfaite nous servira alors de porte-empreinte. Dans sa concavité nous mettrons du plâtre de Paris (boraté pour en hâter la prise) et nous remettrons à sa place le stents modelé, en appuyant assez fort pour réduire le plus possible le mognon.

D'après cette empreinte exacte on lèvera un moulage sur lequel sera coulé un volet d'argent, épais environ de deux millimètres.

Les deux pièces (gouttière et volet) étant faites, il faudra les relier, mais les relier en une position qui réduira la branche montante qui a subi les trois déviations classiques décrites plus haut.

C’est par l'habitude de cette pratique et en tâtonnant, souvent après maints essais, que le prothésiste trouve l'équilibre des deux fragments de maxillaire.

Nous avons pour cela imaginé le procédé suivant qui nous a permis de résoudre tous les cas.

Après avoir rendu, par massage prolongé et mouvements patients, la réduction de la branche montante facile, nous plaçons gouttière et volet en bouche. Pendant que des tractions manuelles opposées réduisent autant que possible le grand bloc en occlusion et repoussent le bloc postérieur vers sa position originelle, nous faisons tomber du plâtre de Paris liquide entre les deux. Dès qu'il est dur nous retirons le tout, ce qui nous permet de couler en plâtre et sable (mélange qui supportera le feu) un modèle, ne donnant encore qu’une ébauche de position.

C'est alors que nous soudons entre volet et gouttière, un gros fil de maillechort rond, tourné plusieurs fois en spirale. Ces trois tours sont indispensables, car remettant cet assemblage en bou-

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