III. Si nous supposons la fonction <j> (x) proportionnelle
ne A * [ce qui, en réalité, n'est vrai qu approximativement (*)], elle devra être égale à
on en conclut
(voir Disqutsitiones générales circa seriem injitiitam, art. 28, Mémoires de Gotfingue, tome II).
( * ) Il faul se reporter, pour comprendre cette remarque, à un chapitre du Theoria Motus Corporum cœlestium , dans lequel M. Gauss montre que celte loi de probabilités est la plus vraisemblable que l'on puisse adopter. A la fin du volume nous reproduisons ce chapitre, dans lequel l'illustre auteur a fait connaître pour la première fuis la méthode des moindres carrés.
Si Ton désigne par &z la valeur de l'intégrale
Le tableau suivant donne quelques valeurs de cette quan-
on aura
tite
0,6744897 o, 84i6su 3 1 ,0000000 1 ,o364334 1 ,2815517 1,6448537 2,5758293 3,2 9 i83oi 3,8905940
Quoique la relation qui lie X à p dépende de la nature de la fonction <p, on peut cependant établir quelques résultats généraux, qui s'appliquent à tous les cas dans lesquels cette fonction ne sera pas croissante avec la valeur absolue de la variable x \ alors on aura les théorèmes suivants :
X ne dépassera pas [â v3 toutes les fois que sera infé-
rieur a ^:
X ne dépassera pas
, toutes les fois que jtx sur-
passera —
Lorsque p= ^ les deux limites coïncident et / ne peut
pas être supérieur à
Pour démontrer ce théorème remarquable, représentons parj- la valeur de l'intégrale
alors sera la probabilité pour qu'une erreur soit comprise entre — x et -hx.
Posons
* = +(r)> rf+(/) = f(r)<r, rf+'(7) = r(j) rf /.
on aura
+ (o) = o etf (»= 1 ;
on en conclut, en ayant égard aux hypothèses qui ont été faites, que, depuis y=o jusqu'à y=\, (y) est toujours croissant, ou du moins n'est pas décroissant, et que, par suite, Y (y) est toujours positif, ou du moins n'est pas négatif. Or nous avons
d.y V (y) = dy -4- y f ' {y) dy ,
par suite,
r+'(r)- + (r) = f'rf'W^;
(^) — (j^) a donc une valeur constamment positive, ou du moins cette expression ne sera jamais négative.
Il suit de là que i — y y (y) Sera tou j ours P os * 1 ^ el moindre que l'unité. Soit f la valeur de cette différence pour y = fx ; à cause de <Jj (p) = X/rc, on a
d'où Ton conclut
Cela posé, considérons la fonction
"km - v
que nous désignerons par F (jr), et posons
on aura évidemment
F( f t) = Xnf = +(p),
Or, puisque <J/ (y) croît continuellement (ou du moins ne décroît pas, car c'est ainsi qu'on doit toujours l'entendre) lorsque y croît, et que, d'un autre côté, F' (y) est constant, la différence
sera positive pour toutes les valeurs de y plus grandes que et négative pour les valeurs de y plus petites que p. On en conclut que la différence ^ (y) — F (y) est toujours positive, et, par suite, (y) sera certainement plus grand que F (y) en valeur absolue, tant que la fonction F (y) sera positive, c'est-à-dire depuis y = pf jusqu'à y — i . La valeur de l'intégrale
sera donc inférieure à celle de l'intégrale
cl à fortiori moindre que
fui
c'est-à-dire moindre que m 5 . Or la première de ces intégrales a pour valeur
donc
désignant, on ne Ta pas oublié, un nombre compris entre o et 1 .
Si nous considérons f comme variable, la fraction aura pour diirérenticlle
cette fraction sera donc continuellement décroissante lors-
que y croîtra de o à i, et que Ton aura, en outre, p<C g*
sa valeur maximum correspondra h f = o et sera égale à 3/ut% de sorte que, dans ce cas, le coefficient X sera certainement inférieur, ou du moins ne sera pas supérieur
à ^ y^. Ce qu'il fallait démontrer.
Lorsqu'au contraire jtx est plus grand que ^' la valeur de la fonction sera maximum lorsque
2 — 3 p -+- itf = o ,
c'est-à-dire lorsque
et cette valeur maximum sera
par conséquent, dans ce cas, le coefficient X n'est pas plus
grand que ■- ■,-- > comme nous lavions annoncé.
Faisons, par exemple,
alors X ne peut pas surpasser c'est-à-dire que l'er-
reur probable ne peut pas surpasser o,866o2f>4 m , à laquelle elle devient égale dans le premier cas examiné (art. 9) : on conclut facilement de notre théorème que p
n'est pas moindre que ^y/^' lanl *l ue ^ est moindre que et qu'au contraire, il n'est pas inférieur à
î y 2 , lorsque X est plus grand que i/ 1-
L'intégrale
se présentant dans plusieurs problèmes que nous aurons à traiter, il ne sera pas inutile de l'évaluer dans quelques cas particuliers.
Posons
! x* y (x) dx = n k .