RÉ, LA
Au-dessous de lui sont les modulations descendantes par quinte , fa, seo,
MEU
A sa gauche et sur la môme ligne que lui , se trouve Tut pris comme tonique mineure de môme base.
A sa droite et un peu au-dessous, on trouve le la, tonique du mineur relatif.
Ainsi, les quatre flèches qui partent de Tut central indiquent ses quatre modulations les plus voisines. (Vérifiez.)
2° Toutes les noies du tableau qui sont placées comme Tut majeur, au point d’arrivée de quatre lignes , sont des toniques majeures; elles sont disposées en cinq colonnes verticales , et à distance de quinte majeure les unes des autres. (Vérifiez).
Chacune de ces toniques majeures a ses quatre modulations indiquées comme celle d’uT; en majeur, à la dominante en haut, à la sous-dominante en bas ; en mineur , au mineur même base à gauche , au mineur relatif à droite et un peu au-dessous. (Vérifiez).
3“ La tonique mineure la, relative d’ux majeur , est placée à sa gauche et un peu au-dessous. (Vérifiez.)
Deux traits indiquent ses deux modulations majeures: en ut majeur, relatif delà mineur, et en la majeur, majeur de même base. (Vérifiez.)
4“ Toutes les notes du tableau qui sont placées comme le la mineur , entre^ deux seuls traits , sont des toniques mineures. Par leur superposition, elles forment quatre lignes verticales , occupant le milieu des intervalles que laissent entre elles les cinq colonnes des toniques majeures.
Chacune de ces toniques mineures a ses deux modulations indiquées comme celles de la mineur, majeur relatif à gauche et en haut, au majeur de même base à droite.
Quand on veut passer tout d’un coup à des modulations secondaires d’uT majeur, on peut, eu passant par sol, arriver à ré majeur , à mi mineur ou sol mineur-, en passant par fa, on arrive à seu majeur , à ré mineur et à fa mineur ; en passant par la mineur, on arrive à la majeur , et en passant par ut MINEUR, on atteint mi bémol majeur.
Ainsi , les modulations secondaires sont i En majeur, ré-la-seu-meu.
En mineur, ré-mt fa-soj..
6» A 1k 3e ihodulalion, on atteint, en passant par mi mineur^
— — en passant par ré majeur,
— — en puissant par meu majeur,
mi majeur, si mineur, leu majeur, meu mineur, leu majeur, seu mineur, fè mineur.
— — en passant par fa mineur,
— — en passant par seu majeur,
— - — en passant par la majeur,
7» Enfin, s\ l’on voulait passer à la quatrième modulation, on arriverait sur un bien plus grand nombre de toniques, dont beaucoup ont déjà été rencontrées ; mais dont plusieurs sont nouvelles. Voici ces dernières , je n’indique pas les autres:
Par Meu mineur, on arrive à jeu majeur.
Leu majeur, — leu mineur.
Seu mineur, — reu majeur.
Fè mineur, — fè majeur.
Mi majeur, — tè mineur.
Mi majeur, — <
Ou si mineur, ~
Ainsi de suite a l’infini.
Résumons par un tableau de chiffres les modulations que nous venons d’indiquer, en les classant par numéro d’ordre.
Première modulation, ou modula- 1 en majeur 5-4.
tion directe, en mineur d-6.
SI majeur.
Deuxième modulation , prise sour vent directement, Troisième modulation, prise quelquefois directement , Quatrième modulation, inusitée directement ,
en majeur 2-6-!?-'^, en mineur 4-5-2-3.
en majeur 3-6.
en mineur 7-5s-3-4.
en majeur 7-4-2-S.
en mineur f-6.
Çe qui est vrai pour la gamme d’uT majeur, étant vrai pour toutes les gammes majeures, nous pouvons traduire le tableau précédent en appliquant à chacune des notes qu’il renferme le nom de propriété qu’elle aurait dans la gamme d’uT. Nous aurons alors la traduction suivante :
Première
modulation.
I à la dominante, on a un dièse majeur ^ ^ sous-dominante — Un bémol
au mineur même base — Deux bémols
en mineur
au mineur relatif — Un dièse
fi 0)
(1) jLes notes diésées et bémolisées que nous employons ainsi pour caractériser chaqut
Vérifiez au tableiu des gammes.
L’analyse du tableau montre encore toutes les ressources mises à la disposition du compositeur, puisqu’il peut arriver à une même modulation par plusieurs routes contraires en apparence; ainsi, en partant d’uT majeur, il peut arriver au ton de
La majeur , en descendant par la mineur, ou en montant par sonet
RÉ majeur. (Vérifiez.)
La bémol majeur , en passant par ut mineur, montant à mi bémol majeur, et redescendant à la bémol majeur.
Ou en descendant par fa majeur , fa mineur , et remontant à LA BÉMOL MAJEUR.
Si MINEUR y en montant par sol majeur, ré majeur, si-mineur;
en descendant par fa majeur , ré mineur , ré majeur et SI MINEUR , etc.
Faites vous-même de nouvelles applications.
Si au lieu de partir d’une tonique majeure , on part d’une tonique mineure, on arrive à son majeur de même base OU à son majeur relatifs et Cette premièrfl
Deuxième
modulatioD.
Troisième
modulation.
Quatrième
modulation.
è la sous-médiante — Deux dièses ^
à la sous-sensible — Trois dièses ^
en majeur ^ ^ sensible bemolisée ~ Deux bémols 5(
à la médiante bcmolisée — Trois bémols <7
à la sous-dominante — Trois bémols 5(
à la dominante — Deux bernois et un dièse Uà la sous-médiante — Undicse — Un bémol 4" à la médiante — Deux dièses 4
!à la médiante — Quatre dièses à la sous-sensible béinolisée — Quatre bémols 7 à la sensible — Trois dièses U
à la sous-dominante diésée — Quatre dièses à la sensible bémolisée — Quatre bémols ^ I à la médiante bémolisée — Cinq bémols 7
à la sensible majeure — Cinq dièses 4^
à la sous-dominante diésée — Six dièses K à la sous-médiante bémolisée — Cinq bémob % à la dominante bémolisée — Six bémols 7
à la tonique diésée — Cinq dièses 4^
à la sous-sensible bémolisée — Six bémols 7
[en mineur i
en majeur
en mineur
en majeur <
en mineur
ton majeur ou mineur, dans lequel peut se faire la modulation, doivent être considérées comme représentant les idées de soüi-dominanUs diésées, sensibles bémoUsées^ etc.; noos écrivons ainsi pour plus de clarté.
modulation faite, on est soumis à la loi d’enchaînement des modulations que nous venons de développer, à partir d’une tonique majeure.
Ce livre n’étant qu’un exposé élémentaire de la science musicale . nous no croyons pas devoir nous étendre davantage sur cette grande question des modulations; nous renvoyons pour plus ample informé aux traités de composition. — Nous terminerons cet article important par une simple remarque : c’est que la théorie des gammes n’est qu’un corollaire de l’inégalité de la seconde majeure et de la seconde mineure, et que la théorie des modulations n’est, à son tour, qu’un autre corollaire de la connaissance parfaite des gammes. Donc, tout notre système musical actuel , pour ce qui regarde l'inlonalion, repose sur un seul fait : la seconde mineure est moindre que la moitié de la seconde majeure. 11 n'existe pas de demi-tons^ et tout système, tout instrument basé sur l’existence des demi-tons est faux.