‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 146 sur 191 · RÉ, LA · texte numérisé non relu

RÉ, LA

Au-dessous de lui sont les modulations descendantes par quinte , fa, seo,

MEU

A sa gauche et sur la môme ligne que lui , se trouve Tut pris comme tonique mineure de môme base.

A sa droite et un peu au-dessous, on trouve le la, tonique du mineur relatif.

Ainsi, les quatre flèches qui partent de Tut central indiquent ses quatre modulations les plus voisines. (Vérifiez.)

2° Toutes les noies du tableau qui sont placées comme Tut majeur, au point d’arrivée de quatre lignes , sont des toniques majeures; elles sont disposées en cinq colonnes verticales , et à distance de quinte majeure les unes des autres. (Vérifiez).

Chacune de ces toniques majeures a ses quatre modulations indiquées comme celle d’uT; en majeur, à la dominante en haut, à la sous-dominante en bas ; en mineur , au mineur même base à gauche , au mineur relatif à droite et un peu au-dessous. (Vérifiez).

3“ La tonique mineure la, relative d’ux majeur , est placée à sa gauche et un peu au-dessous. (Vérifiez.)

Deux traits indiquent ses deux modulations majeures: en ut majeur, relatif delà mineur, et en la majeur, majeur de même base. (Vérifiez.)

4“ Toutes les notes du tableau qui sont placées comme le la mineur , entre^ deux seuls traits , sont des toniques mineures. Par leur superposition, elles forment quatre lignes verticales , occupant le milieu des intervalles que laissent entre elles les cinq colonnes des toniques majeures.

Chacune de ces toniques mineures a ses deux modulations indiquées comme celles de la mineur, majeur relatif à gauche et en haut, au majeur de même base à droite.

Quand on veut passer tout d’un coup à des modulations secondaires d’uT majeur, on peut, eu passant par sol, arriver à ré majeur , à mi mineur ou sol mineur-, en passant par fa, on arrive à seu majeur , à ré mineur et à fa mineur ; en passant par la mineur, on arrive à la majeur , et en passant par ut MINEUR, on atteint mi bémol majeur.

Ainsi , les modulations secondaires sont i En majeur, ré-la-seu-meu.

En mineur, ré-mt fa-soj..

6» A 1k 3e ihodulalion, on atteint, en passant par mi mineur^

— — en passant par ré majeur,

— — en puissant par meu majeur,

mi majeur, si mineur, leu majeur, meu mineur, leu majeur, seu mineur, fè mineur.

— — en passant par fa mineur,

— — en passant par seu majeur,

— - — en passant par la majeur,

7» Enfin, s\ l’on voulait passer à la quatrième modulation, on arriverait sur un bien plus grand nombre de toniques, dont beaucoup ont déjà été rencontrées ; mais dont plusieurs sont nouvelles. Voici ces dernières , je n’indique pas les autres:

Par Meu mineur, on arrive à jeu majeur.

Leu majeur, — leu mineur.

Seu mineur, — reu majeur.

Fè mineur, — fè majeur.

Mi majeur, — tè mineur.

Mi majeur, — <

Ou si mineur, ~

Ainsi de suite a l’infini.

Résumons par un tableau de chiffres les modulations que nous venons d’indiquer, en les classant par numéro d’ordre.

Première modulation, ou modula- 1 en majeur 5-4.

tion directe, en mineur d-6.

SI majeur.

Deuxième modulation , prise sour vent directement, Troisième modulation, prise quelquefois directement , Quatrième modulation, inusitée directement ,

en majeur 2-6-!?-'^, en mineur 4-5-2-3.

en majeur 3-6.

en mineur 7-5s-3-4.

en majeur 7-4-2-S.

en mineur f-6.

Çe qui est vrai pour la gamme d’uT majeur, étant vrai pour toutes les gammes majeures, nous pouvons traduire le tableau précédent en appliquant à chacune des notes qu’il renferme le nom de propriété qu’elle aurait dans la gamme d’uT. Nous aurons alors la traduction suivante :

Première

modulation.

I à la dominante, on a un dièse majeur ^ ^ sous-dominante — Un bémol

au mineur même base — Deux bémols

en mineur

au mineur relatif — Un dièse

fi 0)

(1) jLes notes diésées et bémolisées que nous employons ainsi pour caractériser chaqut

Vérifiez au tableiu des gammes.

L’analyse du tableau montre encore toutes les ressources mises à la disposition du compositeur, puisqu’il peut arriver à une même modulation par plusieurs routes contraires en apparence; ainsi, en partant d’uT majeur, il peut arriver au ton de

La majeur , en descendant par la mineur, ou en montant par sonet

RÉ majeur. (Vérifiez.)

La bémol majeur , en passant par ut mineur, montant à mi bémol majeur, et redescendant à la bémol majeur.

Ou en descendant par fa majeur , fa mineur , et remontant à LA BÉMOL MAJEUR.

Si MINEUR y en montant par sol majeur, ré majeur, si-mineur;

en descendant par fa majeur , ré mineur , ré majeur et SI MINEUR , etc.

Faites vous-même de nouvelles applications.

Si au lieu de partir d’une tonique majeure , on part d’une tonique mineure, on arrive à son majeur de même base OU à son majeur relatifs et Cette premièrfl

Deuxième

modulatioD.

Troisième

modulation.

Quatrième

modulation.

è la sous-médiante — Deux dièses ^

à la sous-sensible — Trois dièses ^

en majeur ^ ^ sensible bemolisée ~ Deux bémols 5(

à la médiante bcmolisée — Trois bémols <7

à la sous-dominante — Trois bémols 5(

à la dominante — Deux bernois et un dièse Uà la sous-médiante — Undicse — Un bémol 4" à la médiante — Deux dièses 4

!à la médiante — Quatre dièses à la sous-sensible béinolisée — Quatre bémols 7 à la sensible — Trois dièses U

à la sous-dominante diésée — Quatre dièses à la sensible bémolisée — Quatre bémols ^ I à la médiante bémolisée — Cinq bémols 7

à la sensible majeure — Cinq dièses 4^

à la sous-dominante diésée — Six dièses K à la sous-médiante bémolisée — Cinq bémob % à la dominante bémolisée — Six bémols 7

à la tonique diésée — Cinq dièses 4^

à la sous-sensible bémolisée — Six bémols 7

[en mineur i

en majeur

en mineur

en majeur <

en mineur

ton majeur ou mineur, dans lequel peut se faire la modulation, doivent être considérées comme représentant les idées de soüi-dominanUs diésées, sensibles bémoUsées^ etc.; noos écrivons ainsi pour plus de clarté.

modulation faite, on est soumis à la loi d’enchaînement des modulations que nous venons de développer, à partir d’une tonique majeure.

Ce livre n’étant qu’un exposé élémentaire de la science musicale . nous no croyons pas devoir nous étendre davantage sur cette grande question des modulations; nous renvoyons pour plus ample informé aux traités de composition. — Nous terminerons cet article important par une simple remarque : c’est que la théorie des gammes n’est qu’un corollaire de l’inégalité de la seconde majeure et de la seconde mineure, et que la théorie des modulations n’est, à son tour, qu’un autre corollaire de la connaissance parfaite des gammes. Donc, tout notre système musical actuel , pour ce qui regarde l'inlonalion, repose sur un seul fait : la seconde mineure est moindre que la moitié de la seconde majeure. 11 n'existe pas de demi-tons^ et tout système, tout instrument basé sur l’existence des demi-tons est faux.

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