MOYEN DE PENSER FACILEMENT AUX SONS QU’ON VEUT ÉMETTRE
Voici, pour l’étude de la première série, le moyen de penser facilement aux sons qu’on veut émettre.
Il faut ;
1® Ne pas commencer cette étude|avant d’être parfaitement maître des deux airs types 1 2345 et 5432 1 •
. ten montant, comme si on voulait chanter l’air entier 1 2345. ,
enser oujoursy^^ descendant, comme si on voulait chanter l’air entier 5432 1 •
Le moyen de trouver facilement chacun des sons qu’on veut émettre, c’est (nous le répétons) de penser toujours en avant et jamais en arrière. 11 faut laisser complètement de côté le son qu’on vient de chanter, avant de penser à celui qu’on veut émettre. Il faut en un mot, nous le répétons à dessein, chercher les sons UN A UN.
Cette manière d’étudier doit être mise en pratique pendant tout le cours des
études d’intonation. C’est le moyen infaillible d’aciquérir promptement une intonation d’une justesse parfaite.
Il faut éviter, comme une chose très-nüisible, de prendre l’intonation à l’aide d’un instrument ou d'une voix étrangère.
Toutefois, il est bien entendu que celte prescription ne s’étend pas aux airs types, I2345> 54321, Î765, 567 i, que l’on doit, au contraire, apprendre par cœur, au moyen d’une voix étrangère ou d’un instrument, avant de commencer l’étude des exercices de la première série, 1 2345, page 1, et ceux de la deuxième série, 1 765, page 5.
A partir du moment où l’élève sait chanter juste les airs types, 12345, 54321, 1765, 567i, le muitre ne doit jamais chanter que pour donner la tonique ou pour remettre l'élève sur la vote, en lui répétant, lorsqu’il se trompe, le dernier des sons qu’il a bien dit; hors de là, le maître ne doit jamais chanter, ni faire entendre à son élève le son d’un instrument.
résumé général.
En RÉSUMÉ, tous les préceptes que nous donnons, tendent à faire atteindre lebut suivant;
Ne pas chanter avant <£ avoir pensé; penser avant de chanter.
SUR LES MOYENS A EMPLOYER POUR VAINCRE UN GRAND NOMBRE DE DIFFICULTÉS D’iNTONATION.
A. Dans la pratique individuelle, on trouve, au premier abord, très-difficile de penser aux petites notes sans les chanter; cette difficulté vient de ce que, en même temps qu’on cherche son point d’appui, on se préoccupe de l'intonation de la grosse note qui vient après, ce dont il faut se garder avec soin.
Il est facile de surmonter cette difficulté; il suffit pour cela de répéter deux fois CHACUN des points d’aPPUI.
Ce qui est écrit : I 3 c6i 3 I
Ce qu'il faut penser : l 3, ,6* *3 |
L’emploi de ce moyen, utile pour tous dans le principe, est indispensable pour toutes les personnes qui ne sont pas douées d’une bonne organisation musicale. Il est bien entendu que chacun est juge du moment où il peut l’abandonner.
B. En mode majeur dut^ l’intonation juste de la mfdiante mi est difficile pour certaines organisations. Voici le moyen facile etsùr de vaincre cette difficulté d’intonation :
Il faut, pour émettre le mi en montant, penser toujours u3ai; pour émettre le mi en DESCENDANT, penser toujours 3,1; autrement la voix tend à prendre un mi trop haut.
C. En mode mineur de la, l’intonation juste de la médiante ut est difficile pour tous. Voici le moyen facile et sùr de surmonter cette difficulté d’intonation :
Il faut, pour émettre l’uT EN montant, penser toujours j, | jj ; pour émettre Tut en DESCENDANT, penser toujours «al 7$; autrement la voix tend à prendre un ut trop haut.
D. L’intonation juste du fa, soit en montant, soit en descendant, est très-difficile pour certaines organisations. Voici le moyen, très-simple, que nous mettons en pratique pour faire surmonter cette difficulté d’intonation ;
Il faut, en montant, s’arrêter après le mi, pour chercher, en avant, fa sol;
Exemple: 123, 45,
— XLTl --
Il faut, en descendant, s’arrêter après le sol, pour chercher en avant, ta mi ré it*, Exemple: 5, 432 1 • Exercice à ré|>cler : | 232 I — 1 23 — 3 45 — 5 43 — 321
E. L’inlonation juste du si, soit on montant, soit en doseonilant, est aussi inÈs-DimciLE pour eerlaines organisations. Voici le moyen, très-simple, que nous mettons en pratique pour faire surmonter cette difficulté d’intonation :
Il faut, en dacendant, s’arrêter après Tut, pour chercher en avant, si la sol;
Exemple: i, 765.
Il faut, en montant, s’arrêter après le la, pour chercher en avant, si ut;
Exemple: 56, 7Î. Exercice à répéter : i 765— 56765— 56 7i
Le paragraphe XI contient tous les moyens gênfravx que nous mettons en pratique powr rendre justes les voix fausses] avec de la patience et de la persévérance, de la part du professeur et de l’élève, et surtout une grande attention de la part de ce dernier, on est sùr d’atteindre le but.
SUR LES MOYENS EMPLOYÉS PAR NOUS, POUR CONSERVER LE SENTIMENT DE LA TONALITÉ SUR
l’ut {mode majeur) dans les exercices qlt contiennent des dièses et des bémols.
11 ne suffit pas, pour conserver le sentiment de la tonalité sur l’ut, d’employer le point d’appui de chacun des dièses ou des bémols qu’on rencontre.
Nous avons vu plus haut, qu’il faut jioiir conserver le sentiment de la tonalité sur l’ut, appuyer toujours chacun des sons 7246 sur l’un des sons de l’ac cord de tonique | 35.
Il faut donc, pour conserver le sentiment de la tonalité sur l’ut, dans les exercices q«i contiennent des dièses ou des bémols, employer non-seulement le jioint «l’appui de chacun des dièses ou des bémols qu’on rencontre, il faut, de plus, se servir encore des points d’a(»pui | 35 pour les sons 7246.
Il est donc indispensable d’employer, pour trois des dièses et pour trois des bémols, un double point d’appui, puisque le point d’appui de chacun d’eux exige lui-même, dans le mode majeur d'ut, un point d’ajipui.
exemple.
Dièses :
(6^«S ti»
Bémols : se?-es üS-ii (6c i2i a4«S«4s
On voit ici pourquoi l’intonation de certains dièses et de certains bémols est plus ou moins facile, plus ou moins cTifficilc.
C’est ce système de points d’appui que nous mettons en usage dans les séries Vcxercices sur les dièses et sur les bémols, de la page 59 à la page 48.
MOYEN DE TROUVER FACILEMENT l’iNTONATION DES DIÈSES ET DES BÉMOLS PRIVÉS
DE POINTS d’appui.
A. Lorsqu’on reneonlre, dans un air, des dièses ou des bémols, qui, dans ce cas, sont souvent privés de leur point d'appui, soit d un côté, soit de l'autre, soit des deux côtés à la fois, il faut :
1® Penser au point d’appui absent, eomme s’il était écrit, en ne sc préoccupant nullement de 1 intonation du dièse ou du bémol dont il s’agit; autrement l’esprit occupé de chercher en même temps deux choses diûéieules ne trouve ni Tune ni l’autre.
XITII —
2* Aussitôt après l’émission du dièse ou du bémoï, revenir immédiatement à son point d’appui j c’est là le meilleur moyen de conserver le sentiment de la tonalité sur ’ut. Sentiiuent qui seul peut nous empêcher de nous égarer.
Il faut, en un mot, ne penser au dièse ou au bémol qu’on rencontre, qu'au moment de l'émettre et ny plus penser aussitôt après son émission.
B. Quand on chante sur la portée, il ce faut pas, à la vue d’un dièse ou d’un bémol, se demander : Quel est ce dièse? mais, qutl est le son au-dessus de ce dièse? Quel est ce bémol? mais, quel est le son au-dessous de ce bémol? De cette manière l’esprit, n’étant occupé que d’une seule chose, trouve immédiatement le point d’appui dont 1 a besoin, et, au moyen de ce point d’appui, l’intonation du dièse ou du bémol dont 1 s’agit.
Le moyen le plus puissant que je connaisse pour éviter de se préoccuper de l’intonation d’un dièse ou d’un bémol en même temps qu’on cherche son point d’appui ; c'est de répéter deux fois le point d’appui, soit en l’articulant, soit en y pensant seulement.
SUR LA MANIÈRE DE FAIRE ÉTUDIER LES EXERCICES d’INTONATION , SOIT DANS LES COURS