‹ Methode generale du catichisme v.2Chapitre 14 sur 65 · IJUI'DO.X · texte numérisé non relu

IJUI'DO.X

(le diocèses oh le catéchisme est ordonné en suite des conciles par tant de lois et de statuts? N'entend-on pas les prélats, dans leurs synodes, qui en font voir Foblif-ation, ot néanmoins combien y a-t-il encore de pasteurs qui ne s'en acquittent point , qui vivent et meurent dans cet état?

Je di^'ai ici ce que j'ai vu arriver à ce sujet dans un diocèse où je me suis trouvé : on y faisait la visite d'une paroisse abandonnée entièrement à l'égard de la science du salut, qui n'y était nullement enseignée. Le visiteur n'oul>lia rien pour faire ouvrir les yeux au curé négligent. Il lui montra clairement le déplorable état où il vivait, par (les raisons sans réplique, et claires comme la lumière, et qu'il ne pouvait pas en bonne conscience, dans cet état, s'approcher du saint autel. Cette visite, qui se faisait le matin, étant achevée et le visiteur parti, le curé, sans donner le moindre signe de pénitence, célébra la messe à son ordinaire.

C'est un péché qui conduit à l'impénitence finale, en -uite de l'aveuglement et de l'endurcissement où il met; et Ton peut dire qu'il, est du nombre de ceux que Notre- Seigneur lit voir à sainte Christine, et qui, selon la révé- Intion que cet adorable Sauveur lui en fit, est cause de la damnation d'un très-grand nombre d'âmes. Ce sont des ptk'hés, lui dit Notre-Seigneur, que ceux qui les commettent ne voient pas , et cela par un aveuglement criminel, puisqu'ils les pourraient connaître ; ainsi dans cette ignorance, ils n'en ont jamais la contrition nécessaire, lue des preuves de l'impénitence de ces pasteurs, estlors- «pie, recouvrant la santé après une maladie jugée mortelle et dans laquelle ils ont reçu tous leurs sacrements, ils •ontinuent de vivre dans leur négligence ordinaire, sans 'Il faire paraître le moindre remords fie conscience : ce qui est une preuve qu'ils n'y avaient pas pensé, même

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dans l'état d'une maladie extrême, en se disposant à la mort. Il y a bien à s'étonner ici de la conduite des confesseurs qui souvent ne leur disent pas un mot de celte obligation. Mais hélas! souvent aussi ce sont d'autres pasteurs qui les confessent, qui vivent dans la même ignorance criminelle.

Mais qui pourra dire quelle est Ténormité de ce péché, qui ne met pas les personnes qui le commettent au rang des homicides, mais qui les rend coupables de la damnation éternelle des âmes, qui sert d'occasion d'erreur et de scandale aux hérétiques qui en font des reproches sanglants à l'Église, comme si l'Église, qui ordonne avec tant de sévérité les instructions nécessaires au salut pour les peuples, qui condamne à des peines si rigoureuses les personnes qui y sont obligées et qui ne s'en acquittent pas, devait répondre des défauts des particuliers.

C'est un très-grand péché, puisqu'on voit des pasteurs d'un mérite distingué et vertueux y tomber, parce qu'ils ne font aucune ditïérence entre les devoirs de l'homme particulier et de Thounne chargé de fonctions publiques : ce dernier mérite notre compassion; car, sa probité personnelle lui acquérant de l'estime parmi ses paroissiens, ils n'en font jamais de plaintes. Notre curé, disent-ils, est un homme de bien, propre à notre paroisse, il y fait à merveille le service, il chante et officie bien; mais ils ferment les yeux sur le principal devoir de sa charge, dont il ne s'acquitte pas exactement.

Mais ce qui est très-déplorable, c'est que ce péché ne laisse pas d'être commun : ceux qui ont de l'expérience ne le peuvent ignorer. J'avoue que, depuis quelque temps, on y a apporté de grands remèdes. J'avoue qu'il y a quantité de paroisses qui sont secourues ; mais je sais que le mal est encore bien grand, particulièrement en ce que dans plusieurs lieux, oi^i il semble que le remède soit ap-

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