M. u«»i]wt
jKiutés l'éi^ulicies, qui l'ait voir plusieurs cas paiticuliers dans lesquels on p^'che, et dont l'examen se trouve rarement. Ce traité est difïerent de celui que nous avons encore donne au public, intitulé : l'Amour de Jésiis-Chrht ini saint-sacrement de l'autel , dans lequel nous avons encore parlé, dans nn chapitre, des patrons des bénéfices. Les désordres (jui arrivent tous les jours en cette matière sont si grands, qu'en vérité l'on ne peut jamais as- ^cz parler; et ce qui est Lien lamentable, c'est de voir quelquefois des personnes éclairées y tomber, des comunmautés même assez régulières qui n'oseront pas refuser un juge, un avocat, un gentilhomme parce qu'elles pensent en avoir besoin. Il y a plus, des gens qui crient, qui parlent contre ces désordres, s'y laisseront aller par faiblesse. 0 que le don de force est rare, même parmi ]»lusieurs personnes de probité ! Ces gens-là tâchent d'apaiser leur conscience sous prétexte de leurs bonnes iu- It'utions; car la crainte qu'ils ont de LMeu les empêchant (le faire le mal, le regardant comme mal, ils s'efforcent de le colorer des belles apparences du bien. Us veulent laii'e leur volonté, ils veulent faire la volonté de ceux qu'ils considèrent, et ils seraient bien aises de ne l'ien faire contre la volonté de Dieu. Pour cela, ils veulent que la volonté de iJicu soit comme la leur propre. Ils travaillent à donner de la vocation à ceux qu'ils appellent eux-mêmes et à les enricbir de toutes les qualités nécpssaires : ils protestent que c'est bien leur intention qu'ils soient ébîvés dans des séminaires de piété, ou bien qu'ils y passent un temps notable; qu'ils ne voudraient pas pour quoi que ce soit qu'ils abusassent de la grâce qu'ils leur font en leur donnant des bénéfices. C'est de la sorte que la misère de l'homme les porte à se tromper euxmêmes. Ne savent-ils pas que si le Seigneur n'édifie la maison, en vain travaillent ceux qui tâchent de la bâtir?
MO >rtflI(H)E GÉ.NÉUALE DE CATÉCHISME.
l/'lioiiinie a l)eau faire, quand même toutes les meilleures créatures s'uniraient avec lui, quand tous les séminaires y emploieraient tous leurs soins, ils ne donneront point la vocation à ceux qui ne Font pas.
CHAPITUE XII.
Du compte épouvantable que rendront au jugenient de Dieu toutes les personnes qui sont obligées ou de faire le catéehisnie. ou de veiller à ce qu'il se fasse.
J'appelle ce compte épouvantable, parce qu'il sera compté sur le prix des âmes perdues, qui ont coûté le sang- d'un Dieu, qui est d'une valeur infinie. Un intendant des finances a trois ou quatre millions d'argent entre les mains; on l'oblige de tenir compte de ces trois ou quatre millions; car enfin le compte se rend à proportion du nombre et de la valeur des choses dont l'on est chargé ; ces vérités sont toutes claires. Ainsi donc, ceux qui ont charge d'àmes rendront compte des âmes; et, comme il n'y en a pas une seule qui ne soit d'une valeur infinie, ayant été rachetée par le sang d'un Dieu, en rendant conjpte de plusieurs àines, c'est tenir compte d'une multitude d'infinis.
<h', il faut demeurer d'accord que le compte d'une multitude d'inlinis, que doit rendi'c une faible créature, e^t quelque chose, sans exagérer, de bien épouvantable.
Ce compte d'une multitude d'infinis sera examiné dans une lumière infinie, qui est la lumière de Dieu. Certainement la lumière des bienheureux est inexplicable, cellr de leur divine Heine ne se peut penser ; et ce serait une chose bien redoutable à un pécheur, que sa vie et ses actions fussent examinées dans cette lumière ; cependant , ce n'est qu'une clarté bornée. Mais, hélas ! que devenir et où se mettre, quand on pense que notre examen se fera