‹ Methode generale du catichisme v.2Chapitre 32 sur 65 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

Devoirs {\\\ prédicateur en diaire.

Que le prédicateur qui, étant monté en chaire, n'aperçoit que peu de personnes dans son auditoire, ne se trouble point et ne soit point mécontent; il doit plutôt s'étonner qu'il se rencontre un seul homme qui veuille bien avoir la patience de l'entendre. Qu'il considère que quoique le nombre de ses auditeurs soit petit, il n'en aura pas moins de mérite; au contraire il y gagnera d'être moins exposé à la vanité.

Qu'il se représente alors Jésus-Christ notre souverain maitre, envoyé du ciel pour nous annoncer la parole de vie, qui n'a pas rougi de prêcher devant quelques disciples, devant même une seule pauvre femme de la plus basse condition, et cela avec beaucoup de fatigue, et quoiqu'il fut très-las, à cause de la longue route qu'il venait de faire à pied.

Qu'il soit également prêt à se taire sitôt qu'il en recevra le signal de son compagnon', quand même il n'aurait

* Ceci regarde un usage particulier au\ jésuites.

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pas achevé la moitié de son discours; car il vaut bien mieux se taire par obéissance, que de dire les plus belles choses sans cette vertu.

Il sera cependant de la prudence d'arranger son sermon, de sorte qu'il ne dure pas plus d'une heure ; autrement l'auditeur ne tire pas de profit de ce que l'on dit trop longuement, il s'ennuie et conçoit du dégoût pour la divine parole.

Pour le geste et les mouvements du corps , ils doivent être assortis à la personne qui parle , à son rang et à sa dignité, et ils doivent être proportionnés à la chose que l'on traite. Que le prédicateur prenne garde de ne pas faire trop de gestes, de peur de paraître semblable à un acteur de théâtre ; qu'il ne soit pas non plus immobile, pour ne pas paraître une statue en chaire.

Qu'il se souvienne bien que l'action et la prononciation sont, au témoignage de Démosthènes, le principal de l'orateur et comme la vie du discours. Elles doivent donc être vives, mais elles doivent en même temps être justes et modestes; il faut que le geste soit comme une seconde sorte d'expression qui aide la parole, et qui, quoiqu'il en dise moins qu'elle, en fait entendre d'avantage.

Qu'il évite les longueurs en rapportant des histoires ; car elles fatiguent l'auditeur, et font perdre un temps qui serait bien mieux employé à l'instruire.

Lorsqu'il reprend les pécheurs, qu'il pense se reprendre lui-même ; car il faut qu'il s'estime le plus grand pécheur de tous, ce qui lui sera facile, puisqu'il ne connaît personne, pas même parmi ses auditeurs, qui ait commis autant de péchés que sa conscience lui en reproche.

C'est ainsi que tout en instruisant les autres et en leur étant utile, il trouvera lui-même son propre avantage.

Qu'il évite la vanité de ne vouloir rien dire qui ait été dit par d'autres, et qu'il ne fasse pas de difficulté de se

servir de ce qu'il aura trouvé de bon, uon-seulementdaus les anciens, mais encore dans les modernes, puisque Jésus-Christ, bien qli'il fût la sagesse du Père, n'a pas dédaigné de répéter les prédications que Jean-Baptiste, son précurseur, avait fait entendre sur la pénitence au bord du Jourdain.

Qu'il apprenne aussi par cet exemple à parler souvent, soit en public , soit en particulier, de la pénitence , et à exhorter les peuples à la pratiquer : car, entraînés par leurs sens et par les coutumes dépravées, ils sont presque toujours passionnés pour les délices et les voluptés du monde.

Qu'il observe que Dieu , dans Jérémie , appelle iaux prophètes ceux qui ne prêchent point la pénitence \

Si, pendant son discours, il se faisait par hasard, quelque bruit, qu'il le supporte patiemment ; qu'il ne se trouble point; qu'il ne fasse surtout apercevoir aucun sentiment de colère; crainte qu'en exhortant les autres à la patience, il ne se réfute lui-même par l'exemple public qu'il donne du vice contraire. Qu'il se souvienne qu'en s'impatientant il mettrait un plus grand obstacle à la parole de Dieu que ceux-mêmes qui font du bruit; s'il est nécessaire d'un mot pour faire cesser le bruit, qu'il le dise; mais modestement , sans émotion , et qu'il sache concilier en même temps l'autorité et l'humilité qui conviennent à son ministère.

Qu'il use de beaucoup de prudence et de modestie en reprenant les mauvaises mœurs et les vices ; car si les paroles qu'il emploie offensent les esprits, s'il met de l'àpreté et de la rudesse dans ses corrections, loin d'être utiles et de corriger, elles seront au contraire très-préjudiciables.

^ Lamentât. Jérém., ii. 14.

Un habile médecin sait dorer la pilule pour la faire avaler plus volontiers par un estomac débile , et toute dorée qu'elle est, elle n'en opère pas moins son effet. La correction fraternelle doit se faire avec franchise et cordialité, afin qu'il paraisse clairement qu'elle part d'un cœur pieux, vraiment chrétien , qui est touché de compassion , qui ne cherche que le salut de celui qu'il reprend.

Qu'il dise qu'il n'entend désigner personne, et qu'il ne croit pas qu'aucun de ses auditeurs soit coupable des péchés contre lesquels il s'élève, mais que son intention est de précautionner ses auditeurs contre les vices dont il parle. Qu'il règle tellement ses paroles que si quelqu'un s'en trouvait offensé et ne le supportait qu'avec peine , il puisse lui dire véritablement que ce n'est pas en vue de lui qu'il a parlé.

Il pourra tempérer cette correction fraternelle en citant quelques passages ou quelques exemples de l'Ecriture sainte, ou des saints Pères, dans lesquels on s'élève contre les mêmes vices. Car, comme alors ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit saint, vos auditeurs ne pourront se plaindre que vous ayez dit contre eux des choses offensantes. Au reste, que la réprimande respire la commisération, et non l'indignation, qu'elle ne renferme rien qui ressente la haine ou l'acception des personnes; il faut, comme l'ordonne saint Paul, parler aux vieillards comme à des pères , aux femmes âgées comme à des mères ^ . Il est impossible de dire combien le démon s'efforce de faire substituer dans les corrections l'amertume du fiel à la dou- ,ceur du miel évangéliqùe, pour détourner par là un grand nombre de personnes d'entendre la parole de Dieu, et pour exciter la haine et la jalousie contre les ecclésiastiques zélés. S'il se trouvait une circonstance telle qu'il fût néces-

ï T Tim., V, î, 2.

saire pour le salut de celui que Ton veut corriger, de mettre la plaie à découvert, et d'employer à sa guérison le fer et le feu, que le prédicateur se souvienne dV ajouter rhuile de la douceur; c'est ainsi qu'autrefois Dieu en usa envers l'endurci Pharaon ' ; il le frappait de plusieurs plaies, et ensuite il les faisait cesser, pour qu'il pût tranquillement rentrer en lui-même et se corriger.

Si, pendant que le prédicateur est en chaire, il lui survient quelques nouvelles idées auxquelles cependant il n'avait pas réfléchi auparavant, qu'il ne se hasarde point à les avancer, parce qu'elles ne sont point assez mûries. Le démon a souvent coutume de suggérer ainsi des pensées sur des choses de peu de conséquence , pour troublei' le prédicateur ou pour le détourner du sujet qu'il traite; si cependant celui qui parle était un homme de génie et qui pût s'appuyer sur la solidité de son jugement, il pourrait employer ces pensées nouvelles, pourvu qu'elles conviennent si parfaitement à son sujet qu'il ne puisse les omettre sans scrupule.

Dans ce dernier cas, qu'il revienne le plus promptement possible à ce qu'il a préparé auparavant, par respect pour la doctrine sacrée , de peur que, comptant trop sur luimême, il ne tombe dans quelque erreur.

Il faut traiter avec beaucoup de prudence les questions de controverse; car si on rapporte les objections des hérétiques pour les réfuter, les gens peu instruits n'en tireront aucun profit; et, quand même les auditeurs auraient assez de lumière pour pouvoir suivre ces discussions, il ne conviendrait pas encore de s'y arrêter. L'expérience nous a appris que la malice et l'astuce du démon surpassent de beaucoup la vigilance et la prudence des hommes.

11 sera donc du devoir d'un ecclésiastique prudent de

1 Fa-o(1., XI. I

SAl.NT FllANÇOIS BOHGIA. ^17

présenter avec force les preuves qui établissent la foi catholique , et de réfuter les erreurs qui y sont opposées, sans avoir Tairde répondre càune objection. Par exemple : il établira l'obéissance due à rÉglise romaine; il prouvera, par l'Écriture et par de fortes raisons, Texcellence de la virginité , la nécessité du célibat des prêtres; il exposera les avantages de la vie religieuse et les important services que rendent les religieux. 11 expliquera quel est 1p mérite des bonnes œuvres et de la pénitence; il exhortera à l'obéissance envers les supérieurs ecclésiastiques et séculiers; il parlera du fruit que l'on retire des indulgences, soit pour les vivants, soit pour les morts, de Tiitilité que nous apporte l'intercession des saints, et il recommandera aux fidèles de les invoquer; il les excitera aussi à la dévotion pour les reliques des saints et pour les autels qui leur sont consacrés.

Un prudent ecclésiastique, animé d'un saint zèle, parlera sur tout cela de telle manière que celui qui connaît les erreurs opposées puisse comprendre par quels raisonnements on les réfute , et que celui qui n'en aurait aucune idée, conserve sa simplicité , qu'il continue à ignorer les objections des hérétiques, qu'il ait cependant en main de quoi se défendre, si parliasard quelques tentations contre la foi venaient à l'attaquer intérieurement ou extérieurement.

Dans les provinces infectées de l'hérésie, cette précaution est inutile ; au contraire , il faut dévoiler, avec les entrailles de la charité et l'accent de la douleur, les erreurs, l'aveuglement et les ruses des hérétiques \ Que le prédicateur prenne bien garde cependant, avant de mon-

* Saint François dm Sales, plus expérimenté flans les combats contre les hérétiques, prouva avec beaucoup de solidité que, même dans les pays infestés par les hérétiques, il ne faut pas que le prédicateur réliitedi rectemoiit leurs objections.

ter en chaire, de préparer sa matière et de fortifier ses preuves de tout ce que son esprit et la force de la vérité pourront lui suggérer, de peur que, voulant apporter le remède, il n'augmente au contraire le mal en faisant usage de raisons faibles et peu concluantes.

11 doit encore éviter de traiter, devant un auditoire pei^i éclairé, des différents degrés de la perfection, de la sublimité de l'oraison et de la contemplation. Peu de gens le comprendraient, et beaucoup perdraient courage, éblouis par une trop forte lumière. Lorsque le commun des fidèles voient qu'ils n'atteignent point le but proposé par le prédicateur, ils pensent que leurs bonnes œuvres sont sans mérite; d'autres au contraire, esclaves de la chair, se raillent de tout cela et ne croient pas facilement à toute cette sublimité de l'oraison et de la contemplation. Ainsi il arrive que le prédicateur s'expose au péril de la vaine gloire, et que l'auditeur retourne en sa maison le cœur vide et desséché. Il sera donc très-convenable d'accommoder et de proportionner ses instructions à la portée de ceux qu'on aura à instruire.

Le prédicateur doit encore éviter les exagérations et les hyperboles outrées; l'éloquence de la chaire est principalement difTérente de toute autre éloquence, en ce qu'elle est consacrée à la vérité toute pure, et que le prédicateur doit y paraître comme un témoin fidèle de cette même vérité qui n'a jamais besoin de déguisement, et non comme un sophiste artificieux qui tâche de la corrompre pour la rendre plus agréable. Le prédicateur doit encore s'abstenir des comparaisons odieuses sur l'excellence de la vertu d'un saint au-dessus de celles des autres; car, outre que ces discours ne produisent aucun fruit parmi les fidèles, ils pourraient encore susciter des affaires fâcheuses au prédicateur, si on les pesait et les examinait à la rigueur. Il est donc plus sûr et plus sage de parler des saints avec

SALNT FRAIS'ijOIS BORGIA. 219

simplicité et avec modération. Ce n^est point assez de louer les saints et d'exalter leurs vertus, il faut indiquer aux auditeurs les moyens à prendre et la voie à suivre pour les imiter, et montrer en même temps les épines qui embarrassent et rendent difficile le chemin qui conduit à la vie éternelle. Il faut indiquer plusieurs moyens différents et qu'ils soient faciles, afin que chacun y puisse trouver celui qui lui convient davantage.

Dans les endroits où les fidèles viennent volontiers et en grand nombre écouter attentivement la parole de Dieu, alors le prédicateur peut plus hardiment exposer les vérités dans tout leur jour, et il peut de même plus librement reprendre les vices et corriger les abus, se souvenant de ce que fit notre divin Sauveur le jour même où les Juifs le reçurent avec plus de pompe, portant des rameaux et chantant : Hosonna au plus haut des cieux : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur; car ce jour-là même Jésus- Christ chassa du temple, avec beaucoup de rigueur et un fouet à la main, les vendeurs et les acheteurs.

Le prédicateur évitera, dans l'exercice de ses fonctions, de se laisser entraîner par le respect humain, par Tespoir du gain ou de quelque autre avantage temporel, s'il ne veut pas que la lèpre des péchés, dont il cherche à guérir les peuples, s'attache à lui-même, comme nous lisons qu'il arriva à l'avare Giézi qui fut couvert de la lèpre dont Naaman converti avait obtenu la guéri son de la bonté de Dieu.

^ï20 MÉTHODE GÉ.NÉRALE DE OAÏÉCHISME.

. CHAPITRE YIIÏ.

Ce que le prédicateui' doit faire apWs son discour!

Aussitôt que le prédicateur, après son discours, sera rentré dans sa chambre, il rendra grâce à Dieu de Tavoir employé dans un si sublime ministère et pour une fm si utile. Ensuite il repassera en lui-même les fautes qui lui sont échappées durant son discours, afin de s'en humilier profondément et de les éviter dans la suite. Ceci lui servira de préservatif contre les éloges et la flatterie des hommes, et l'aidera à repousser les attaques de Tamourpropre et de la vaine gloire, dont les artifices, quelque évidents qu'ils soient, ne laissent pas de nous séduire et de nous aveugler, si nous n'avons en partage l'esprit d'humilité et une basse idée de nous-mêmes.

Mais pour s'humilier davantage, pour mieux s'anéantir' à la vue de son propre néant et échapper aux atteintes mortelles de la flatterie : « Grand Dieu, doit-il s'écrier, (( que de fois, indigne pécheur que je suis, n'ai-je pas (( prononcé aujourd'hui ma propre condamnation ! quelle « opposition entre mes actions et mes paroles! Tiède et c( plein de délicatesse pour moi-même, je n'ai de sévérité « que pour ranimer et corriger les autres. Quelle douceur, « quelle condescendance pour moi-même ! quelle facilité (( à excuser mes fautes ! et, au contraire, quelle rigueur « pour celles des autres ! Gomment, ce transgresseur de « vos commandements, ô mon Dieu ! cet homme si éloi- « gné de la perfection évangélique, ose-t-il en donner (( des leçons aux autres ! Semblable au lion qui efface de (( sa queue les traces de ses pieds, mes œuvres démentent (( la doctrine que j'enseigne. »

Si vos amis vous disent que vos discours font du fruit,

dites, avec l'humble Vierge Marie : Mon àiiie glorilie le Seigneur ' ; ou avec le prophète royal : Je consacre toutes mes œuvres au Roi; a Dico ego opéra mea Régi \ » Car tout ce que renferme la Yoùte du ciel appartient à son Roi, et toute gloire lui est due. Le succès de la parole évangélique est le fruit du grain qui est tombé enterre et qui est mort pour ressusciter et fructifier ^ Pour nous, nous ne sonnnes que des serviteurs inutiles qui n'avons fait que ce que nous devions faire \

Si, au contraire, vous entendez dire que vos discours ne produisent aucun fruit, quïl vous suflise d'avoir exécuté les ordres de vos supérieurs, ce qui n'est pas un petit proht pour vous, et dites : « Seigneur, quoique je ne sois « bon à rien, je peux cependant servir de témoin et d'in- (( terprète de votre divine volonté, en annonçant aux « hommes votre loi; afin qu'un jour vous soyez justifié « dans vos paroles, et qu'au grand jour de vos justices, « vous puissiez tirer vengeance du mépris que les hommes « en auront fait. »

Ayez aussi cette consolation que, quoique les hommes n'aperçoivent aucun fruit, Dieu ne laisse pas quelquefois d'en tirer, en agissant sur les cœurs dont il est le seul scrutateur et le seul maitre, et dont l'homme ne peut sonder les replis. Rappelez-vous que les apôtres, disciples de Jésus-Christ, en annonçant l'Évangile à l'univers, ne rapportèrent que peu de fruits et ne touchèrent que peu de cœurs, et que les grands fruits de l'Évangile qu'ils avaient jetés dans les cœurs des hommes, ne furent recueillis que lorsqu'après leur mort ce germe fécond se développa ^.

* Luc, I, 4G. — 2 Psal. xliv, 1. — ^ joan.. xii , 24. — ^ Luc.;, xvn, 10.

^ Je pense que celte pensée a échappé à saint François Borg:ia dans un moment de distraction^ car trois mille hommes convertis au premier sermon des apôtres, cinq mille quelques jours après, et d'innombrables églises, modèles de piété et de ferveur, établies chez les peuples

Si VOUS apprenez par hasard qu'un murmure s'est élevé contre vous, n'en soyez point troublé, si vous n'y avez point donné sujet; bien plus, rendez g-ràce à Dieu de ce que vous entende? contre vous les blasphèmes et les médisances qu'on proférait contre lui lorsqu'il prêchait sur la terre, quoique, par ses discours et par la guérison qu'il accordait aux malades, il eut au contraire bien mérité des Juifs. Et si vos discours sont inutiles pour les autres, sachez qu'ils ne vous seront pas inutiles à vous-mêmes, et que Dieu vous en récompensera.

Voyez combien la prédication de l'Évangile vous oblige à observer les préceptes que vous donnez vous-même aux autres; car, si vos actions diffèrent de vos paroles, vous ressemblerez à des sépulcres blanchis qui paraissent beaux au dehors, et qui au dedans sont pleins d'ossements et de pourriture.

C'est par de telles réflexions que le prédicateur se conservera dans l'humilité, et plus il sera humble, plus il produira des fruits abondants et se rendra agréable au Dieu très-bon et très-puissant, et à Jésus-Christ qui est le plus parfait modèle de la prédication évangélique et le seul docteur des prédicateurs humbles, à qui soient rendus honneur et gloire, ainsi qu'au Père et au Saint-Esprit, pendant les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

les plus éloig-nés , sojit sans doute des fruits bien précieux et bien abondants de la parole divine.

k/yUi l'INlDK SAINT FRANÇOIS BORÇIA.

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