L'ENCYCLIQUE AUX ÉVÊQUES
2. Gomme le christianisme tout entier se trouve en abrégé dans les rudiments de la foi expliquée dans le catéchisme, il s'ensuit que le premier devoir d'un évêque est de veiller à ce que le catéchisme soit enseigné dans chaque partie de son diocèse ; car sa conscience ne pourrait pas ne pas s'alarmer s'il venait à négliger ce grand devoir de sa charge, devoir sur lequel il doit reporter son zèle le plus actif, sa sollicitude la plus vigilante. Cette obligation n'est pas telle qu'un évèque soit tenu d'enseigner lui-même le catéchisme, d'interroger les enfants, de leur expliquer les mystères de notre foi : ils ne pourraient y suffire, car notre expérience, comme évêque d'Ancône
2. QucB qiiidcm omnia ciim primis catholicae fidoi riidimentis. sive « doctrina, «ut aiiiut, « christiana, » contineantur; cpiscopalis niiinoris exigit ratio, ut illa in singulis diœcesibus, et ubique locoriim recte atqiie ex ordinc explicetur ; nec posse cpiscopos sine tacito conscientiae convicio illam ncgligere, sed in hoc opus maxime necessarium omnem curam et diligentiam conferre debere. Id lamen oneris non ita episcopo impositum esse intelligimus, ut ipse per se doctrinae christianfe semper intersit. pueros interroget^ et mysteria fideiquam profitemur, aperiat : nimium quippe novimus, in pastoralissollicitudinis munerc pr?e!2ravari apostolirae servitntis sarcinam, ac plane intel-
d'abord et ensuite de Bologne ne nous a que trop bien appris combien pesantes et combien nombreuses sont les charges du ministère apostolique ; nous avons connu les sollicitudes variées qui absorbent fructueusement la vie d'un prélat qui tient à accomplir sa mission. Ce que nous demanderions c'est que, non-seulement dans ses visites pastorales, mais encore chaque fois que Toccasion d'assister à un catéchisme se présente, l'évèque se fit un devoir d'y interroger lui-même les enfants sur les sujets récemment appris et expliqués, et qu'il y développât l'exposition des mystères de notre religion ; car, en agissant ainsi, il fera un grand bien au troupeau dont il rendra compte, et son exemple deviendra un puissant encouragement pour ceux qui travaillent dans la vigne du Seigneur.
3. Telle fut la règle qui dirigea dans l'administration de leurs diocèses des évêques, des saints illustres, presque nos contemporains, entre autres les Charles Borromée, les François de Sales, les Turribius, les Alexandre de Saul... Il est écrit de plusieurs d'entre eux que , arrêtés par la la distance des lieux ou retenus par l'embarras et la multiplicité des affaires, ils se faisaient remplacer par \\n vicaire général, délégué pour accomplir par lui-même le
leximus, ciim Anconitanani priimini, tum deindc Bononienseni I^^cclcsiam regereinus, iiiultis variisque curarum veliiti l'ructibiis jactaii prœsulem suo satis niuneri faccre cupientem. Id vero futurum at'firmamus, ut si episcopus, ulieno etiam a visitatione diœcesis tempore, «jiiandoque adsit ubi doctrina traditur christiano homine dig'na, pueros puellasque de rébus aiitea auditis sciscitelur, ac mystcria nostra:' rcligionis evolvat et annuntiet; pastoris operam in maximam erediti sibi grejîis utilitatem cessuram, ejusdeinquc exemplum alios excitaturumadvineani Doniini Sabaotb pro viribus excolendain.
3. liane administrandaî Ecclesiœ quasi legem sibi duxerunt needum veteros, sed reeentiores etiam prœsules^ beatorum civiniu albo adscripli ; Carolus nempe Borromœus, Franciseus Salesius, Turribius, Alexander Sauli, quorum aliqui (ut litteris consignatum est) cuni liravioribus distenti atque impediti euris, adesso coram non possent, operœ ac diligentitt su<t viearium aliqucm ex canonicis aut ex sacer-
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ministère pastoral qui regarde spécialement le catéchisme et toute Téducation religieuse des enfants.
A. L'exemple d'un évèque toujours fidèle à cette pratique, encourageant, particulièrement dans sa tournée épiscopale, les catéchismes de chaque paroisse, par sa présence et son zèle, produira aux yeux de tous un effet admirable et un grand hien pour les âmes
dotibns designabant, qui, susceptis pastoralis minig^rii partibus, ado- If sccntiilos ad omiiia religionis officia fîdei démentis inforniarent.
4. Optimum ergoetadprofcctum animarum maxime accommodatum oi'it antistilis cxemplum, si, quod antea diclum est, id omni tompore, pi\Tsortim vero (Imn obit diœcesim, in sing'ulis parœciis imploverit.
riN nr. rf.noit xiv.
DOCTRINE DE SAllNÏ LlGLORl
L'ÉLOQUENCb: ET LA PRÉDICATION POPULAIRE.