II. |!l
33i MÉTHODE GÉNÉRALE DE CATÉCHISME.
bons, il pourra s'en servir à quelque usage ecclésiastique; s'ils sont mauvais, il les brûlera et jettera les cendres aussi dans la piscine, et ne les emploiera jamais à rien de profane.
THOISIEiME INSTHLGTION.
Sur les (leNoiis d'un cure à Tc-gard des enfants de sa paroisse qu'il vont disposer à la première communion.
]). Quelles sont les obligations d'un curé à l'égard de la première communion?
R. Il doit 1° avoir le catalogue de ceux qui sont en âge et en état de la faire; 2° s'informer de leui* sagesse et de leur piété ; 3'' les instruire exactement, pendant le carême, de la doctrine chrétienne, de l'excellence de ce sacrement, des dispositions qu'il y faut apporter, des obligations qu'il nous impose, des actes qu'il faut faire en le recevant, de la méthode qu'il faut suivre dans la préparation et l'action de grâces; 4" les préparera une confession générale ; 5^ leur donner un jour déterminé pour les entendre, et, le dimanche de Quasimodo, les faire venir à l'église de bonne heure ; 6° les garçons doivent être placés à part, modestement vêtus, et les filles aussi, les uns et les autres tenant un cierge à la main ; 7° étant rangés, ceux-là à droite, et celles-ci à gauche devant l'autel, M. le curé leur dit la messe, et immédiatement avant la sainte communion il leur fait une courte mais fervente exhortation sur l'importance de l'action qu'ils vont faire; 8° il y a des diocèses où, dans la ville épiscopale, chaque curé a soin d'assembler les enfants dans son église paroissiale, le matin destiné à la communion, puis de les conduire en procession à la cathédrale ou autre église marquée par Monseigneur leur prélat, qui lui-même fait la cérémonie
M. DE LA CIIÉTARDIE. 335
et leur donne la communion de sa main, ce qui cause beaucoup de consolation aux enfants et d'édification à tout le monde ; 0" il est bon que tout soit fini à neuf heures, ou avant la messe paroissiale.
D. Quels sont les défauts extérieurs où tombent souvent les enfants et les personnes mal instruites, quand elles s'approchent de la sainte table, surtout pour la première fois, et auxquels un bon curé doit remédier?
R. Il y en a plusieurs, tels sont : 1° se tenir trop loin du balustre; 2° se presser trop quand on y est; 3" se précipiter pour communier; 4° faire sa prière ou soupirer trop haut; o*' mettre sur la nappe son chapelet, ses heures, ses gants, etc. ; 6" s'en essuyer les lèvres; 7" regarder ceux qui sont autour de soi quand ils communient; 8° arréterles yeux sur le visage du prêtre, ou les tenir fermés ; 9° trop avancer ou reculer la tète, ou l'avoir trop baissée; 10° ouvrir trop ou trop peu la bouche; 11° baiser la sainte hostie avant de la recevoir; 12° la prendre ou serrer avec les lèvres ou les dents; 13° fermer la bouche avant que le prêtre Tait quittée; 14° la mâcher; 15° se troubler quand elle s'attache au palais; 16° y porterie doigt pour la détacher; 17° sortir de la sainte table- aussitôt qu'on l'a reçue; 18° réciter à la hâte certaines prières, ou faire des lectures avec précipitation; 19' cracher sans grande nécessité fort peu de temps après avoir communié.
D. Comment éviter tous ces défauts?
R. Il faut 1° tenir ses yeux modestement ouverts; 2° ne les point détourner; 3° prendre la nappe avec les deux mains, et l'approcher de sa poitrine, sans s'en essuyer; 4*» regarder la sainte hostie quand le prêtre la présente; 5° élever un peu la tête, et la tenir ferme ; 6" ouvrir médiocrement la bouche ; 7° avancer la langue sur le bord de la lèvre inférieure ; 8° la retirer doucement, et fermer la bouche quand le prêtre a quitté l'hostie ; 9° la laisser un
IVM) MÉTHODK OÉxNÉKALE DE CATÉCHlSiME.
nioiiiciit humecter sur sa langue, et puis Tavaler; lU" si elle s'attache au pakiis, se clomiei' patience et \d détacher respectueusement avec le bout de la langue; 11" ne point se retirer du balustre que le rang des communiants ne soit achevé ; 1:2« s'abstenir de cracher pendant quelque temps ; I .*]" recevoir la bénédiction avec dévotion ; 14° se mettre en quelque endroit à l'écart, pour se recueillir et Taire son action de grâces.