LE MYRTE ^T LA RC SB
Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré.
Le Myrte voyant que la Rose lui était préférée, en ressentit de la jalousie. Pour manifester son dépit, il attendit que les admirateurs de sa rivale se fussent retirés, « On vous considère comme la reine des fleurs, lui dit-il; je crois que je puis vous contester cet honneur : sans parler du parfum délicieux qu'exhalent mes fleurs, ignorez-vous que ces fleurs sont blanches et mes feuilles toujours vertes? Or, tout le monde avoue que le blanc et le vert sont les deux plus riches couleurs. — Je ne nie point vos belles qualités, dit la Rose ; mais ma couleur enchante tous les regards, et mon parfum plaît encore plus que le vôtre. — Je suis forcé d'en convenir, repartit le Myrte ; mais vous avez des épines, et Yimprudent qui vous préfère h moi, se repent s<3uvent de s'être laissé amorcer par vos appas trompeurs. — Mes épines, dit la Rose, retiennent les mains brutales qui ne pourraient que ternir mon éclat; et si, pour me séparer de ma tige, quelques précautions sont nécessaires, cette nécessité même ne fait que doubler mon pnx. — Pour moi, dit 1^. Myrte, je me livre sans résistance à la main qui veut me ftaisir. — Et \o\\h justement ce qui vous déprécie, reprit la Rose; il faut un peu de peine pour relever le plaisir, lo Ainsi que la rosft, rinstruction a ses épines; apprenez à la cueillir pour en goûter le doux parfum.
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