UNE CURE MERVEILLEUSE
U élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes j de manière que le sens soit le moins possible altéré.
Un docteur anglais, mécontent contre la Société royale de Londres, qui avait refusé de V admettre au nombre de ses membres, employa pour s'en venger une plaisanterie d'un genre neuf : ce fut d'adresser au secrétaire de cette académie , sous le nom supposé d'un médecin de province , le récit d'une cure récente dont il se disait Taute^ir.
« Un marin, écrivait-'û, s'était cfxssé la jambe. M'étant trouvé par hasard sur le lieu de l'accident, j'ai réuni les deux portions du membre fracturé, et, après les avoir /brtement liés avec une ficelle, j'ai arrosé le tout avec de Teau de goudron. Le matelot, continue le rusé docteur, à senti en très peu de temps la vertu du spécifique, et n'a point tardé à se servir de sa jambe comme auparavant. » Or, cette relation du docteur venait en même temps qu'un livre du
savant Barqueley sur les propriétés de l*eau de goudron, ouvrage qui commençait à faire du bruit et qui mettait la division parmi les médecins. La communicatimi du docteur fut donc écoutée très sérieusement par la savante compagnie^ et Ton y disputa de la meilleure foi du monde sur cette cure merveilleuse. On allait même imprimer les diseussions qui avaient eu lieu à ce sujet, lorsque la Société royale reçut une deuxième lettre du médecin de province, qui disait au secrétaire : (( Dans ma première lettre, j*ai oublié de vous marquer que la jambe cassée du matelot était une jambe d^^ bois. »
La mystificatioi^ ae tarda pas à s'ébruiter, et amusa beaucoup les oisifs de Londres aux dépens de la docte Société.
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