‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 58 sur 101 · PLINE SAUVE SA MÈRE · texte numérisé non relu

PLINE SAUVE SA MÈRE

ûélève remplacera chaque tiret par le mot que rérlnme le sens,

Pli«e le Jeune se trouvait à Misène, ville peu — du Vésuve, lors de la terrible — qui occasionna la mort de son oncle Phne le Naturaliste. Les habitants, saisis de — , cherchèrent leur — dans la fuite. Pline, oubliant le danger pour — , cherche sa mère, la trouve et veut la — . En vain lui représente-t-elle que sa vieillesse et ses — l'empêchent de le suivre; que le

moindre retard les expose à — tous deux ; que peut-être il n'est déjà plus temps pour qu'il se — lui-même; rien ne l'arrête, il V — malgré elle. La cendre amoncelée dans les

— tombait déjà sur eux ; une noire fumée — le ciel et le rendait affreux. Ils n'avaient pour se — dans ces épaisses

— que la lueur des flammes qui les environnaient. Aucun danger, aucune douleur ne peuvent — la persévérance de ce bon fils; épuisé, mourant, il — sa mère et sent — son courage et ses forces. Il la soutient, la—, l'encourage, l'emporte dans ses — ; enfin il la met hors de — , et tombe en — Dieu, qui lui a donné le bonheur d'avoir sauvé celle à qui il doit — .

^It"^ EXERCICE

l'aisge témoin d'une bataille

L'élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sens.

Un jeune ange ayant été — ici-bas en mission pour la première fois, on lui donna pour — un vieux génie. Ils arrivèrent en planant sur les mers de la Martinique, précisément le jour où — une bataille opiniâtre entre la flotte anglaise et la flotte américaine. Lorsque, — les nuages de fumée, l'ange vit le feu des — , les flots couverts de — , de membres mutilés et — , les vaisseaux coulant — ; s'-mbrasant ou — en l'air, et, au milieu de cette scène de misère et de — , ce qui restait de l'équipage s'entr'égor^eant avec — • « Insensé, dit-il à son guide avec une sorte de — , vous ne savez ce que vous faites; vous vous — de me conduire sur la terre, et vous — en enfer! » « Non, — le guide, je ne me suis pas — ; nous sommes réellement sur la lerre, et ce ne sont pas des démons que vous — , ce sont —, Les dia-

9f PROPRIÉTÉ DES HOTR

bles ne se traitent jamais les uns les autres d'une manière aussï — ; ils ont plus de — et plus de ce que les hommes appellent — humanité. »

i^3® EXERCICE

UNE DISTRACTION d'ARTISTE

V élève remplacera chaque tiret par le moi que réclame le sens.

Un peintre célèbre travaillait à Tune des — qui ornent la coupole de Saint-Paul de Londres. La pensée entièrement — par son travail, il oublie sa position, l'élévation où il se — , le petit — où il est resserré, et il se recule de quelques — pour mieux — de Feffet de son œuvre. Déjà il a — l'extrémité de l'échafaudage; encore un pas en — et c'en est — ! il va se briser sur les — de la nef, à deux — pieds audessous ! Un maçon était là qui vit l'imminence du — ; mais que faire? Appeler le — , l'avertir? Le peintre, absorbé par sa — , ne l'eût pas — I Se — vers lui pour le retenir? C'eût été — un somnambule ! Par une — inspiration plus prompte que — , il saisit un — et en barbouille la plus belle — du chef-d'œuvre. L'artiste, furieux, — sur lui : « Frappez, vous êtes — ! » dit l'ouvrier si heureusement — -. Deux — d'explication — la fureur du peintre en une vive — .

2LÉMENCE DE CHARLEMAGN7.

If élève remplacera chaque trret par le mot que réclame le sens,

Charlemagne est un des plus grands rois qui aient — la France. Semblable à ces brillants météores qui — par leur

FROPRIÉTé DES MOTS 7l

clarté subite et s'évanouissent, laissant après eux le — de leur éclat, il étonna le — par ses conquêtes et son — , et légua à la France, à défaut d'un successeur digne de lui, la gloire de son — et l'exemple de ses — .

Ce grand monarque avait — à la justice des conspirateurs qui a^uieni voulu — à sa vie. Au moment où leur chef courbait déjà la — sous la hache prête à le — , Charlemagne parut. « Que viens-tu faire ici, roi? dit le — . Insulter à mes derniers — et triompher d'un cadavre? Va-t'en! Là où se — un condanmé, un bourreau et un roi, c'est kroi qui doit avoir la — de sa vengeance et qui doit se retirer. » «ïu te — , reprit Charlemagne; là où ces trois hommes se —, il y en a un en effet qui doit se retirer, mais c'est le — . Tu es libre. »

La clémence est une attribution tellement — à la présence des rois, que leur — en tout lieu de punition ou dd supplice a toujours — depuis ce temps la grâce du — .

9j^« EXERCICE

BELLE PAROLE d'uN GRENADIEA

L* élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le »enê.

Lors de l'enti'evue de Napoléon P' avec Alexandre, le premier des deux — voulant — à l'autre les troupes qui l'avaient — , une grande revue eut lieu. Napoléon parcourait avec complaisance les — de sa garde impériale, lorsqu'il — tout à coup devant un grenadier dont le — était profondément sillonné par une — qui partait du front et — jusqu'au milieu de la joué. 11 le regarda un moment avec — , et le désignant du — à l'empereur Alexandre : «(Que pensez-vous, lui dit-il, dô — qui peuvent — à de pareilieb blessures? » « Que pense;&*^

VOUS des soldats qui les ont faites? » répondit — avec une heureuse — d'esprit. « Ceux-là sont morts, » dit le vieux grenadier d'une voix — , se mêlant par ce mot — à la conversation des deux plus — monarques du monde. Alexandre, dont la question avait — Napoléon, se tourna alors vers lui et lui dit avec — ; « Sire, vous êtes partout vainqueur. » « C'est la garde qui — , répondit Napoléon eu faisant un — de remerciement à son grenadier.

l'homme bienveillant Lélève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sens.

Oui, il en existe encore de ces cœurs francs, simples, — , ouverts aux plus vives — de la vertu; bons par nature; généreux, sans songer au — ; heureux du bien qu'ils font, du bonheur qu'ils — ; gais de la — des autres, ils plaisent à tout le monde, sans — de se faire remarquer; ils donnent des éloges, sans se proposer d'être — à leur tour. Exempts de toute défiance, parce qu'ils ne connaissent point la — , ils aiment tous ceux qui paraissent les aimer; ils oublient le mal qu'on leur — , gardent un souvenir — des bienfaits et ne haïssent personne, parce que, — tous les cœurs d'après leur propre cœur, ils croient — que tout le monde est bon. Quand il s'agit de rendre un — , ils n'examinent pas, ils — ; trompés souvent, toujours — , mais ne croyant jamais l'être. Leur imagination s'exalte pour tout ce qui est grand, — , gwiéreux. Ils ne disent point : C'est bien difficile; je ne — pas; ils mettent en action tout le temps que les autres — à calculer et à prévoir ; et la chaleur de leur àuie les — souvent beaucoup mieux que ne pourrait le faire — d'intrigue le plus raftlné.

VEOPRIBTÉ DES MOTS 731,

^f EXlilRCICE

PROBITÉ d'un paysan

l'élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sens*

Dans une— que nos troupes tirent en Allemagne, un capitaine de cavalerie avait été — pour aller au fourrage f^vec sa compagnie. Il — de loin une cabane, y — ses pas, frappe à la — , et se fait ouvrir. Un bon paysan, vieillard respectable, se — : « Brave homme, — le capitaine, montrez-moi, je vous — , un champ où je — faire fourrager mes cavaliers, » « Très — , » répondit le vieillard. Aussitôt le bonhomme se met en tête du — et remonte avec lui le vallon. Après un quart d'heure de — , se présente un beau

— d'orge : « Voilà ce qu'il nous — , » dit le capitaine. « — un moment, réplique le campagnard, et vous — content, d On — de marcher, et un quart de lieue plus — , on — un nouveau champ d'orge où le paysan — les cavaliers à descendre. La troupe met — à terre, coupe le grain, le met en trousse et — à cheval. Cependant 1' — , mécontent, dit à son guide : « Mais, mon brave , vous nous avez fait faire une

— inutile : le — champ valait bien celui-ci. » « Cela —vrai , reprit le vieillard , mais il — pas à moi. »

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