‹ Méthode nouvelle pour le traitement des déviations de la colonne vertébrale; précédée d'un examen critique des divers moyens employés par les orthopédistes modernesChapitre 3 sur 11 · DÉVIATIONS DE L’ÉPINE · texte numérisé non relu

DÉVIATIONS DE L’ÉPINE

L’admirable structure de la colonne vertébrale , qui concilie au plus haut degré la solidité, la flexibilité, en même temps que la configuration la plus favorable aux fonctions qu’elle doit remplir , ne la garantit pas de plusieurs altérations , dont quelques-unes peuvent compromettre l’existence , tandis que les autres la rendent seulement pénible et disgracieuse. Composé de pièces solides entre lesquelles s’interpose une substance extensible et élastique, sollicité en tout sens par des forces variables dans leur intensité , le raehis peut être altéré dans sa forme sous l’influence de deux causes premières differentes , soit

parce que quel<[ues-unes des vertèbres, profondément désorganisées ou seulement moins résistantes , s’aflaisscnt sous le poids quelles ont à supporter, soit parce qirune action anormale des muscles qui meuventcet axecentral change, à la longue , l’épaisseur relative des cartilages intervertébraux , et même celle des os , en opérant une lente absorption de leur substance.

Considérées sous le rapport de leur étiologie , les déformations de l’épine paraissent donc se rangei' naturellement en deux grandes sections : la première comprenant les déviations qui résultent d’une affection essentielle du système osseux ou ligamenteux ; et la seconde, celles qui sont produites par la rupture de l’équilibn; naturel des puissances musculaircSj ou par l’inégale distribution des poids que supporte la colonne vertébrale, (i) Notre plan n’est point de traiter a^s deux divisions avec la même étendue , et si

(i) Celle cla^sificalion , couuue toutes celles doul se com posent les systèmes nosologiques n'est sans doute pas d'une exactitude absolue ; car les déviations de l’épine sont iineltpiefois le résultat eoniposé des diverses causes que nous

nous croyons de\oir rappeler ce quePott, Wilson , Copeland, M. Boyer, ont écrit sur les maladies organiques des vertèbres , c’est qu’il nous paraît de la plus haute importance d’établir leur diagnostic, de telle sorte qu’elles ne puissent être confondues avec de simples changemens de forme sans altération intime des parties. Lorsqu’on sait que l’ignorance et la présomption , dirigées par des analogies superficielles , ont soumis plus d’une fois les unes et les autres au même traitement empirique , toutes les lumières qui peuvent soustraire les malades à des tentatives imprudentes semblent devoir être rassemblées avec scrupule.

Après avoir tracé une esquisse rapide des symptômes qui accompagnent et distinguent les déviations produites par la carie des vertèbres, ou par leur ramollissement pathologique, nous insisterons spécialement sur celles qui , déterminéesprimitivementpardescauses dynamiques , paraissent admettre , entre les

avons énumérées ; mais comme elle est , en général , utile dans la pratique , nous l'avons préférée à celle qui se fonderait sur la forme des courbures vicieuses du rachis.

moyens d’une enicacité plus ou moins probable qu’on peut leur opposer , la puissance de certaines machines.

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