‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 108 sur 260 · II. TEMPS · texte numérisé non relu

II. TEMPS

§ 90. Les circonstances de temps les plus ordinaires sont exprimées par les adverbes suivants :

quando?

quand?

tandem ,

enfin.

hôdïë ,

aujourd'hui.

aliquando ,

heri (hërë),

hier.

nonnunquam ,

nûdiûs tertius,

avant-hier.

interdum ,

crûs ,

demain.

âdhùc ,

encore, jusqu'ici.

pêrendië ,

après -demain.

ëtiamnunc ,

encore aujourd'hui.

prïdië ,

la veille.

ëtiamtum ,

encore alors.

postrïdië ,

le lendemain.

sïmûl ,

en même temps.

îïiânë ,

le matin.

quôtïdïë ,

tous les jours.

vespëre, vespërï

, le soir.

quôtannis,

tous les ans.

interdiû ,

de jour.

deindë, dein,

ensuite.

no ctû ,

de nuit.

antëâ ,

auparavant.

noctu diûquë ,

jour et nuit.

postëâ ,

dans la suite.

nunc,

maintenant.

antehâc ,

ci-devant.

tune, tum,

alors.

posthâc ,

désormais.

jain,

déjà.

intërëâ,

pendant ce temps.

mox,

bientôt.

intérim ,

en attendant.

nondum ,

pas encore.

prôtïnûs ,

aussitôt.

nûpër,

dernièrement.

quandiû?

combien de temps?

prïdem, jamprïdem, ) depuis longdûdum, jamdûduin, j temps.

âlïquandiû,

quelque temps.

dïû,

longtemps.

ôlim ,

) autrefois, ja- ) dis, un jour.

tandiû , tam diû

, si longtemps.

quondam ,

sempër,

toujours.

ssepë,

souvent.

paulisper,

pendant peu de temps

imnquain ,

jamais.

pârumpër,

pour peu de temps.

Rem. 1. Heri et hère sont des formes d'ablatif; heri est le plus usité. — Nudius tertius équivaut à nunc dies tertius. — Diû et noctû sont d'anciens ablatifs de la quatrième déclinaison. — Les premières syllabes &e prïdië, prïdem , postrïdië , sont évidemment dérivées deprœ ou pro et de post

2. A nunquam (jamais, avec négation) répond unquam (jamais, sans négation), zommv knusquam (nulle part) répond usquam (quelque part).

3. Dûdum vient de diû dum (il y a longtemps que. . . ) ; l'usage apprendra que ce mot se dit quelquefois d'un passé fort récent. On verra également qxïolim et quondam y qui signifient autrefois, peuvent aussi , comme le français un jour, s'appliquer à l'avenir.

4. Dans anteâ, posteâ, intereâ, ea n'est point un accusatif pluriel neutre ; c'est un ablatif féminin , comme hâc dans antehâc, posthâc. Il en faut conclure que les prépositions ante, post eiinter, qui, étant séparées, veulent l'accusatif, se joignent à l'ablatif lorsqu'elles entrent en composition.

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