Cf. Méth. grecque
§ 228. Antécédent placé après le relatif.
On voit par les exemples précédents que le relatif est toujours à la tête de la proposition à laquelle il appartient, et qu'il doit être construit immédiatement après son antécédent. Il est important de se rappeler cette observation , surtout lorsque le relatif est placé au premier membre de la phrase , et l'antécédent au second :
Quorum majores aliquâ gloriâ prœstùerunt , ii student plerumque eodem in' génère laudis exceller 'e , Cic. [ceux dont les ancêtres se sont illustrés par quelque genre de mérite, s'efforcent ordinairement d'exceller dans la même carrière) ; ii, quorum majores, etc.
Plerique, a quo plurimum sperant, eipotissimum inserviunt, Cic. ( la plupart des hommes obligent de préférence celui dont ils attendent le plus) ; inserviunt ei, a quo K
§ 229. Antécédent sous-entendu.
Les démonstratifs is et ille étant très-faciles à suppléer avec qui, sont fréquemment sous-entendus; alors qui se rend en français par celui qui , quod par ce qui ou ce que.
Qui mentiri solet, pejerare consuevil, Cic. [celui qui a l'habitude démentir, se parjure aisément); is, qui solet.
Maximum ornamentum amicitiœ tollit, qui ex eâ tollit vcrecundiam, Cic. (c'est ôter à l'amitié son plus bel ornement, que d'en bannir le respect) ; is, qui tollit (celui qui bannit).
Quod non dédit fortuna, non eripit, Sén. (ce que la fortune n'a pas donné , elle ne l'enlève pas) ; non eripit id , quod non dédit 2.
Rem. Dans les deux premiers exemples , la proposition relative est le sujet de la principale ; dans le dernier elle en est le complément.
§ 230. Relatif entre deux cas du même nom.
1. Si l'on faisait la construction pleine de Deus quem veneramur, on aurait évidemment Deus, quem Deum veneramur, et le relatif serait placé entre deux cas du même nom. Il se rencontre des exemples où ces deux cas sont exprimés : Tune leges par.atœsunt, quibus legibus exsilium damnatis permissum est ,
h Cf. Méth. gr., § 286. — 2. Cf. ibid. , § 286.