Burn. Gr. Lat
2. Son, sa, ses, peuvent être obscurs en français comme suus en latin. Si je dis : « Milon rencontre Clodius devant sa terre , » on ne saura pas si c'est la terre de Clodius ou celle de Milon que je veux désigner. Comme il s'agit d'une terre de Clodius, il faut dire : « devant la terre de celui-ci , » et en latin , Milo fit obviam Clodio ante fundiim ejus, Cic. Il faut dire ejus3 car on ne peut employer ni ipsius, qui rappellerait l'idée de Milon, ni suum, qui pourrait s'appliquer à l'un aussi bien qu'à l'autre. Avec un sujet de la première ou de la seconde personne, comme l'erreur serait impossible, on dirait indistinctement, fuimus, fuisîis obviam Clodio ante fundum suum, ejus ou ipsius.
§ 303. Observation générale sur les adjectifs possessifs des trois
personnes.
Mon , ton , son , ne s'expriment pas en latin , lorsque le sens permet de les suppléer sans équivoque : In eloquentiœ studio aetatem consumpsi, Cic. (j'ai passé ma vie dans l'étude de l'éloquence). — Pater dédit filio vitam perituram, Sén. (le père a donné à son fils une existence qui doit finir). — Pœnam semper ante oculos ver sari putant , qui peccarunt, Cic. (ceux qui ont fait le mal croient toujours que le châtiment est devant leurs yeux = les coupables ont toujours le châtiment devant les yeux).