Quintil., vît, 9,7, et vtit
avec celle du temps marqué par le verbe auxiliaire; il en résulte la conjugaison suivante , qu'on nomme périphrastique :
TEMPS DE LA PREMIÈRE SÉRIE
TEMPS DE LA DEUXIÈME SÉRIE
INDICATIF
SUBJONCTIF
INDICATIF
SUBJONCTIF
Lecturus sum.
Lecturus eraui.
Lecturus ero.
— sim.
— essem.
Lecturus fui.
Lecturus fueram.
— fuerim.
— fuissem.
Lecturus sum diffère de legam , comme je dois lire, je me propose de lire , diffère àeje lirai. Il en est de même des autres formes: lecturus eram (je devais lire, j'allais lire, j'étais sur le point de lire); quum lecturus ero (lorsque je devrai lire, lorsque je me disposerai à lire) ; lecturus fui (j'ai été sur le point de lire ) ; si lecturus fuissem (si j'avais dû lire ) , etc.
Gicéron réunit le futur simple et le futur périphrastique dans une phrase où il conseille à l'orateur d'étudier les dispositions «de ceux devant lesquels il plaidera ou devra plaider, » eorum apud quos aliquicl aget aut erit acturus 1 . Cet exemple suffit pour en faire sentir la différence.
Rem. 1. C'est à cette conjugaison que sont empruntés les futurs de F infinitif, lecturum esse et fuisse > ainsi que le futur du subjonctif, lecturus sim ; cf. futurus sim , § 47 , R. 5.
2. Les locutions aller , être sur le point de, au moment de , près de, qui se traduisent bien par le participe futur avec l'auxiliaire , peuvent aussi se rendre par in eo esse ut avec le subjonctif : « Il était sur le point de périr , il allait périr , » Jam in eo erat ut periret. On dirait de même , jam jam erat perilurus.
§ 396. Des deux auxiliaires du par fait passif , sum et fui.
Sum et fui, eram et fueram, s'emploient indistinctement comme auxiliaires du parfait et du plus-que-parfait passif ( § 67) . Cependant, si l'on a besoin de marquer plus fortement le passé on préférera fui et fueram : « Marins publia seul un édit qui avait été rédigé en commun. » Marins id, quod commimiîer composition fuerat, soins edixit. L'auteur a employé fuerat