PREMIÈRE PARTIE
ou kcha, et le second au gn d’agneau, précédé d’une faible nuance de dj.
N § 5. III. Anuswara, Visarga, Apostrophe. — L ' Anusivdra (m ou ri) est un point que l’on place sur une syllabe pour lui donner un son nasal, ou pour remplacer à la fin d’un mot une nasale non écrite. Ex. : sadanam,
maison, , sanskpas, orné (1). Anuswàra veut dire
sonus sequens (mot à mot, post-sonus) ,
1° On l’emploie toujours dans les mots où la syllabe nasale est suivie d’une sifflante ou d’un'ri. Ex. : typdunç, mordre; fn^T, sinha, lion. 11 en est de même à la fin d’un mot, quand le mot suivant commence par une de ces lettres. L’anuswâra nécessaire (que nous représentons par ri) est donc proprement la nasale des sifflantes et de l’aspirée.
2° Mais un anuswàra facultatif [m) remplace aussi devant les autres consonnes l’une des cinq nasales ; seulement, on peut toujours recourir au caractère qu’il représente. Ex. : S^TpT ou > ta f karam, la main ;
rT ou (TÔT , tan èandram, la lune : H ou fra ,
tan dantam, la dent. L’anuswàra n’étant pas ici de rigueur,
le mieux, peut-être, serait d’y renoncer, le réservant pour les cas où aucune des nasales ne peut le remplacer. C’est,
(I) Formé de kpa (fait) et de la préposition sam (grec uuv, latin cum), avec insertion euphonique de s, le participe sanskpa signifie littéralement confectus, mais dans le sens de perfectus, fait avec ensemble, perfectionné.
DES LETTRES
du reste, l’usage adopté par les savants brâhmanes de nos jours.
3° Une seconde forme graphique de l’anuswàra (le point dans un demi-cercle), appelée anunâsika, s’emploie : 1° lorsqu’une nasale disparaît par une assimilation r Jv tTrT F R T ÎH , paxânl lunâti pour CRTR FRTTîT, paxdn
lunâti, il coupe les ailes ; et 2° quand une syllabe nasale se combine avec la syllabe suivante par le moyen d’une sifflante intercalée âsanstatra, pour fp=f, dsnn
tatra, ils étaient là. y >'
Le Visarga, — que nous représenterons par a (mélange de l’s et du double point), — est un signe qui indique, à la fin des syllabes, la présence virtuelle d’un s, ou secondairement d’un r. Il exprime une aspiration plus douce que Y h, lettre qu’il ne remplace jamais (1). Ex. : , yaças,
pour jjqpq , yaçaz, gloire. Ce signe, qui est surtout d’usage
devant les pauses, s’emploie aussi devant k, K, p, p'. Sa forme en dévanâgari est celle du deux-points : ; il prend pourtant quelquefois aussi celle de deux demi-cercles superposés et contraires Z.
L 'Apostrophe, ' s , remplace l’a bref initial après un mot finissant par ê ou û, et ne doit s’employer que dans ce cas : , tê ’üavati pour té atiavan, ils étaient. Tout autre usage de l’apostrophe est vicieux.
(I) Les Français donnent aussi à l’s final de beaucoup de mots une valeur tantôt forte ou égale à deux s, tantôt douce ou égale à un 2, tantôt nulle.