PREMIÈRE PARTIE
quelconque, ou suivre la règle générale ou se changer en la nasale de leur ordre. Ex. : qj ^irFT, tad nâ ’sti, ou
mieux FR R ^ fTrT» tan nâ ’ati, cela n’est pas ; de tat.
2" Palatales,.^, c; c; jrT ifï, n. Un mot ne peut finir par une palatale, sauf », si ce n’est par suite d’une transformation euphonique.
A la fin d’un mot, c, j, se changent en k ; j se change en k ou en t; c se change en t ; et dès lors, les sourdes k et t suivent les lois d’euphonie. vâg nvâca,
une voix parla, pour ^tôr, vâk, provenant lui-même de vâé. Râd aGravît, le roi répondit, pour rat. provenant de râj, roi.
Si c initial est précédé d’une voyelle brève, on le redouble au moyen de sa ténue : fr F ^TH TT» tava ccâyâ, ton ombre, pour fr ^TITT» tava câyâ. Toutefois, cet usage est souvent négligé ; et les poètes le suivent surtout quand ils veulent allonger par position la syllabe précédente, comme font les Latins quand ils disent relligio pour religio. Le même usage s’applique aux nasales finales f. », », suivies d’une voyelle : âsann atra, ils étaient là ; pour âsan.
3° Dentales. iT, ïï, ï , tj, /, t, (/, d, n. Suivies d’une palatale, <?une cérébrale (sauf les nasales de ces deux ordres), ou d’une l, les dentales t. ï, d, d, s’assimilent à l’initiale qui les suit. FTE^tR, tac carma, ce bouclier; de tat. Mahaj jîvanam, grande vie : de mahat. VédaGi/c carati, il s’avance instruit dans le Vèda : de vêdabud.
'Suivies de ç, les dentales se changent en c; et par réaction, le ç lui-même se tranforme ordinairement en c :
DES LETTRES
frq-gJsTR , tac cas tram, cette flèche: de tat
cas tram.
4° Nasales. Après final, les sourdes, — soit palatales, c. c, soit cérébrales, t, ï, soit dentales, t, ï, — doivent être précédées d’une sifflante ; et dès lors la nasale s’écrit sous forme d’anunàsika : yTflfi jy^Trl , çrimânçcarati, il marche heureux, pour çrimân carali; âsanstatra, ils étaient là, pour dsan taira.
n final s’assimile à / initial, et l’on suscrit de plus l’anunâsika : paiânl lunâti, il coupe les ailes, de
paxân (1).
n final, dans le milieu d’un mot composé, se supprime, et les voyelles suivent l’euphonie : Râjagpha, la demeure du roi, et non Râjajgrha ; râjêndra, le prince des rois,
et non rajanindra (2).
final ne subsiste que devant les voyelles et les labiales p, p r , b, U. Dans les autres cas, il s’accommode à l’ordre de la consonne suivante ; il devient j devant les gutturales, n devant les palatales, n devant les cérébrales, «devant les dentales. Taf gajam, cet éléphant; tan candram, cette lune; tan dçntam, cette dent: de tam. On peut aussi, dans tous ces cas, remplacer la nasale par l’anuswàra (m ou n) (3) .
(1) Ce genre d’assimilation est commun en latin. Manlius, conlatio, conligere, y sont devenus plus tard Mallius, collatio, colligere.
(2) Voyez les règles des §$ 121 et suivants.
(3) Voyez § 5, les règles de l’anuswâra.