‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 23 sur 60 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Devant les sifflantes et Y h, Ym final se transforme nécessairement en anuswâra. La même chose a lieu devant les semi voyelles y, r, l. Exceptez Samrâj, le Roi universel, Dieu, composé de et de 7T!î^ roi — Cepen-

dant si h initial est suivi d’une nasale ou d’une semivoyelle, celles-ci peuvent, à travers 17/, agir euphoniquement sur Ym final du mot précédent et se l’assimiler ; fsfîrT kinl hlâdatê pour kim hlddatê, pourquoi se réjouit-il?

5° Semivoyellks. r, est presque la seule semivoyelle qui se rencontre à la fin des mots. Quand elle est suivie d’un silence, d’une sourde (soit gutturale, k, k', soit labiale, p, p'), ou d’une sifflante, on la remplace ordinairement par le visarga : ^ï^TTFTrp:, karôti punaa, rp: ^»||f r |. puma karôti, il fait à son tour , pour punar. Parfois elle est remplacée par une sifflante, qui s’accommode à la lettre qui la suit. Cette double règle s’observe aussi dans la formation des mots composés.

Suivie d’une sourde (palatale, g, ca, ca ; cérébrale, Z, ta, s, la; ou dentale, ff, ta, g-, ta), elle est remplacée presque toujours par ^ s, ou TJ s : pimaç carati, il

marche après.

Suivi d’un r, l’r final se supprime, afin qu’il n’y en ait pas deux ; mais la voyelle qui précède s’allonge si elle est brève. Ainsi, pour punar ramatê, on àûptpià ramatê, il se

réjouit à son tour.

0° Sifflantes. Les lettres^ e, rji, ne peuvent subsister à la fin d’un mot, si ce n’est par euphonie. Elles se transforment en <7, t, et quelquefois en k, lettres qui dès

DES LETTRES

lors suivent leurs propres lois. Vit, entrant; divit, ennemi; (lik, plages pour vie, dwis, diç.

final, suivi d’un silence ou d’une sourde, qu’elle soifrgulturale ( k , H) ou labiale ( p , p'), est remplacé par le visarga. Karôti ravin, ravin karôti, le soleil fait: pour 7' avis.

Suivi d’une sourde, — palatale (c, c) ou cérébrale (t, ï), — s final s’accommode à la consonne qui le suit et devient : ç devant c, c. il j tri , raviç éarati, le soleil marche. s devant t, ï, ravis tikatê, le soleil va.

Mais devant les dentales t, t, il ne change pas, il reste s. Ravis tarati, le soleil traverse.

Toutefois, en composition devant une sourde, guttürale ou labiale, 5 final est le plus souvent conservé : ïnFtrffT. üâspati, le maître de la lumière.

Suivi d’une sifflante, s final s’accommode à cette lettre, ou bien il se change en visarga. SHsTfi', raviç çôbatê ou sfraH, rav * H Çôbatê, le soleil resplendit. Il peut môme se rejeter entièrement. Ravi skandati, le soleil marche.

Suivi d’une sonore autre que r, IV final, pourvu qu’il ne soit pas précédé de a, â, se change en r : sT S r fpr , ravir

■jayati, le soleil triomphe. — Si la sonore est r, IV final est rejeté, et la voyelle précédente s’allonge : prFT. ravi

ramatê, le soleil^e réjouit. — Si s final est précédé de a, la syllabe as se contacte en 6 : Trpq-, Nalô nâma,

nommé Nala, pour Nalas. Dans ce cas, si le second mot commence par a, cet a s’élide : gajo sti, l’éléphant est, pour gajas asti. Et si le second mot commence par une voyelle

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