II. RENCONTRE DES CONSONNES DANS LE CORPS DES MOTS
Règles générale!.
1° La consonne finale du radical ne change pas devant une voyelle, une semivoyelle ou une nasale : patâmi, je tombe ( pat-âmi ).
2° Devant toute autre sonore, les sourdes se changent en la sonore non aspirée de leur ordre, ^T^rT , mahat, grand : ïT^ïïTT, mafia df) y us. Yuü, combat : yudüyas.
3 U Devant une sourde, les sonores se changent en la sourde non aspirée de leur ordre. ^ , ad. produire : ad mi, «te*. 5%, atti; (1).
Nota. Si la finale est aspirée, l’aspiration se porte sur la consonne qui suit, quand cette consonne est t ou ü; et sur celle qui précède, quand celle-ci est g, d, d ou b. Ainsi, !jry , cuti, purifier: çudâa, purifié, de çuü-ta ;
mais cpj , bud, savoir : H TëyflT fi T tiôtsyâmi. je saurai, et non bôlsyâmi.
^*4° Les thèmes nominaux finissant par deux consonnes, perdent, comme nous l’avons déjà dit (§ 14), la dernière, quand les flexions commencent par une consonne, à moins que la pénultième du thème ne soit r. Suva/fc. qui marche bien : suvalByas, suvafsu.
Cette règle peut aussi s’appliquer à des flexions autres que celles de la déclinaison.
(I) Ces deux dernières règles sont suivies par la prononciation française dans certains mots, tels que absio'dc, absinthe, obtenir, qui, malgré l’orthographe, se prononcent : apsurde, apsinlhe, oplenir.
DES LETTRES
§ 18 . Règle* particulière*.
1° Palatales. ^ c , devient k devant une sourde, et g devant une sonore (excepté les semivovelles et les nasales). Vue, dire : vakti, il dit. Vdc, discours : vdgfiyas (t).
j^r / final subit dans la plupart des cas les mêmes transformations que è. Yunajmi, je joins : yunakti, il joint.
Quant aux lettres c et j, qui sont très-rares à la fin des radicaux, elles y suivent des règles que l’usage enseignera.
2° Cérébrales. Les cinq cérébrales, ^ ü xn^et la sifflante «I è, à la fin des radicaux, devant t, l ou d, transforment ces lettres en la cérébrale correspondante, c’està-dire en t, ï, ou il. — ^3 îd, louer : fjr îttê, il loue; y an, compter : ganti, la numération; fk^dwis, haïr ! divêsti, il hait ; — et non îdtê, ganti, dwéèti.
3° Nasales. ît n final du radical se retranche presque toujours dans les noms et dans les verbes. Ndman, nom, nâmabyas, aux noms. Han, tuer, hata, tué. Cependant on dit à l’infinitif, hantnm (2).
Précédé d’une palatale, n initial du suffixe se change en la palatale n. Yaj, sacrifier, ^ yajna, sacrifice (suffixe na ) .
Si dans la racine il y a f, f, r ou è, l’n du suffixe
(t) Comparez l’italien arneo, amici.
(2) On verra dans les déclinaisons et les conjugaisons quelles exceptions subit celte règle.