‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 26 sur 60 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

suivi d’une voyelle ou d’une semivoyelle devient n. Vr, choisir, êPïïr fi T ijnôli, il choisit. Cette règle souffre pourtant quelques exceptions.

L Y des préfixes antar, dur, nir, pra, pari, parâ, exerce la même influence sur l’n du radical : TnqrTFT pranudali, il envoie (de nud) ; prâna, le souffle (de pra-an ) . — 11 en est de même dans quelques mots composés, quand le premier contient r et le second n. Ex. : cJüî^'Tïï^T Vj'lrakanam (accus, de Vftrahan), le meurtrier de Vritra.

*T . ni final de la racine, suivi de t, se retranche devant les suffixes légers; il se change en n dans le cas contraire. Gam, aller : infinitif, gantum ; participe, gala. Cependant la nasale subsiste parfois, même dans le premier cas; mais alors la voyelle s’allonge. Ç ram, fatiguer : participe çrânta (1).

m final se change aussi en n (anouswàra nécessaire) devant la terminaison su du locatif.

4° Semivoyelles. Dans la formation des mots, y et v ne se rencontrent presque jamais devant une consonne. Si pourtant ce cas se présente, l’usage est de les rejeter, excepté devant Ici, on a le choix de les supprimer ou de les maintenir, bien qu’il soit impossible de les y prononcer. — R 7, et / FT, à la fin d’un radical, subsistent

devant toute consonne; et s’ils sont précédés de i ou de u, ces voyelles s’allongent. Gir, parole : girbyan, gîrsu.

(t) Voyez aussi § 73.

DES LETTRES

5" Sifflantes Ç *T final devant t , ï , devient* fj . Dri< ,

voir : dfsta, vu. — Devant les consonnes sonores des

flexions verbales (excepté les semivoyelles et les nasales), il devient d. lç, commauder : f^^r^êddwam, vous commandiez. — Devant l’s des flexions verbales, il se change en k. Vaç, désirer : vaxi, tu désires. — Devant su,

dans les noms et les adjectifs, il devient tantôt k, tantôt t. Ex. : dixu (de diç, plage); vitsu (de vie, entrant) . — Devant tf, il devient tantôt g, tantôt d : digtigas, vidbgas.

s final, devant t, t, ne change pas, mais il transforme ces dentales en cérébrales, t, t. Lhviè, haïr: ^fçdwêèti, il hait : dwista, vous haïssez. — Dans les flexions verbales, devant les consonnes sonores (sauf les semivoyelles et les nasales), s final devient d. Âs, s’asseoir 1 5jri^ âddwê, vous vous asseyez. — Devant s, il devient /. Vas, habiter ! etef dT fer vatsyâmi, j’habiterai.

Toutefois, devant si de la seconde personne, il ne change pas, s’il est précédé de a, â. Ex. : sas, dormir : sassi, tu dors. — S’il est précédé de toute autre voyelle, les deux s deviennent deux s, dont le premier peut se transformer en visarga. Ex. : pis, aller ! qfqfet pépisèi ou pêpissi, tu vas.

A l’impératif en swa, l’s du radical se rejette ordinairement. Ai, s’asseoir: %jp^dswa, assieds-toi, et non âsswa. A l’impératif en Si, l’s du radical se rejette ou s’assimile. Ex.: sas, dormir : sadi ou saüdi, dors. (Voy. § 76, vers

la fin.)

Dans les noms et les adjectifs, s final suit les mêmes

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