‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 27 sur 60 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

règles que pour les mots séparés. — Si cet s appartient à la racine pure (1) et qu’il soit précédé de i, u, ces voyelles s’allongent, quand la flexion commence par une consonne. Ainsi de çds, bénir , (en changeant à en i) âçis bénédiction , âçîfiyas, âçissu (ou açtssu ) .

L’s initial des flexions ou des suffixes, précédé d’une semivoyelle ou d’une voyelle autre que a, â, devient s, lorsqu’il est en outre suivi d’une voyelle, ou d’une des consonnes y, v, t, t, m. Ex. : vâri, ean : vârisu

dans les eaux ; biGar, porter : fïprfï bitiarsi, tu portes j danus, arc : ins^ cT danusmat, qui porte un arc.

Ni

6° Aspirée. H ^ final, suivi de t, ï, d, change ces ’ dentales en s d, disparaît lui-raème, et allonge la voyelle brève qui le précède, lorsque cette brève n’est pas un y. Ex. : lih, lécher : lîdi, lèche, lîda, vous léchez (de

lih-di, lih-ta), Ruh, croître : jyç rùda, qui a crû. — Toutefois, si la racine commence par ^ d, alors Yh final, suivi de t ■ ou ï, change ordinairement ces dentales en d, et devient lui-même g. Ex. : du h, traire : dôgdi, il trait

(de dôh-ti).

Suivi de toute autre consonne, h devient k, si la consonne dont il s’agit est sourde ; il devient g, si elle est sonore (exceptez les semivoyclles et les nasales). De plus, dans la seconde hypothèse, le d initial reçoit l’aspiration perdue. dôxi, tu trais, dugdwê, vous trayez.

(t) Voyez §20. ;

DE8 LETTRES

Suivi de s dans les flexions verbales, h final se change en k : rKUlfa lêxyâmi, je lécherai (1). — Dans les cas des noms et des adjectifs , h final suivi d’une sourde , devient/; suivi d’une sonore, il devient d : litsu, sur ceux qui lèchent, lidbyas, à ceux qui lèchent (2) .

7° Lettres redoublées. Dans beaucoup de manuscrits, les consonnes sont redoublées après J r ; Ex. : sarvva, pitar mmama. Nous ne tiendrons point compte de cette sorte de règle, ou plutôt de cette coutume, pure fantaisie des copistes à laquelle échappent, du reste, Y h et les sifflantes.

(1) Ainsi l’aspirée allemande ch, qui est douce dans plusieurs cas, se prononce comme un k devant la sifflante. Ex. : fuchs, renard, prononcez fux, comme dans l’anglais fox.

(2) Dans tout ce chapitre nous avons indiqué l’usage le plus général. Nous devons prévenir toutefois que, dans des cas assez nombreux, plusieurs changements euphoniques sont admis à la fois, sans que la grammaire puisse dire bien précisément auquel il convient de s’arrêter.

SECOINDE PARTIE.

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