CHIFFRES
DES LETTRES
L’écriture sanscrite porte le nom de dêvandgarî qui signifie l’écriture des dieux ; elle n’est pas entièrement alphabétique comme la nôtre, c’est-à-dire qu’elle ne représente pas par un caractère séparé chacune des voyelles et des consonnes qui composent un mot. Elle est plutôt syllabique : chaque mot se partageant en syllabes; et chaque syllabe, quel que soit le nombre d’éléments dont elle se compose, n’ayant le plus souvent qu’un seul caractère pour la représenter.
g 3. I. Signes simples. — Nous nommons simples les signes qui ne contiennent pas plus d’une consonne.
1 ° Chaque voyelle ou diphthongue peut à elle seule former une syllabe. Quand un mot commenee par une voyelle, celle-ci est représentée dans l’écriture par le caractère qui lui est propre. Ex.: apura, autre.
2 ° Toute consonne est réputée naturellement suivie de la voyelle brève a, laquelle ne s’écrit pas. Pour allonger l’a contenu dans ces caractères, on ajoute à leur droite la barre perpendiculaire de Yâ long. Ex. : kalaça, calice ;
sTTrn. bâlâ, jeune fille.
3° Quand une syllabe contient une voyelle autre que l’a, bref ou long, alors, pour la figurer, on ajoute à la consonne un signe particulier, qui supprime cet a et représente en même temps la voyelle en question.
Le signe de 17 bref se place devant la consonne après laquelle on le prononce. Ex. : 37 ^, kavi, poëte.
Les signes de 17, de Yô et de 17o se mettent après les