‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 8 sur 60 · CHIFFRES · texte numérisé non relu

CHIFFRES

DES LETTRES

L’écriture sanscrite porte le nom de dêvandgarî qui signifie l’écriture des dieux ; elle n’est pas entièrement alphabétique comme la nôtre, c’est-à-dire qu’elle ne représente pas par un caractère séparé chacune des voyelles et des consonnes qui composent un mot. Elle est plutôt syllabique : chaque mot se partageant en syllabes; et chaque syllabe, quel que soit le nombre d’éléments dont elle se compose, n’ayant le plus souvent qu’un seul caractère pour la représenter.

g 3. I. Signes simples. — Nous nommons simples les signes qui ne contiennent pas plus d’une consonne.

1 ° Chaque voyelle ou diphthongue peut à elle seule former une syllabe. Quand un mot commenee par une voyelle, celle-ci est représentée dans l’écriture par le caractère qui lui est propre. Ex.: apura, autre.

2 ° Toute consonne est réputée naturellement suivie de la voyelle brève a, laquelle ne s’écrit pas. Pour allonger l’a contenu dans ces caractères, on ajoute à leur droite la barre perpendiculaire de Yâ long. Ex. : kalaça, calice ;

sTTrn. bâlâ, jeune fille.

3° Quand une syllabe contient une voyelle autre que l’a, bref ou long, alors, pour la figurer, on ajoute à la consonne un signe particulier, qui supprime cet a et représente en même temps la voyelle en question.

Le signe de 17 bref se place devant la consonne après laquelle on le prononce. Ex. : 37 ^, kavi, poëte.

Les signes de 17, de Yô et de 17o se mettent après les

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