‹ Méthode pour prérarer les enfants à la première communionChapitre 24 sur 98 · LA FIN DE L'HOMME · texte numérisé non relu

LA FIN DE L'HOMME

D'abord invoquons, par une fervente prière, le Saint-Esprit, afin qu'il vous accorde ainsi qu'à moi sa lumière et sa grâce; à moi pour que je puisse vous parler convenablement et toucher votre cœur ; à vous pour que vous compreniez bien tout ce que je vous dirai et que vous en profitiez pour le salut de votre âme.

Quelle est votre fin, chers enfants? Pourquoi êtes-vous sur la terre? Vous le savez depuis longtemps ; le catéchisme vous l'a dit : Je suis sur la terre pour connaître Dieu, l'aimer, le servir et ainsi aller au ciel après ma mort. Vous n'êtes pas ici-bas, comme les animaux, pour vivre pendant un certain temps en ce monde, pour y travailler, boire, manger et mourir ensuite; vous n'êtes pas ici non plus uniquement pour apprendre toutes sortes de choses, pour devenir de bons fermiers, d'habiles ouvriers etc., pour gagner de l'argent, pour vous amuser et vous réjouir avec les autres. Non ; vous avez une âme raisonnable, une âme immortelle; vous êtes créés pour une vie éternelle, pour obtenir la bienheureuse éternité et aller en paradis, c'est-à-dire pour y jouir d'une gloire, d'un bonheur si grand, si beau et si ravissant, que l'Ecriture sainte a dit : « que jamais l'œil d'aucun homme pe l'a vu, aucune oreille ne l'a entendu, et aucun cœur

ne l'a goûté, » c'est-à-dire : tout ce que l'homme a jamais )(

vu de plus beau, tout ce que l'oreille de l'homme a jamais

entendu de plus charmant, tout ce que le cœur ou plutôt , •

les cœurs de tous les hommes ont jamais goûté de plus *

agréable, n'est rien en comparaison de la gloire et du bon- (i ^//t^ZZ-»

heur, dont vous jouirez dans le ciel. Et ce bonheur, combien

de temps durer -t-il? sera-ce peut être une année?Mnis pour II

une seule anm'v de bonheur, on pourrait bien travailler toute

la vie, car la chose en vaudrait bien la peine ; ou sera-ce . (

pendant cent ans? pendant mille ans? Non, ce bonheur durera I

sans fin, éternellement. Qu'elle est donc belle et glorieuse, la

fin à laquelle Dieu vous a appelés, chers enfants!

Mais pour arriver à cette fin, que devez-vous faire? Aimer Dieu et le servir, faire sa volonté, observer ses commandements. Car « nul œil n'a jamais vu etc., dit l'Apôtre, ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment; » et « ceux-là seulement, kv^/**n « dit le divin Sauveur, entreront dans le rovaume des cieux, qui font la volonté de mon Père céleste.» Mais pour que vous puissiez aimer et servir Dieu ; qu'est-ce qui est nécessaire? Il est nécessaire d'abord de connaître Dieu. Car si vous ne savez rien de Dieu, comment pouvez-vous l'aimer? Et si vous ne connaissez pas ses commandements , comment pouvez-vous les observer? Ainsi votre fin, ce pourquoi Dieu vous a créés, c'est de le connaître, de l'aimer, de le servir, pour qu'ainsi vous alliez au ciel.

Afin que vous puissiez y parvenir plus facilement, Dieu a fait encore beaucoup d'autres créatures : les plantes, les animaux, le soleil, etc.; toutes elles doivent vous aider à connaître Dieu, etc. Cette incommensurable voûte du ciel, ce soleil rayonnant, cette armée innombrable d'étoiles, dont les plus petites sont plus grandes que tout notre globe terrestre, doivent vous dire combien Dieu est infiniment grand, lui qui les a créés par une seule parole ! ils doivent vous engager à servir ponctuellement et généreusement ce grand Dieu, auquel obéissent le soleil et les étoiles. Les fleurs si charmantes, les belles cascades, les magnifiques forêts qui couronnent les montagnes, le chant mélodieux des oiseaux, la variété ravissante des couleurs, les accords enchanteurs de la musique,

etc., tout cela vous fait connaître combien votre Dieu est infiniment beau et glorieux, lui dont toute autre beauté n'est qu'un pâle reflet, une ombre passagère ; tout cela vous avertit que vous devez aimer de tout votre cœur ce Dieu si beau et si ravissant. Le pommier avec ses fruits délicieux, les campagnes avec leurs moissons dorées qui se balancent comme des flots mobiles, les innombrables animaux qui nous sont si utiles et même indispensables..., tous semblent vous dire: Voyez combien votre Dieu est bon ! Tout cela il l'a créé pour vous, parce qu'il vous aime, pour vous réjouir et vous rendre heureux; oh! aimez-le donc bien sincèrement ce Dieu si bon, et obéissez-lui.

Ainsi, vous le voyez, chers enfants, ce monde si grand, si magnifique, Dieu l'a créé afin de vous aider à le connaître, à l'aimer, à le servir et à aller ainsi au ciel. Ensuite, il vous a donné dans le même but, un esprit céleste, un Ange, pour être votre protecteur et votre guide. Mais il a fait bien plus encore: comme tout le monde (donc vous aussi), était dans le péché et avait perdu le ciel, son Fils unique est descendu de son trône des cieux, il a pris la forme d'un esclave, il a enduré d'inexprimables souffrances et il est mort au milieu d'affreuses douleurs, sur une croix ; il a établi l'Eglise, institué les sacrements, il vous fait annoncer sa parole sainte, vous distribue chaque jour de nombreuses grâces, et maintenant il veut venir lui-même dans votre cœur! Tout cela, c'est afin que vous puissiez arriver à votre fin, connaître Dieu, l'aimer, le servir et aller au ciel, ou comme on dit aussi, afin que vous puissiez sauver votre âme. Combien votre âme doitelle donc être précieuse, infiniment précieuse, puisque Dieu fait tant pour elle! Puisque le Fils de Dieu descend même du ciel, et souffre toutes les tortures pour la sauver! Puisqu'il donne son sang et sa vie pour la faire entrer au ciel ! Combien donc est ce une chose importante que votre âme soit sauvée !

Oui, chers enfants, voilà la seule chose nécessaire ici-bas, c'est que vous serviez Dieu, que vous alliez au ciel, et qu'ainsi vous sauviez votre âme ! Tout ce que vous faites dans ce but a une grande, une infinie valeur devant Dieu et pour

l'éternité. La moindre prière, le plus vil travail..., quand vous le faites par amour pour Dieu, vous procurera une éternelle et magnifique récompense. Et si vous avez bien soin de" cela, si vous y réussissez, si vous servez Dieu et qu'ainsi vous sauviez votre âme, alors vous êtes heureux, quand môme vous seriez pauvres, misérables, méprisés, etc., car vous avez fait l'unique chose nécessaire, vous êtes heureux pour toujours. Mais si vous négligez cette seule chose, si vous omettez de servir Dieu, alors tout le reste ne vous sert de rien. Toutes les heures où vous ne servez pas Dieu,sontdes heures perdues, tout travail que vous ne faites pas par amour pour Dieu, est inutile pour l'éternité, c'est agir comme un enfant qui bâtit un château de cartes que renverse le moindre souffle. Oui, faites ce que vous voulez, ramassez des richesses et de l'or par mil- , / £""* lions, soyez beaux et joyeux, ayez les mets les plus exquis, jouissez de toutes les satisfactions que l'homme puisse imaginer, travaillez jour et nuit, apprenez plus que n'en savent les plus instruits, si vous ne servez pas Dieu, si vous ne sauvez pas votre âme, tout cela ne vous servira de rien ; car vousi avez négligé l'unique chose nécessaire, vous avez perdu votre âme, la seule que vous possédez, vous avez tout perdu... Vous êtes malheureux, damnés pour toujours !

Pour le mieux comprendre encore, rappelez-vous, chers enfants, le martyre de saintLaurent; il dut souffrir beaucoup, oui beaucoup en ce monde ; il endura une mort affreuse, il fut rôti tout vivant sur un gril de fer. Dites vous-mêmes en quoi tous ces tourments lui ont-ils fait du tort? Ils n'ont duré tout au plus que quelques heures, et voilà que, pour avoir supporté courageusement ces douleurs, il jouit depuis 1600 ans, et jouira toujours, éternellement, d'un bonheur et d'une gloire inexprimables. Si Dieu désirait que vous souffrissiez le martyre comme saint Laurent, ou que vous fussiez exposé pendant toute votre vie, pendant vingt, cinquante, cent ans aux plus cruelles douleurs, ne devriez- vous pas le faire vo-^ lontiers ? Que sont les joies de la terre à côté des joies du ciel? Que sont cent années à côté de l'éternité? Le bonheur éternel du ciel mériterait bien que l'on souffrît toutes les

douleurs, jusqu'au dernier jour du monde! Et réellement, si y^^-

un damné pouvait encore revenir sur la terre, il voudrait vo lontiers supporter tous les tourments imaginables, s'il lui était seulement donné de parvenir au ciel. Mais Dieu n'exige pas tant de vous, chers enfants; il exige seulement que vous gardiez avec fidélité ses commandements, que vous supportiez patiemment les quelques douleurs qu'il vous envoie, et pour cela, il veut vous donner une éternelle récompense dans le ciel ; ne voudriez-vous pas faire cela? Le travail est petit et court, — la récompense est infiniment grande et éternelle. Ah! pensez-y! Lorsque viendra le dernier moment de votre vie, que vous serez étendu mourant sur votre lit, quand même vous auriez été pauvres, misérables, méprisés, si d'un autre côté vous avez servi Dieu fidèlement, quel tort cela peut-il vous faire? Vous avez fait l'unique chose nécessaire... Vous avez servi Dieu, sauvé votre âme, et voilà que s'ouvrent pour vous les portes éternelles du resplendissant palais du ciel, vous êtes heureux, éternellement heureux! Ah ! comme vous serez contents, alors, d'avoir servi Dieu, d'avoir évité le péché, et accompli fidèlement sa sainte volonté!

D'un autre côté, si vous avez négligé cette seule chose nécessaire, pensez-y!que deviendrez-vous, quel sera votre sort? Un père envoie son enfant en ville, pour y faire une commission importante, pour y acheter un objet nécessaire. L'enfant, au lieu de faire la commission, se met à rôder par toute la ville, et regarde les magasins, et pour l'argent qu'on lui a donné dans le but de faire des achats, il le dépense à des friandises, à des joujoux, à des sucreries, etc. Puis voilà qu'il revient chez lui le soir; il ne s'est acquitté d'aucune commission, il n'a rien acheté, il a gaspillé tout l'argent. Comment sera-t-il traité par son père? Certes, il sera puni très sévèrement. Or, chers enfants, voici que le bon Dieu, votre père céleste, vous a envoyés sur cette terre et vous a chargés d'une commission importante, il vous a chargés de connaître Dieu etc. en un mot: de sauver votre âme. Il vous a munis d'argent, c'est à-dire, qu'il vous a donné les facultés de l'âme et du corps, de l'intelligence et une volonté libre, les biens de la terre et tant de grâces, etc., pour vous aidera acheter le ciel. Or, ^—i si vous passez votre vie en ce monde, à gagner de l'argent, à

vous amuser, mais qu'avec cela vous négligiez le salut de votre âme, alors vous ressemblez à cet enfant sans esprit et sans prudence; alors vous dissipez aussi l'argent précieux, savoir vos nobles facultés, les grâces, qui sont le prix du sang de Jésus-Christ, vous les dépensez pour des choses qui ne valent pas mieux que les friandises et les joujoux. Et lorsque vient le soir, je veux dire, le temps de la mort où vous devez comparaître devant Dieu votre père, pour lui rendre vos comptes ; hélas, hélas! que se passera-t-il pour vous? A quoi vous servira d'avoir lu et appris beaucoup dans les livres, d'avoir été riche et considéré, d'avoir pris part à tous les plaisirs? à quoi cela vous servira-t-il? Tout est passé, comme un nuage, comme de la fumée. Un jour le roi Lysimaque, poursuivi fortement par ses ennemis, arriva dans un endroit où il ne pouvait avoir de l'eau. Comme il était tourmenté d'une soif horrible, il se rendit à ses ennemis et renonça à son royaume, pour une gorgée d'eau. Mais après qu'il eut bu, il s'écria en gémissant : « Hélas! qu'elle est courte la jouissance pour laquelle je me suis vendu avec mon royaume ! » Et vous, combien vous vous sentirez alors plus malheureux ! Vous avez vendu votre âme, votre âme si précieuse et le royaume céleste, pour un misérable plaisir qui a disparu comme un brouillard, puis voilà que se présente cette terrible et longue éternité! Vous avez négligé la seule chose nécessaire, et maintenant tout est perdu. Cet enfant dont j'ai parlé tout à l'heure, on peut encore, en cas de besoin, l'envoyer en ville et lui confier de nouveau de l'argent, mais j pour vous, vous ne pouvez plus revenir en ce monde et vous n'aurez pas une autre âme. Vous avez perdu votre seule âme... tout est perdu. Et autant sera grand le bonheur de ceux qui ont servi Dieu fidèlement, autant seront grands vos maux et j vos souffrances. Vous êtes perdus et damnés pour toujours ! Voilà pourquoi le divin Sauveur a dit cette parole si grave et si austère : « Que sert-il à l'homme de gagner le monde entier, s'il vient à perdre son âme? Ou que donnera l'homme en retour pour son âme ? »

Oui, chers enfants! je le repète : Une seule chose est né-T cessaire, servir Dieu, sauver votre âme. Si vous le négligez i

252 méthode pocr préparer les enfants

à quoi vous sert le reste? Si vous y réussissez, quel tort peut vous causer le reste?

Maintenant demandez-vous à vous-même : comment vous cous êtes conduits jusqu'ici sous ce rapport? qu'avez-vous fait pour cela? Un vieux mendiant rencontra un jour un prêtre et lui demanda l'aumône. Le prêtre lui demanda quel âge il avait. « Trente ans,» dit le mendiant. «Comment, trente ans? » reprit l'ecclésiastique, « mais votre tête est déjà toute blanche; vous devez avoir au moins soixante-dix ans? » — « C'est bien vrai » dit le mendiant, « mais pendant trente à quarante ans, je n'ai pas servi Dieu, je n'ai pas vécu pour le ciel, — et ce temps je ne le compte pas, il a été perdu. » Chers enfants! si on voulait compter ainsi chez vous, quel âge auriez-vous maintenant ? De tant de jours, de semaines, de mois et d'années que Dieu vous a donnés, combien en avez-vous employés pour servir Dieu? Votre affaire principale, votre plus grand désir a-t-il toujours été d'aimer Dieu? Avez vous commencé et fini chacune de vos journées par la prière? Dans vos occupations, votre travail, etc., avezvous eu la volonté, l'intention et le dessein de plaire à Dieu, d'accomplir sa sainte volonté ? Ou bien, avez-vous vécu longtemps, sans penser même au bon Dieu? L'affaire principale à laquelle vous avez pensé le plus, n'a-ce pas été autre chose, le boire et le manger, le jeu, les beaux habits, ou d'autres objets futiles et même crimiuels? Ah! chers enfants, si Dieu vous faisait mourir en ce moment, et demandait compte de la manière dont vous vous êtes servis de votre âme, de votre corps, de votre temps et des grâces nombreuses qu'il vous a accordées, que vous arriverait-il ? Ah! remerciez Dieu, remerciez-le de vous avoir préservés de la mort, et de vous avoir accordé encore le temps de pouvoir gagner désormais le ciel; demandez-lui pardon de l'avoir si mal servi jusqu'ici.

Mais voyons, comment voulez-vous vousconduire à V avenir \ Voulez-vous encore mener une vie si dissipée? négliger le salut de votre âme, le service de Dieu? Un empereur Turc avait deux fils, qui, un jour, avaient transgressé un ordre très-sévère de leur père, et celui-ci, dans un accès de fureur, or-

donna de les faire mourir tous les deux. Cependant comme ses ministres lui représentèrent, que s'il les faisait mourir tous deux, il n'auraitpasdesuccesseur qui pût, après lui, monter sur le trône, il consentit enfin à accorder la vie à l'un de ses deux fils. Mais auquel? Il ordonna donc que, dans unsalon, on dressât deux tables; sur l'une desquelles brillait la superbe couronne impériale avec les autres ornements du pouvoir suprême, et sur l'autre se montraient des chaînes de fer et la hache du bourreau. Alors il fit venir ses deux fils et leur dit déjouer aux dés. Celui qui gagnait, obtenait le diadème impérial et devenaitempereur; celui qui perdait, devait périr bientôt par la main du bourreau. N'était-ce pas là un jeu effrayant? Chers amis ! votre vie est une espèce de jeu bien plus redoutable. Si vous gagnez, — la couronne de l'immortalité vous/ attend; si vous perdez, — vous êtes menacé, non pas seulement de la hache du bourreau, mais des tourments éternels et terribles de l'enfer. Je me trompe: ce n'est pas un jeu, vous pouvez choisir; le choix vous appartient, c'est à vous de décider. Voulez-vous un bonheur sans fin, ou voulez-vous une éternité de malheur? Surtout n'oubliez point que vous n'êtes pas certains d'un seul moment, et qu'il ne s'agit pas de remettre; car si Dieu tout-puissant tranche le fil de votre vie, yotre sort sera celui que vous aurez choisi : la couronne de l'immortalité, si vous avez bien servi le bon Dieu; le feu éternel, si vous ne l'avez pas servi ou mal servi. Et peut-être avant qu'une année se soit passée, le sort sera-t-il tombé sur plusieurs parmi vous, et cela pour toujours. Enfants, chers enfants! une sainte terreur ne vous fait-elle pas frissonner jusque dans la moelle des os? Ne sentez-vous pas dans votre cœur, la volonté bien ferme et bien décidée de vouloir servir Dieu? de sauver votre âme et d'entrer au ciel à tout prix?

Courage donc, chers enfants ! Mettez vous à genoux, priez et faites à votre divin Sauveur la promesse sérieuse et solennelle de sauver votre âme, dites-lui : Mon Seigneur et mon Dieu ! je reconnais avec crainte et terreur, que jusqu'ici j'ai été bien négligent à vous servir, que j'ai exposé mon âme à l'horrible danger de la damnation éternelle, je m'en repens du fond de mon cœur. Je vous remercie de toute mon âme,

2üi MÉTHODE POUR PRÉPARER LES ENFANTS

d'avoir usé jusqu'à présent de patience avec moi, de ne pas m'avoir fait mourir. Dès aujourd'hui je suis fermement résolu à ne vivre que pour vous, ô mon Dieu, à vous servir avec fidélité et ferveur. C'est par la prière et par le bon propos, la bonne intention de faire tout pour vous, que je veux commencer chaque journée. Je veux travailler, combattre, souffrir tout ce que vous voulez, comme vous le voulez, pour vous servir, pour faire votre sainte volonté. Si l'attrait du péché me tente, si la paresse et la tiédeur viennent se montrer, je penserai à cette parole que vous avez dite : « Que sert à l'homme de gagner le monde entier, s'il vient à perdre son âme ? » Je veux sauver mon âme, coûte que coûte. — Je vous demande encore une chose : si vous prévoyiez, Seigneur, que je cesserais de vous servir, que je tomberais dans de grands péchés et perdrais le ciel, en vivant plus longtemps, oh ! je vous en conjure, faites que, de suite après ma première communion, je meure dans votre sainte grâce, plutôt que de permettre que je commette encore un péché mortel. Car je veux vous servir, je veux être à vous pendant la vie, à la mort, et vous appartenir pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

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