‹ Méthode-pratique pour faire le catéchismeChapitre 28 sur 74 · D. Quels sont les heureux effets de la sainte communion · texte numérisé non relu

D. Quels sont les heureux effets de la sainte communion

(Faites répéter à plusieurs enfants, selon la méthode ordinaire, ces trois demandes, mais surtout la dernière sur laquelle il faut s'arrêter davantage en l'expliquant. )

Le C. : Quel est le premier effet delà communion, Joseph ?

R. Le premier effet de la communion est de nous unir intimement avec J.-C.

Le C. : Y a-t-il effectivement une union bien intime entre J.-C. et celui qui communie ?

R. Oui , monsieur.

Le C. : Le mot oui est bientôt dit , mais ne m'indique pas suffisamment que vous comprenez la nature de cette union. Il y a, M. E. , une grande union entre les habitants d'une même ville , entre des amis , entre un père et une mère et leurs enfants, entre les frères et les sœurs ; mais toutes ces unions sont moins intimes que l'union de J.-C. avec celui qui communie : dans la sainte communion J.-C. devient une même chose avec nous, il s'incorpore avec nous et fait dans notre ame ce que la nourriture fait dans notre corps: la nourriture nous donne des forces , elle nous fait grandir, elle nous fait grossir, elle nous conserve la vie; la sainte eucharistie fait tout cela dans notre ame. Que je désirerais, mes chers enfants, vous faire bien comprendre ce premier effet de la sainte eucharistie ! parce qu'alors vous comprendriez bien tous les autres.

(Faites des questions en sous -demandes pour

I faire bien comprendre que l'union que nous con-

!i tractons avec J.-C. est plus intime, plus parfaite

que celle qui règne parmi les parents, les amis et

les objets extérieurs ; il n'y a que la nourriture qui

nous donne une idée plus parfaite de notre union avec J.-C. dans la sainte communion. Faites observer que c'est pour nous donner cette idée que J.-C. a voulu se donner à nous sous les apparences du pain et du vin; tâchez de faire comprendre et de faire répéter celte pensée à plusieurs enfants. )

Le C. : Quel est le second effet de la sainte eucharistie, Charles?

R. M. , cela n'est pas dans le Catéchisme.

Le C. : Est-ce que cela n'est pas dans le Catéchisme , François ?

R. Pardonnez-moi , M. , cela est dans la réponse de la sixième demande.

Le C. : Que dit la sixième demande ?

R.Elle dit : quels sont les effets de la communion? R. 1° La sainte communion nous unit avec J.-C; 2" elle affaiblit notre penchant au mal.

Le C. : Arrêtez-vous là; faites la même réponse , Charles ?

R. 1" La sainte communion nous unit intimement avec J.-C. ; 2" elle diminue notre penchant au mal.

Le C. : Arrêtez- vous là , et dites maintenant quel est le second effet de la communion ?

R. La sainte communion arrête notre penchant au mal.

Le C. : C'est bien : quand on communie est-on moins sujet à la colère , à l'envie , à la gourmandise et aux autres péchés ?

R. Oui, M. , parce que la sainte communion nous unit à J.-C. , nous procure des grâces et arrête notre penchant au mal.

Le C. : C'est très bien, M. E. , cette fois vous avez réfléchi et vous avez bien répondu. Quelle est le troisième effet de la sainte communion ?

R. La sainte communion augmente en nous la vie de la grâce.

( Interrogez plusieurs enfants sur ces trois effets de la sainte communion ; entrez dans quelques détails sur les grâces qu'elle nous procure et sur les défauts don t. elles nous aide â nous corriger. Quand N.-S. est dans nous, il éclaire notre esprit, pour que nous puissions mieux apercevoir l'importance des vérités de la religion, l'étendue de nos devoirs, la difformité du vice, les amabilités de la vertu; après nous avoir fait connaître nos devoirs, il nous donne la force de les remplir. N.-S. fait dans nous ce qu'il faisait pendant sa vie mortelle, il nous parle intérieurement comme il parlait à ses Apôtres et aux autres Juifs. )

Le C. : Quel est le quatrième effet de la sainte communion , Rosalie ?

R. La sainte communion est pour nous le principe de la résurrection glorieuse et le gage de la vie éternelle.

Le C. : Comprenez-vous bien ce quatrième effet de la sainte communion, Rosalie?

R. 11 me semble que je le comprends , mais je ne sais pas bien le dire.

Le C. : Eb bien, essayons de développer votre idée : dites le Je crois en Dieu.

R. Je crois en Dieu, etc. Le troisième jour est ressuscité d" entre les morts.

Le C. : Arrêtez-vous là : N.-S. mourut-il sur la croix ?

R. Oui , M., il mourut, il fut enseveli, il descendit aux enfers et ensuite il ressuscita.

Le C. : Après sa mort N.-S. J.-C. fut enseveli: qu'est-ce que cela veut dire?

R. Cela veut dire que lorsqu'il fut mort on le plia dans un drap comme les autres morts, on le mit dans un tombeau creusé dans un rocber qu'on ferma avec une grosse pierre, et ensuite on y mit des cachets et des gardes.

Le C. : Qu'arriva-t-il ? Notre- Seigneur resta-t-il dans ce tombeau ?

R. Non : il ressuscita trois jours après.

Le C. : Qu'est-ce que ressusciter ?

R. C'est retourner à la vie, redevenir vivant, reprendre le corps qu'on avait.

Le C. : N.-S. ressuscité, avait-il le même corps qu'avant de mourir ?

R. Il avait le même corps,, mais son corps avait des qualités différentes.

Le C. : Après sa résurrection, N.-S. pouvait-il souffrir dans son corps et mourir de nouveau ?

R. Non : il ne pouvait plus souffrir ni mourir.

Le C. : Après sa résurrection N.-S. avait-il besoin de passer par la porte , pour entrer dans la chambre où les Apôtres étaient assemblés?

R. L'Evangile dit qu'il se trouvait au milieu de ses Apôtres, quoique les portes fussent fermées.

Le C. : Eh bien, mes chers enfants , la foi nous apprend que nous ressusciterons un jour, et que si nous sommes vertueux , si nous mourons en état de grâce, notre corps sera comme celui de J.-C. , qu'il ne pourra plus ni souffrir, ni mourir, qu''il sera spirituel, se transportera partout avec facilité et pénétrera partout. Les pécheurs ressusciteront aussi, mais leur corps n'aura pas les qualités du corps de J.-C. Il fera leur supplice en punition de ce qu'ils l'on fait servir à satisfaire leurs passions. D'après ce que nous venons de dire, voyons si vous saurez comprendre et expliquer le quatrième effet de la sainte communion. Quel est le quatrième effet de la sainte communion ?

R. La communion est pour nous le principe de la résurrection glorieuse et le gage de la vie éternelle.

Le C. : Qu'est-ce que ressusciter?

R. C'est reprendre la vie après la mort.

LÀ SAINTE COMMUMOX. 265

Le C. : Connaissez-vous quelqu'un qui ait repris la vie après la mort ?

R. Oui, M., c'est N.-S. J.-C.

Le, C. : Comment le savez-vous?

R. Je le sais par l'Evangile et par le Je crois en Dieu.

Le C. : Est-ce que nous devons ressusciter, nous?

R. Oui , M. , c'est l'Evangile qui le dit , et aussi le Je crois en Dieu.

Le C. : Quand nous ressusciterons , aurons-nous le même corps que nous avons maintenant ?

R. Oui, nousauronslemème, mais il aura d'autres qualités.

Le C. : Et quelles qualités aura-t-il ?

R. Les mêmes que celles du corps de J.-C.

Le C. : Et quelles qualités avait le corps de J.-C?

R. Il était spirituel , et pouvait pénétrer partout quoique les portes fussent fermées.

Le C. : Le corps des méchants aura-t-il les mêmes qualités que le corps de J.-C. ?

R. Non , M. , le corps des méchants fera leur supplice en punition de ce qu'il a servi à faire du mal.

Le C. : Qu'est-ce qui met en nous le principe de la résurrection glorieuse ?

R. C'est la sainte communion.

(Faites répéter cela à plusieurs enfants, et ensuite reprenez les effets de la sainte communion. )

Le C. : Et d'abord, quels sont les effets que produit en nous la sainte communion, Clotilde ?

R. La sainte communion 1° nous unit à J.-C. , etc.

Le C. : En quoi consiste l'union que la sainte communion nous fait contracter avec J.-C. ?

R. Elle consiste en ce que J.-C. nous communique ses lumières , ses vertus et ses mérites.

Le C. : Comment la sainte communion affaiblitelle notre penchant au mal ? 12

26G XX. JOIR DE CATKCHIS-ME.

R. Elle afifaiblit notre penchant au mal en nous faisant apercevoir combien le péché est laid , et en nous donnant la force de l'éviter (1).

Le C. : Gomment la sainte communion augmentct-elle en nous la vie de la grâce ?

R. Je ne saurais pas bien expliquer cela; mais nous avons dit que la grâce est un feu spirituel qui <icquiert plus d'activité à mesure qu'on le souffle , c'est ce que fait en nous la communion.

Le C. : Comment la communion met-elle en nous Je principe de la résurrection glorieuse ?

R. La foi nous apprend que nous devons tous ressusciter un jour , et c'est la sainte communion qui met en nous ce principe de vie nouvelle ; J.-C. communique à notre corps la propriété qu'avait le sien après la résurrection.

Le C. : C'est très bien, M. E. ; je vous invite tous à réfléchir sur ce que nous venons de dire , parce que je vous le demanderai encore dans le prochain Catéchisme ; je voudrais seulement demander à Antoine si le Gros-Pierre ne lui a rien dit pour lui faire comprendre cela ?

R. Oh, M. , le Gros-Pierre a toujours des idées particulières faciles à comprendre. Il me disait comme cela : Antoine, tu sais que M. le marquis de R. est mort l'année dernière. Je lui dis oui. Ehbien, quand il est mort on l'a embaumé , c'est-à-dire , qu'on a mis des drogues dans son corps , afin qu'il ne se pourrisse pas si vite, et en effet dans cinquante ans d'ici on le trouvera entier , mais sans mouve-

(1) Il est constaté par l'expérience quela sainte communion affaiblit le malheureux penchant que nous avons pour les fautes qui sont contraires au 6^ commandement. Il est à propos d'y faire attention quand on dirige des personnes sujettes à ce déplorable penchant. On pourrait même quelquefois en dire un mot dans les catéchismes, surtout quand les enfants sont un peu âgés.

LA SAINTE C03I3IUMO-V. 267

menl ; eh bien;, la sainte communion met un baume dans nous, un principe de vie qui fera revivre notre corps à la fin du monde, mais le fera vivre d'une vie semblable à celle de N.-S. J.-C. N'est-il pas vrai, Antoine, que si tu pouvais voler comme les oiseaux, tu trouverais cela bien beau et bien commode? cependant les oiseaux finissent par se lasser en volant ; au lieu qu'après la résurrection notre corps ne sera plus pesant, il ira partout dans un instant sans se lasser. Voilà ce que disait le Gros-Pierre.

Le C. : Demain, mes enfants, nous parlerons encore des effets de la sainte communion ; nous ferons réciter de nouveau la cinquième et la huitième Leçon. Dites les actes de foi,d'es2)érance, de chariié et de contrition, Antoine. Chantez le cantique : Gloire à Jésus j pag. liO.

\1.NGT-UMEME JOUR

Après le cantique d'tnroca/wn, VOraison dominicale et la Salutation Angélique dites posément et distinctement, on récitera la cinquième et la huitième Leçon selon la méthode ordinaire.

Après que cette récitation aura parcouru tous les bancs, il faudra faire des questions sans ordre pour s'assurer que tout le monde l'a bien retenue.

Le C. : Mes chers enfants , si vous avez bien compris ce que nous avons dit sur la sainte eucharistie , sur le saint sacrifice de la messe et sur la sainte communion, vous ne serez pas étonnés que dans la religion catholique nous attachions tant

2d8 XXI. JOUR DE CATÉCHISME.

d'importance à cet auguste mystère ; c'est à cause de cela que nous revenons aujourd'hui pendant quelques moments à la cinquième et la huitième Leçon.

Le C. : Qu'est-ce que l'eucharistie , Auguste ?

R. L'eucharistie est un sacrement, etc.

Le C. : Qu'est-ce qu'un sacrement?

R. C'est un signe sensible, etc.

Le C. : Y a-t-il quelque chose de sensible dans l'eucharistie ?

R. Je crois que oui , comme on nous l'a dit.

Le C. : Mais il ne suffit pas qu'on l'ait dit , il faut que vous le disiez, vous : qu'est-ce qu'il y a de sensible dans l'eucharistie ?

R. II y a les apparences du pain et du vin.

( Faites la môme question à plusieurs. )

Ze C. : Quelle est la grâce attachée à la sainte eucharistie ?

R. C'est la présence de N.-S. J.-C.

( Interrogez François , Charles , Rosalie , Cécile , etc. )

Le C. : Dans quel moment N.-S. J.-C. vient-il dans la sainte hostie et dans le calice, Nicolas ?

R. C'est pendant le saint sacrifice de la messe, au moment de la consécration.

( Répondez à la même demande, Jules, Régis, etc. ; Marthe , Cécile , etc.

Le C. : Pourquoi sonne-t-oa la petite clochette au moment de l'élévation , Emile ? Cela n'est pas dans le Catéchisme , mais il faut le savoir.

R. C'est pour avertir que J.-C est descendu sur l'autel.

Le C. : Oui , M. E. , c'est pour avertir que J.-C. est dans la sainte hostie , qu'il faut l'adorer avec les Anges qui entourent l'autel.

Le C. : Qu'est-ce que communier, Joseph?

H. C'est recevoir, etc.

LA SAINTE COMMCNIOîî. 2G0

Le C. : Que reçoit-on en recevant reuchaiislie ?

R. On reçoit le corps, le sang, Tame et la divinité de N.-S. J.-C.

Le C. : N.-S. J.-C. est-il vivant dans la sainte hostie ?

R. Oui , M. , il est vivant comme il l'éfaît à Bethléem, à Nazareth et sur la croix.

Le C. : N.-S. est-il aussi puissant dans la sainte hostie qu'il Tétait pendant sa vie mortelle ?

R. Oui, M. , il pourrait faire des miracles comme il en faisait pendant sa vie.

( Faites répéter tout cela même aux plus faibles ,

Î)arce qu'on peut le retenir facilement et que c'est e plus essentiel. )

Le C. : Quels sont les effets de la sainte communion , Paul ?

R. La sainte communion nous unit , etc.

( Quand il aura fait celte réponse, faites la répéter à trois ou quatre autres , parce qu'elle est un peu longue et sous ce rapport un peu difiîcile à retenir. )

Le C. : Paul , la sainte communion nous unit-elle bien avec N.-S. J.-C. ?

R. Oui , M. , J.-C. s'unit à nous comme la nourriture s'unit à notre corps.

Le C. : C'est bien , c'est très bien : mais voyons que fait la nourriture dans notre corps.

R. Elle nous fortifie et nous facilite le moyen de travailler.

Le C. : Quand on a bien faim et qu'on est bien faible a-t-on le goût de travailler ?

R. Non , M. , on a plutôt envie de dormir et de se reposer.

Le C. : La sainte communion affaiblit-elle le penchant que nous avons pour nous fâcher, pour jurer, pour dire des mensonges? Vous ne feriez pas toutes ces sottises dans l'église en présence du saint sacrement exposé ? Est-ce que J.-C. ne mérite pas plus

(le respect quand nous le possédons dans nous ? Quelles sont les grâces que J.-C. nous accorde dans la sainte communion ? éciaire-t-il notre esprit sur nos devoirs? fortifie-t-il notre volonté? met-il un germe de résurrection dans notre corps ? est-ce que notre corps ressuscitera comme celui de J.-C. ?

' Quand les enfants ont assisté au Catéchisme pendant quelque temps , qu'ils se sont un peu développés et enhardis, il est bon, quand on fait la répétition des mêmes Leçons, de changer un peu Tordre des questions , de mettre fa réponse à la place de la demande pour les exercer, pour les faire parler et développer leur intelligence. )

Le C. : Convenez, mes chers enfants, qu'ils sont bien admirables , bien consolants , les effets que produit en nous la sainte communion; mais le catéchisme (1) demande si la communion produit ces heureux effets dans tous ceux qui la reçoivent ? Faites la réponse et ensuite la demande à votre voisin , François , selon la méthode ordinaire.

' Quand la demande 7^ et la réponse ont parcouru tous les bancs, faites réciter également la 9'', gui ^ont ceux qui communient indignement P^arce que ces deux demandes se lient naturellement. )

Le C. : Reprenons maintenant ces deux demandes • la sainte communion produit-elle d'heureux effets dans tous ceux qui la reçoivent, Auguste ?

R. Non , M. , elle ne les produit , etc.

Le C. : Mais J.-C. n'est-il pas toujours dans la sainte hostie toutes les fois qu'elle est consacrée ?

R. Oui , M. , elle y est toujours.

Le C. : J.-C. n'est-il pas toujours dans la sainte hostie avec sa puissance , avec sa bonté , avec toutes ses perfections ?

(1) 7« Demande de la 8« leçon de la i- parliedu Calé-. chisme de Bellev.

R. Oui , M. , il y est avec toutes ses perfections.

Le C. : D'où vient donc qu'il ne produit pas les mêmes effets?

R. Cela vient de ceux qui reçoivent la communion.

Le C : Je suppose que tous reçoivent de la même manière la sainte hostie ; ils la reçoivent, à genoux , sur la langue. Tous ne doivent-ils pas recevoir les mêmes grâces? Si je vous disais à tous : Présentez la main droite, et je placerai sur chacune cinq francs. Eh bien , en vous en allant vous seriez tous plus riches de cinq francs , les grands comme les petits, les garçons comme les filles.

R. C'est bien vrai , Monsieur.

Le C. : Eh bien de môme, quand vous avez reçu la sainte hostie vous possédez tous le corps, le sang, l'âme et la divinité de N. -S. J.-C. ; vous avez donc tous les mêmes grâces , les mêmes richesses spirituelles.

R. C'est bien vrai. Monsieur.

, Le C. : Qu'en pensez-vous , François ? tous ceux qui communient ne possèdent-ils pas J.-C. ?

R. Oui , M. , ils possèdent tous J.-C. ; mais ils ne sont pas tous également bien disposés à profiter de ses grâces.

Le C. : Quels sont les obstacles qui empêchent de profiter des grâces de Jésus-Christ dans la sainte communion?

R. Il y en a beaucoup.

Le C. •■ Mais citez-en quelques-uns.

( François paraît embarrassé contre son ordinaire, car il s'est toujours montré intelligent. )

Le C. : Répondez, Clotilde : J.-C. est-il le même dans la sainte hostie , qui que ce soit qui fasse la sainte communion ?

R. Oui, M. , il est le même pour tous.

Le C. : Et d'où vient qu'il ne produit pas les mêmes effets dans tous?

272 XXI. JOUR DE CATÉcmsaiE.

R. C'est que tous ne sont pas également bien disposés.

^ Le C. : 3îais je suppose que tous font la sainte communion dans la même église , à la même messe ; ils la font à genoux, etc.

R. M. , cela ne suffit pas : il faut que Tâme soit bien disposée à recevoir J.-C. , et qu'elle ne mette pas obslacle aux grâces qu'il veut lui accorder.

Le C. : Quels sont les obstacles qui empêcbent J.-C. d'accorder ses grâces à ceux qui communient?

R. Ces obstacles , c'est le péché , et surtout le péché mortel.

Le C. : Voilà ce que je voulais vous faire dire : il a fallu bien du temps pour y venir. Faites-y donc bien attention , mes enfants : quels sont les obstacles qui empêchent J. -C. de nous accorder ses grâces dans la sainte communion. Faites la demande et la réponse , Louise.

( Faites répéter la demande et la réponse à plusieurs enfants, garçons et filles, afin qu'ils comprend nent et qu'ils se rappellent bien que le péché, et surtout le péché mortel , doit empêcher de faire la communion. )

Le C. : Savez -vous pourquoi , mes enfants , le péché mortel est un obstacle qui empêche N. -S. J.-C. de nous accorder ses grâces ? C'est qu'il en est du péché et de la grâce comme de l'eau et du feu. Nous avons déjà fait observer que le feu et l'eau sont incom.patibles ; que l'eau éteint le feu : de même le péché éteint la grâce. Voyons si on se souvient de ce que nous avons dit. A quoi ressemble une âme qui est en état de grâce , Joséphine ?

R. M. , elle ressemble à un charbon allumé ou au fer rouge.

Le C. : C'est bien. Qu'arrive-t-il si on jette de l'eau sur le charbon allumé?

R. M. , il s'éteint et il devient noir et bien laid ,

Page 1