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actionner par un moteur indépendant et que ce moteur doit marcher tout le temps pendant le cours d’une expérience. Or, si cette expérience se prolonge plusieurs heures, comme c’est le cas, lorsqu'on radiographie des animaux dont la digestion est très lente, l'interrupteur ou le moteur, et quelquefois les deux en même temps, présentent des variations très grandes et les résultats obtenus ne sont pas du tout comparables. Nous avons essayé de remédier à ce défaut en mettant le moteur de l'interrupteur en dérivation dans le même circuit du moteur du chronophotographe, lequel, comme nous l’avons dit, marche par intermittence dans les expériences de longue durée, mais alors, il arrive parfois que l'un ou l'autre de ces moteurs ne démarre pas au moment de la fermeture du courant, ce qui produit des absences regrettables.
[l y a d'ailleurs d'autres critiques qu'on peut adresser d'une manière générale à tous les interrupteurs donnant plusieurs interruptions pour une seule radiographie. En premier lieu, le fonctionnement de ces appareils ne resle jamais constant, tantôt parce que le nombre d’interruptions varie, tantôt parce que la qualité de contact change, tantôt, enfin, parce que la vitesse de la rupture diffère à chaque interruption. D'autre part, la puissance radiographique de ces interrupteurs est relativement faible, car, même en forçant beaucoup l'intensité du courant primaire, 10 à 16 ampères, avec une bobine de Klingelfuss donnant 50 centimètres d'étincelle, nous n'avons pas pu faire la radiographie nette d'une grenouille en moins de 1/10 de seconde de pose.
Pour toutes ces raisons, et afin de pouvoir mieux éludier les phénomènes qui se produisent dans le tube de Rüntgen à chaque interruption du courant primaire, nous avons cherché à établir un interrupteur ne donnant qu'une seule interruphon par expérience et, autant que possible, dans les mêmes conditions. Le procédé qui nous a paru tout d’abord le plus simple pour réaliser cet interrupteur a été de prendre un électro-aimant en forme de solennoïde (fig. 5), dans l'axe creux duquel pénètre un petit cylindre en fer doux, suspendu verticalement à un ressort et portant à son extrémité inférieure un cavalier destiné à fermer le courant primaire de la bobine sur deux godets à mercure placés au fond d'un vase rempli de pétrole. Cet électro-aimant, qui est actionné par un relais, attire, lorsqu'on ferme le courant sur lui,
NV TPE