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le petit cylindre en fer doux, lui faisant faire une course verticale de 4 centimètres, au bout de laquelle le cavalier rentre en contact avec le mercure des deux godets. Le courant primaire étant ainsi fermé sur la bobine, on coupait au bout d'un certain temps, toujours le même, le circuit du relais et la rupture se produisait par le rappel brusque du petit cylindre avec son cavalier.
Étant donné que le déplacement du petit cylindre et de son cavalier se faisait dans un plan vertical et que ce mouvement était absolument linéaire, la rupture se produisait dans de très bonnes conditions. D'autre part, la vitesse de cette rupture était constante, puisqu'elle était fonction du ressort et que celui-ci travaillait toujours de la même facon. Nous avons mesuré cette vilesse et nous avons trouvé qu'elle était environ de 1/500 de seconde, en supposant que l'arc voltaique, au moment de la rupture dans le pétrole, n’a pas plus de 5 millimètres.
Nous pouvions, naturellement, avec cel interrupteur, faire varier le temps de rupture el de fermeture ensemble ou séparément, comme nous pouvions maintenir constants l’un et l’autre. Enfin, cet interrupteur présentail une faible résistance et son rendement était tel qu'avec un courant de 10 volts une grosse bobine de Klingelfuss donnait son étincelle la plus longue. Au point de vue radiographique, les résultats obtenus élaient assez remarquables et nous croyons avoir élé les premiers, grâce à cet interrupteur, à obtenir la radiographie nette d’un animal avec une seule décharge de rupture, autrement dit l’instantanée radiographique.
En photographiant sur une pellicule animée d'un mouvement régulier et continu, la décharge produite dans l’ampoule par une grosse bobine de Klingelfuss, actionnée par cel interrupteur, nous avons vu que cette décharge n'était pas continue, mais qu'elle était formée d’une série de raies noires séparées par des intervalles clairs ressemblant beaucoup, par son aspect, à un spectre d’absorption (fig. 6). La durée’lotale de cette décharge, en tenant compte de la longueur de l’image qu'elle avait laissée sur la pellicule et de la vitesse de déplacement de celle-ci, 2 mètres par seconde, nous a semblé, autant que nous avons pu déterminer les limites de la surface impressionnée être 1/200 de seconde dans nos premières expériences. Mais nous n'avons pas mis longtemps à nous aper-
cevoir que cette durée variait considérablement avec l’état de vide de l’ampoule, et qu’elle pouvait passer de 1/200 de seconde à 1/500, suivant qu'on opérait sur une ampoule molle ou sur une ampoule dure. Dans l’un comme dans l'autre cas, les raies qui composent la décharge et dont nous n'avons jusqu'ici pu compter plus d’une dizaine, sont séparées par des intervalles sensiblement égaux et vont en se dégradant d'intensité Jusqu'à la disparition complète. En voyant cette photographie, on ne peut pas s'empêcher de penser à la possibilité de faire la radiochronophotographie instantanée sur une pellicule animée d’un mouvement régulier et continu et avec une seule rupture de courant primaire. Malheureusement, l'aspect flou et effacé des raies provoquées par la décharge, montre que les images de l'objet radiographié seraient presque invisibles si l’on augmentait encore la vitesse de déplacement de la pellicule, comme cela serait nécessaire pour dissocier ces images. D'un autre côté, il ne faut pas oublier que la période de ces raies arie avec la période totale de la décharge et qu'elle oscille entre 1/2.000 et 1/5.000 de seconde. On serait donc obligé, pour éviter la superposition des images ou leur trop grand éloignement sur la pellicule, de maintenir absolument constantes les conditions de fonctionnement de l’ampoule, ce qui n’est guère possible, ou bien de déterminer à chaque expérience la durée de la décharge, et de faire varier en conséquence la vitesse de déplacement de la pellicule
L'état de l'ampoule n'est pas le seul facteur qui modifie l'aspect de la décharge, quoiqu'il soit de beaucoup le plus important. Toutes les conditions qui font varier le fonctionnement de la bobine, influencent aussi la nature de la décharge. Parmi ces conditions, trop nombreuses et que nous n'avons pas encore eu le temps de bien étudier, la vitesse de rupture exerce une action très marquée, non seulement sur la durée de la décharge, mais aussi sur l'intensité des raies noires qui composent cette décharge. Ces raies deviennent de plus en plus prononcées, à mesure que la vitesse de la rupture augmente, toutes autres conditions égales d'ailleurs. Le temps de fermeture du courant exerce aussi son action sur la nature de la décharge, mais avec l'interrupteur dont nous nous servions qui était {rès peu résistant, le courant atteignait son maximum d'intensité en moins de 1/100 de seconde
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