‹ Méthode RadiochronophotographiqueChapitre 17 sur 22 · PAR AE · texte numérisé non relu

PAR AE

goupille par l'intermédiaire du grand cavalier, qui a moins d'espace à parcourir pour quilter le contact du mercure que le petit cavalier et qui, étant attiré par un ressort beaucoup plus puissant, est doué d'une vitesse de rappel beaucoup plus grande. Immédiatement après la rupture ie levier est ramené par le ressort du petit cavalier à sa position initiale, de sorte que le courant ne reste jamais fermé sur la bobine. Afin de faire éclater l'étincelle de rupture dans un godet seulement, une des branches du grand cavalier est plus courte que l’autre, et le godet où se produit la rupture contient une masse de mercure suffisante, pour que le niveau de celui-ci ne change pas pendant tout le cours de l'expérience. De plus, comme ce godet est très large, il absorbe toujours le mercure projeté par la branche du cavalier. Mais nous devons dire que cette projection se trouve réduite au minimum par ce fait, que le mouvement du cavalier est absolument rectiligne, et que ce mouvement a lieu dans un plan vertical.

La vitesse de la rupture produite par cet interrupteur est très grande, moins d’un millième de seconde. Elle est en plus tout à fait constante, puisqu elle ne dépend que de la puissance du ressort et que celui-ci travaille toujours dans les mêmes conditions.

Quant à la fermeture du courant, sa durée est aussi constante et réglable à volonté. Elle est fonclion du rapport existant entre les forces des deux ressorts antagonistes qui agissent aux extrémités du petit levier, chargé de fermer la seconde coupure du courant primaire. Si ces deux forces se font équilibre, la fermeture peut durer indéfiniment, tandis que si la force du ressort propre du petit levier est nulle la fermeture devient presque aussi courte que la rupture; nous avons constaté qu'avec un courant de 50 volts seulement, on pouvait déjà obtenir de très bonnes épreuves radiographiques en fermant le courant sur la bobine 1/90 à 1/100 de seconde et ce temps peut être encore réduit en employant des courants d'un plus fort voltage. Nous avons donc réglé la tension du ressort du petit levier, de façon à faire durer le passage du courant dans la bobine pendant 1/100 de seconde. Cette limite nous permet déjà de faire un grand nombre de radiographies par seconde, mais, pratiquement, nous n'avons jamais dépassé la trentaine.

Voyons maintenant comment fonctionne cet interrupteur et

comment il se trouve actionné par le système moteur de notre installation.

4 ; ‘ RUE Par l'intermédiaire d'une chaîne qui traverse la table d’expé

Fié. T. — Interrupteur à ressort actionné directement par le chronophotographe.

rience et des deux pignons d'angle, dont un se trouve monté sur l'arbre moteur du chronophotographe, on transmet le mouvement de celui-ci à un axe qui se trouve au-dessous de la table, monté sur deux pieds verticaux solidement fixés au sol. Cet axe porte à son extrémité libre un système de griffe identique à celui qui nous sert pour entrainer la pellicule, Cette griffe décrit une course

de 4 centimètres, en ligne droite et dans un plan vertical. Elle accroche, au début de sa course, le tube d'acier du grand cavalier et fait descendre l'un et l'autre de # centimètres. À partir du vinguème millimètre, la pointe libre du grand cavalier commence à pénétrer dans le mercure et la première coupure du courant se trouve ainsi fermée. La griffe lâche à la fin de sa course, le tube d'acier, mais 2 millimètres avant, la goupille de ce tube a rencontré l'extrémité du petit levier qui fait saillie dans l'axe de la coulisse. Elle la franchit en la pliant, car cette extrémité est brisée el peut plier de haut en bas, mais immédiatement après le passage de la goupille, la partie brisée revient à sa position fixe, sous l'influence d'une petite lame de ressort qui appuie constamment sur elle. Il en résulte que, lorsque la griffe lâche le tube du grand cavalier, la goupille de celui-ci rencontre à nouveau l’extrémilé du petit levier, et comme celle-ci ne peut pas se plier dans ce sens le petit levier est entraîné et fait plonger par son autre extrémité le pelit cavalier dans le mercure en fermant ainsi la seconde coupure du courant. Cette fermeture se produit aussitôt que le petit levier est déplacé, car la pointe libre du cavalier qu'il actionne n’est qu'à un millimètre de distance de la surface du mercure. À ce moment, le grand cavalier plonge encore dans Ie mercure de 18 millimètres, et à mesure qu'il remonte, l’autre s'enfonce de plus en plus dans le mercure, de sorte que, pendant tout ce parcours, le courant se trouve fermé sur la bobine. Deux milli- ‘mètres plus loin la goupille échappe et la rupture se produit avec une très grande vilesse, élant donné que le ressort de rappel n'agit plus que sur le tube d'acier el sur le grand cavalier. En mème temps, l'autre ressort atlire le second cavalier el ramène, avec un léger retard, le petit levier à sa position initiale. Le courant se trouve ainsi de nouveau rompu en deux endroits et l’interrupteur prêt à fonctionner une seconde fois. Ajoutons que l'axe moteur de l'interrupteur se trouve calé par rapport à l'axe moteur du chronophotographe, de telle sorte que la griffe lâche le tube et le cavalier, au moment où la pellicule est arrèlée.

2 Bobine. — Depuis nos premières expériences qui ont été faites, comme nous l'avons dit, avec une pelite bobine de Carpenlier, ne donnant que 25 centimètres d'élincelles, nous avons essayé un grand nombre de bobines de toutes marques el de toule puis-

sance avant de choisir cefle que nous possédons aujourd’hui. Celle-ci est une bobine de Klingelfuss, d'une puissance moyenne, 50 centimètres d'étincelle, et dont on peut varier à volonté le nombre de tours des spires du primaire, ainsi que la capacité du condensateur. Contrairement à ce qu’on pourrait croire tout d'abord, et aux affirmations de quelques auteurs, les fortes décharges des grosses bobines ne produisent pas un meilleur rendement au point de vue radiographique. Au delà d'une limite moyenne d'intensité, l’action photogène de la décharge n’augmente pas et il arrive même avec notre bobine, lorsqu'on force beaucoup l'intensité du courant primaire, que les radiographies sont moins nettes, comme si le foyer d'émission des rayons X, au lieu d'être un point, devenait une plage. En même temps, ce grand superflu d'énergie amène la destruction rapide des ampoules et change incessamment les conditions de fonctionnement de celles-ci. Nous conseillons donc, en attendant qu'on puisse construire des ampoules pouvant supporter des décharges induites d'une grande intensité, de se contenter de bobines d'une puissance moyenne, qui sont beaucoup plus maniables et qui présentent un rendement meilleur et plus régulier.

3° Ampoule. — Lors de nos premières expériences radiographiques, nous nous sommes servis des ampoules Chabaud-Villard avec osmo-régulateur, mais sans refroidissement. Ces ampoules supporlaient assez bien les décharges de la petite bobine de Carpentier, mais à partir du moment où nous avons employé la bobine de Klingelfuss, il a fallu que nous prenions des ampoules à anticathode refroidie, car les autres avaient leur anticathode percée au bout de quelques décharges. Nous avons utilisé, tantôt les ampoules Chabaud, tantôt les ampoules de Muller, qui offrent l'avantage d'avoir une osmo-régulation automatique. Les unes comme les autres avaient une très grande capacité, dans le but de rendre leur fonctionnement plus constant. Afin d'éviter les fortes épaisseurs de verre qu'il faut employer pour fabriquer ces grosses ampoules et diminuer autant que possible l'absorption des rayons X, nous avons fait faire un modèle qui présente à l’endroit où passent les rayons de centre du faisceau émis par l'anticathode, un renflement à

parois très minces. Cette disposition augmente le rendement de l’'ampoule.

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