‹ Méthode RadiochronophotographiqueChapitre 18 sur 22 · UT; ER CARTER · texte numérisé non relu

UT; ER CARTER

La décharge de fermeture, étant assez forte pour éclairer l'ampoule et impressionner la pellicule, nous avons été obligé d’intercaler dans le circuit secondaire une soupape de Villard, qui supprime complètement cette décharge. L’ampoule est fixée sous la table d'expérience et orientée de telle sorte, que le rayon normal passe par le centre de fenêtre du chronophotographe. Un double réticule métallique, placé dans cette fenêtre, permet de faire le réglage avec une grande facilité.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, l'élat de l'ampoule influence considérablement la nature de la décharge. Si l’ampoule est molle, la décharge est beaucoup plus lente que lorsque l’ampoule est dure. D'autre part, les raies qui composent cette décharge sont plus espacées, et paraissent moins noires que celles de la décharge produite par l’ampoule dure, mais cela tient à ce que ces dernières se trouvent superposéee dans l'image obtenue, par suite de ce fait que la vitesse de déplacement de la pellicule qui servait à l'expérience était insuffisante. En réalité, les ampoules molles de 5 à 40 centimètres d’étincelle équivalente, donnent des épreuves plus noires que les ampoules dures de 10 à 20 centimètres. Malgré cette influence très sensible de l'état de l'ampoule sur les conditions de production des rayons X, nous avons pu, grâce à la grande capacité de nos ampoules et au bon refroidissement de l’anticathode, faire plus de cinq cents radiographies successives ne présentant pas entre elles de différences appréciables. Il est vrai que dans ces expériences l’intervalle entre chaque radiographie était assez long (20 secondes) pour permetlre à l’'ampoule de mieux supporter chaque décharge,

. mais lorsque celles-ci se succèdent avec une grande fréquence, les

ampoules finissent par s'altérer et, au bout de 100 où 200 radio-

graphies, il faut faire passer du gaz dans l’ampoule pour la ramener

à son état primitif.

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