Les écoles sont placées sous la direction
A Boma, du Directeur de la Marine et des Travaux publics. A Léopoldville, du Commissaire de District A Stanleyville, du Chef de la Province Orientale
Toutefois, ces fo)ictionnaires sont autorisés à désigner un agent capable pour prendre la direction administrative de l'école .
L ÉDUCATION d'L'NK RACE 587
de rent'aiice par une population vivant généralement, sexes réunis, en grou|)es, dans des lo<,'-enients exigus ou dans des "One room cahins-. I.es nègres ont pris en aversion le travail de la terre auquel ils rattaciient l'idée d'esclavage : telles sont les caractéristi({ues de la Uientalité des millions de citoyens noirs américains éparpillés dans les districts ruraux ou concentrés dans les villes du Sud. Le problème de leur relèvement est d'ordre moral et économique, La condition économirjue des nègres américains, qui iiian|ue depuis quelques années une tendance à s'améliorer, ressort nettement de leur distribution parmi les diverses professions, mérite d'être notée. La plupart d'entre-eux sont occupés dans des métiers non qualifiés; .52 % sont fermiers ou ouvriers agricoles ; 35 "^ „ sont ouvriers,
6. — Les apprentis recevront aux frais de l'Etat : la nourriture, le logement, l'habillement et les soins médicaux. Les élèves ayant servi comme travailleurs à l'Etat recevront le salaire complet qui leur était payé dans le service auquel ils appartenaient.
7. — La durée normale de l'apprentissage est de deux années, à l'expiration desquelles les élèves subiront une épreuve de sortie. Un certificat de capacité leur sera délivi-é par le Commissaire de district. Les élèves pourront être tenus de faire une période d'apprentissage complète si le directeur de l'école juge qu'ils sont aptes à devenir de bons artisans et que leur sortie de l'école est de nature à leur faire peindre les fruits (|u'ils retireraient d'un apprentissage complet.
8. — Les cours de l'école commenceront le 2 Janvier de chaque année. 9 — Chaque école est divisée en deux classes distinctes :
1" La classe des travaux publics pour les élèves qui se vouent aux professions de charpentier et de maçon ;
2° La classe de mécanique pour les apprentis mécaniciens, chauffeursajusteurs, foi^gerons, chaudronniers et poseurs de télégraphes.
10. — L'enseignement donné dans les écoles sera nettement professionnel et pratique et devra être dégagé de tout ce qui n'est pas directement en rapport avec la profession à acquérir. Cet enseignement comportera principalement, dans chaque catégorie, l'exécution des travaux manuels sous la direction d'un artisan présentant toutes les garanties et aptitudes voulues pour former de bons apprentis.
Il comportera également l'étude :
1° De l'écriture, lecture et prononciation de la langue française ;
2° Des opérations fondamentales de l'arithmétique et des problèmes qui s"y rattachent ;
3t> Le système des poids et mesures métriques ;
4o Le dessin industriel élémentaire avec nomenclature des principales figures de géométrie ;
5° Pour la section de mécanique, la nomenclature des organes et pièces de machines et des outiis.
domestiques, lavandiers, etc. ; 17 % sont répartis dans les autres métiers.
La qualité de propriétaire agricole est considérée aux Etats-Unis comme la pierre de touche du progrés économique pour les nègres autant que des Indiens.
Ces progrés intellectuels et économiques ont été notables grâce aux méthodes d'enseignement. ( >n est d'abord parti de l'hypothèse de l'égalité physiologique et psychologique du
Fig. 2S8. — La vue à front dlla
Pour la cla?.se des travaux publics:
La nomenclature des parties qui composent un bâtiment, une charpente, et des termes techniques employés dans les travaux.
L'enseignement de la langue française ne devra pas être approfondi, mais devra se rapporter aux métiers que les indigènes apprendront et aux relations de service qu'ils peuvent avoir avec les blancs à raison de ce métier.
IL — Dès leur entrée à l'école, les indigènes seront invités par le directeur à désigner le métier qu'ils veulent apprendre Au cas où trop d'indigènes choisiraient le même métier et qu'il s'en suivrait que des cours n'auraient pas ou trop peu d'élèves, le directeur de l'école pourra lui-même les répartir dans chaque cours, en tenant compte de leurs aptitudes présumées et de leur degréd'intelligence 11 pourra également faire passer d'un cours à un autre l'élève qui lui paraîtrait avoir des capacités spéciales pour un autre métier que celui qu'il aura choisi ou pour lequel il aurait été désigné. Ces changements ne
L EDUCATION I) l'NE RACR
-jH\)
IJJanc el du Nègre ; on ;iv;iit l'ail des écoles idenli(iiies à celles des blancs au point de vue du [)rograiiime et de l'esprit. (Vêtait une erreur fondamentale qu'on a reconnue dans ces dernières années ; les nèg-res eux-mêmes étaient fascinés par les professions l)ureaucratir{ues et libérales. Les meilleurs d'entre eux rêvaient pour leurs enfants la carrière d'employé, de médecin, d'avocat, de prêclieur. D'après les nouvelles méthodes, le travail est devenu l'instrument de la civilisation, le véhicule des connaissances, non seulement techniques, mais générales.
CI ue du « Hampton Institute »
pourront toutefois se faire que du consentement des indigènes admis a suivre les cours.
12. — Les heures de travail journalier seront les mêmes que celles des ateliers et chantiers auxquels sont annexées les écoles.
Les heures consacrées à renseignement théorique ne pourront dépasser quinze par semaine et leur répartition sera faite par le directeur de l'école.
13. — Les punitions disciplinaires sont : Pour les élèves de 12 à 15 ans :
a) Arrct dans un local spécial pour quarante-huit heures au maximum ;
b) Le fouet de un à dix coups appliqué au bas des reins. Pour les autres élèves.:
Les peines disciplinaires prévues par le règlement de discipline des travailleurs de l'Etat.
L'influence de l'enseignement basé sur le travail agricole et les métiers ruraux qui tend depuis quelques années à ramener le nègre à la terre a fait augmenter les propriétaires ruraux nègres dans des proportions notables : 14 % des nègres qui sont fermiers sont propriétaires en Géorgie, 59 7o en Virginie, 56 ""jo en Floride. Au total 27 ° „ des fermiers nègres sont propriétaires, le reste 73 % se divisent en nombre égal entre les fermiers locataires et les fermiers participant aux bénéfices.
Le coton est la culture de prédilection du nègre : 70 7° de toutes les fermes sont productrices de cette fibre textile. Viennent ensuite par ordre d'importance le riz, la canne à sucre.
Quoique les fermiers nègres ne constituent que 1/9 du
14. — Ces peines seront prononcées par le Commissaire du dislricl pour Léopoldville et Stanleyville, et à Borna, par \e Directeur des travaux publics.
Indistinctement, toutes les punitions infligées aux élèves seront inscrites dans un registre et un extrait de ces punitions sera envoyé mensuellement à M le Gouverneur Général.
15. — Le renvoi de l'école d'un apprenti sera prononcé par le Gouverneur Général, sur la proposition motivée du Directeur de l'école, pour cause d'indiscipline ou d'incapacité
Les élèves qui appartenaient auparavant à la catégorie des travailleurs de l'Etat, et qui ont été exclus de l'école, seront réintégrés dans leur service respectif où ils devront achever le terme du service prévu par leur contrat, déduction faite du temps passé à l'école. Les autres élèves seront renvoyés dans leur village.
16 — Le Directeur de l'école professionnelle passe trimestriellement une inspection détaillée de l'école, examine les progrès des élèves et adresse un rapport au Gouverneur général.
17 — A la fin de deux années d'enseignement, les élèves subissent un examen devant une commission de trois membres composée du directeur de de l'école et de deux autres membres désignés par le Gouverneur général dans chaque cas. Cette commission désigne les élèves aptes à recevoir le cerliticat de capacité et fixe la catégorie dans laquelle doit être classé tout élève désireux de contracter un engagement au service de l'Etat.
18. — Les élèves qui auront reçu le certificat de capacité et qui auront été classés par la Commission d'examen dans une des catégories prévues par les travailleurs au service de l'Etat, recevront leur destination du Gouverneur Général, sur proposition du Directeur de la Marine et des Travaux publics, s'ils contractent un engagement à l'Etat.
19. — Le Directeur de la Marine et des Travaux publics tient un contrôle où sont renseignés tous les apprentis des écoles professionnelles.
20. — Le Directeur de la Marine et des Travaux publics est chargé de l'exécution du présent arrêté
l'éducation d'une rage 591
nombre total de fermiers du Sud, ils i)roduisent la 1/2 du coton, le 1/4 du riz, 1/7 du sucre-.
Considérant l'étalon de vie très bas du peuple, sorti à peine de l'esclavage, les résultats obtenus par les fermiers constituent un témoignaj^-e probant, dit le 12'"° recensement (1), de leur ai)titude, de l'efficacité de leur travail et leur ambition de s'élever par leur effort.
Pour se convaincre de l'importance du problème moral lié au relèvement des nègres, il suffit d'observer leurs mœurs, leur manière de penser et les conditions de leur existence. Dans le Nord, le Nègre est traité avec sympathie. On s'en amuse. Pratiquement il n'a pas de rapports sociaux avec le Blanc. Il ne s'assied pas à coté de lui au restaurant ; quelque riche et instruit qu'il soit, il n'est pas reçu dans les réunions et soirées ni dans les hôtels de premier ordre. On lui refusera un soda dans une droguerie. Il ne pourra pas se faire raser dans les salons de coiffure réservés aux blancs, même si les ouvriers coiffeurs sont des hommes de couleur; les nègres ne sont pas reçus dans toutes les usines ; on les accepte comme manœuvres, surtout dans les industries du bâtiment.
Avoir du sang noir dans les veines, à quelque degré que ce soit, est une tare terrible. Les journaux rapportent des faits comme celui-ci : un vieux ménage sans famille avait adopté un enfant et avait mis sur lui toute son affection; ayant découvert qu'il était de souche nègre, mari et femme se suicidèrent.
Condescendance amicale, voilà tout ce qu'on réserve à la race noire ; l'égalité sociale est impossible même dans le Nord négrophile.
Dans le Sud, le Nègre est un paria et est l'objet de la répulsion des Blancs. Sous le régime de l'esclavage, il valait de 1000 à 2000 francs et plus, d'après les approvisionnements du marché. La libération des millions de noirs fut du jour au lendemain une perte de milliards pour les Planteurs.
Le Nègre affranchi a fui la terre. Politiquement il est devenu l'égal du Blanc et il se moque ouvertement de ses anciens maîtres ruinés; ceux-ci ont conservé contre lui une haine intense. Dans les familles d'anciens Planteurs, ne parlez
(I) U. s 12iii Census.
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pas du Nègre ; les plus calmes perdent leur sang-froid et exhalent leur rancune en imprécations amères.
Enfant de la nature, il est intéressant à observer. S'il est aisé, on le rencontre le dimanche, avec sa dame, à la promenade, dans le train, dans les tram^va^^s ; le tableau est toujours piquant : la «colored ladv" est coiffée d'un chapeau à la mode ; elle a fait des prodiges pour tresser ses pitoyables cheveux crépus en un chignon minuscule, à la façon des Blanches; des manches de sa robe de soie émergent ses mains, noires à l'extérieur et roses à l'intérieur; le "gentleman» est en chapeau haut de forme; par l'entrebâillement de sa redingote on entrevoit la grosse chaîne en or et sur sa cravate brille le traditionnel diamant qui donne la mesure de sa fortune et de son crédit. Ils vont d'une allure déhanchée; les yeux rieurs brillent dans leurs faces noires; ils badinent en se taquinant et partent en éclats de rires. De tous les citoyens américains le nègre seul rit.
Les nègres ont le droit de vote en vertu de l'amendement suivant de la Constitution, adopté par le Congrès en 1867 : "Le droit de vote des citoA'ens des Etats-Unis ne pourra être supprimé ni limité par les Etats-Unis ni par aucun Etat pour des raisons de race et de couleur ou des conditions antérieures de servitude". Dans les débuts de leur vie politique, les nègres ignorants, nullement préparés à exercer leurs droits, nommèrent dans bien des villes et Etats des représentants de leur race ou dévoués à leur cause, qui firent des excès scandaleux de corruption. Voici un fait typique : après une élection, un nègre compte de l'argent au milieu d'un groupe goguenard et dit : «Voilà la onzième fois que je suis vendu et la première fois que je touche mon prix du vente-.
Aussi, dans bien des Etats, les noirs sont -disfranchised," c'est-à-dire destitués de leurs droits, le suffrage ayant été restreint. Dans les Carolines, la Virginie, le Mississipi, la Louisiane, ce droit est soumis à la condition d'un certificat d'études élémentaires complètes, à la possession d'un bien foncier, et à d'autres dispositions restrictives qui atteignent aussi les Bhmcs dégénérés, nombreux dans le Sud.
Ne pouvant rien attendre des lois, les nègres se sont unis. Ils ont couvert le Sud d'un réseau d'associations qui
l'édl'c.atiox d'une race 593
ont leurs i)r()<^i';uiiiiics el lours cahiers de griefs. Ils se i-éunissent périodiquement en congrès poui- aviser aux mesures à prendre, pour se l'aire écouter et ils envoient l"rc({uemment des délégations aux autorités publiques, (.es délégués habillés à l'ancienne mode et coilfés de l'antique haut de forme, se rendant au Congrès de Washington ou aui)r('s du Président de la République, sont les personnages traditionnels des comédies-bouffes qui font s'esclafïer les plus graves des Yankees.
Le hasard nous a permis d'assister à la séance inaugurale du congrès des -Çolored Grand United order of Odd Fellows» à Richmond; la ville était littéralement inondée de nègres étrangers. Un coi'tége immense, au-dessus duquel flottaient de nombreuses bannières et des cartels, parcourait les rues principales pour se diriger vers le local. Chaque groupe était encadré de personnages noirs de distinction, en habits vaguement militaires chamarrés de galons, qui veillaient à l'ordre et à la dignité du cortège. Des discours très calmes furent prononcés par des leaders de la race, médecins, employés, noirs et métis, vantant la générosité et la bienveillance du Blanc, prêchant la vertu et la moralité et une conduite convenable, la nécessité pour leur race de compter sur elle-même. Ils formulèrent en termes diplomatiquement modérés leurs revendications et leurs griefs; ils réclamèrent l'abolition de la loi exécrée de ^'Crew" restreignant le droit de vote; ils s'élevèrent contre les lois et les règlements en vertu desquels les enfants nègres sont relégués dans des écoles spéciales, et exprimèrent leur indignation de ce que les gens de couleur continuent à être séparés des Blancs et parqués dans des compartiments sordides des trains et tramways. Mais cette modération était manifestement en discordance avec les sentiments des auditeurs en qui bouillonnaient l'exaltation et la colère, à peine contenues. L'enthousiasme alla jusqu'au délire lorscpi'un orateur virulent, un métis taillé en hercule, vint déclarer que ces injustices avaient assez duré, qu'il fallait en finir avec les lynchages et que le moment était venu pour la race de s'élever contre ses oppresseurs.
Les nègres perdent graduellement l'inconsciente servilité que leur ont léguée leurs pères des plantations ; ils sentent
de i)lus en i)]us vivement le contraste entre les situations légales et sociales.
Autant l'Indien est fier, inflexible, digne dans son attitude, autant le Nègre individuel est affectueux, docile, pliahle et soumis. Dans son état normal, il est rarement cruel ou vindicatif, mais il est lâche devant ses instincts; ivre, il perd tout sentiment humain et est parfois fou de lubricité ; ses crimes sont atroces ; son insouciance du présent, son dédain du lendemain exaspèrent l'Américain blanc. Dans plusieurs villes du Sud, notamment à Annapolis nous avons trouvé, en semaine, en plein jour, des centaines de nègres bruyants réunis autour de pistes sur lesquelles leurs congénères jouaient un jeu de crosse grossier et brutal. Le jour de paie, beaucoup de nègres, travailleurs des usines et des champs, leurs femmes, enfants, filles et garçons, aïeux et aïeules, vont ensemble s'enivrer dans les «saloons» en se délectant de danses et de chants ignobles.
De nature émotionnelle, impressionnable et instable, les nègres ont l'intelligence plus rapide que solide ; ils manquent de domination sur eux-mêmes, de «self-control ", comme les enfants de peuples primitifs ; ils ont l'arnour du chant et de la musique et le génie du rj'thme.
Admis à visiter une des grandes fabriques de cigarettes à Richmond, nous avons pu les voir au travail ; dans de grandes salles construites en bois, au plafond bas, des centaines de nègres et négresses en camisoles à carreaux sont assis devant les machines. Les contremaîtres les excitent constamment par des cris et par le geste. Ils jettent sur le visiteur des regards las, rongés de tristesse. Tout à coup ils se mettent à chanter une mélopée infiniment triste, mélodieuse et douce. C'est, dit notre cicérone, un chant des plantations, dont des folkloristes ont noté avec soin les paroles et la musique. Les voix résonnent en inflexions souples, artistement rj'thmées. Dans les paroles le Blanc est généralement insulté ou parodié. Nous en avons retenu une bribe qui en est le thème habituel :
" Si la religion était à vendre •• If religion was to buy, "Le Blanc seul vivrait, -'The v^iiite would live,
"Et on ferait mourir le Noir. "And the black should die.
L HDUCATION u'iNK HACE 595
D'auli'os cliaiils avec ritoui'iiclle rt'pi'eiiiicnt avec plus de frénésie, dépei^naiU en expressions naïves et fortes les souffrances et les inifpiités rpie la race a endurées, et exhalant l'espoii" en la prochaine délivrance. C^es chants donnent un frisson de |)itié.
Les talents de nè<^-res sont verhaux ; ils a[)prennent facilement les langues, parlent courannuent ; mais ils ne montrent pas d'aptitudes pour la pensée ahstraite, pour les recherches scientili(pi(^s et pour des inventions, d(^ (juehpic nature ([u'elles soient. Leur faiblesse semble se trouver dans la sphère de l'action et de hr volonté. N'ayant ni prévoyance ni le sens de l'observation du milieu, ils ont peu de ténacité dans la poursuite d'un J)Ut et n'ont ipi'un faible désir d'améliorer leur situation ; ils sont peu zélés au travail, faciles à s'exalter et à se déprimer.
L'œuvre d'éducation entreprise depuis ({ueb{ue iem[)S par les institutions, telles (pie "The Hampton Normal and Agriculture Institute-', l'école de Tuskegee (Alabama), de Garlisie (Pa), l'Université d'Atlanta, etc.; l'apostolat qu'exercent les hommes de couleur sortis de ces institutions, l'école primaire de plus en plus répandue qui fait sentir son influence moralisatrice dans les couches inférieures et prêche le retour à la terre, l'action des associations : toutes ces causes réunies ont eu pour premier résultat de former une catégorie de nègresartisans, fermiers, représentants de professions libérales, hommes de conditions sociales moj'ennes, économisant et s'élevant par le travail. Des centres de civilisation se forment, d'où rayonne une influence bienfaisante pour le relèvement du niveau moral, intellectuel et social des descendants des esclaves des plantations.
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