CHAPITRE II
Ces Systèmes b'ébucation 1. Caractère be renseignement
Au lendemain de la libération, de nombreuses écoles secondaires pour nègres furent créées dans le Sud par des philanthropes et des sociétés religieuses. L'instruction qui y fut donnée était académique; elle procédait de l'hypothèse de l'égalité de réceptivité et de formation mentale du Noir et du Blanc. Les résultats n'en furent pas heureux; les fils des meilleurs nègres jugèrent que les seules situations dignes de leur liberté reconquise étaient les professions libérales, et ils se portèrent en masse vers les écoles qui devaient les y conduire; les parents les plus soucieux de l'avenir de leurs enfants voyaient, et voient encore maintenant, dans leurs fils des futurs prêcheurs, médecins, avocats, commerçants. Le travail manuel et surtout le travail de la terre est délaissé, comme servile. Le Général Armsti-ong réagit contre ces préventions et l'institut qui, au début, suivant les idées du temps, était classique, devint bientôt professionnel, par l'adjonction au programme, des cours d'agriculture et de métiers manuels. Les études reposent actuellement sur le travail dans les ateliers et les fermes.
La situation générale de l'instruction des nègres est à ce point améliorée, que l'Institut peut imposer actuellement à l'entrée certaines conditions de capacité, ce qui est un grand progrès. Le nègre le plus pauvre, âgé de 16 ans, désireux de s'instruire, peut se présenter à l'Institut, être admis à faire ses études jusqu'à l'achèvement complet, sans apporter un centime : tel est le grand problème social résolu par Hampton.
Dans un de ses ouvrages (1), le célèbre Booker T. Washington,
(1) Up from Slavèry.
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uctuellemonl Président de riiislilut d(^ Tiiske^oe (AI.), rncoiite en l(U'ines loiiclianls son état de dénuement et ses espérances, quand il se iirésenla aux portes de l'Institut de Hanipton où il lit ses études.