‹ Méthodes américaines d'éducation générale et techniqueChapitre 134 sur 160 · Ces €coles et Collèges b'affaires · texte numérisé non relu

Ces €coles et Collèges b'affaires

Ceur organisation. (Détbobes ^'enseignement

(Business ôcbools. Collèges)

Les Collèges d'affaires, répandus à profusion dans toutes les villes, grandes et petites, sont des entreprises privées. Elles donnent une instruction professionnelle exclusivement pratique sans trop se soucier de l'éducation commerciale. Quelques unes de ces entreprises sont considérables, M. G,-W. Brown de Jacksonville (Illinois) possède des succursales dans 15 villes. L'illustre Packard, le créateur de ce système d'enseignement, a donné à New-York l'instruction à 200,000 élèves au moins, en 70 ans. Ces collèges se développèrent surtout vers la fin de la Guerre civile et attirèrent à cette époque de nombreux soldats tombés sans emploi. Elles ont contribué dans une très large mesure à faire entrer la femme dans les bureaux de commerce.

Quoique la période du "self-nuide man- soit au déclin aux Etats-Unis, la très forte majorité des commerçants se sont élevés des couches inférieures par leurs propres moyens. Cliose curieuse, c'est moins des bureaux que de la carrière de "bell boy" ou garçons de course, que sortent les nombreux représentants du haut négoce. Le "Clerk- a peu d'occasion de montrer ses aptitudes, les opérations commerciales étant totalement séparées des écritures de Inireau. On recherche comme «bell boy" des jeunes gens alertes, éveillés, intelligents. Le "bell boy» est le factotum du commerçant. Il entre en rapport avec les clients et les autres commerçants; il peut montrer son savoir-faire en mille circonstances, rendre mille petits services et devient indispensable auprès du chef et des employés supérieurs. Dans ses heures de loisir, il entreprend un commerce privé : la vente de journaux, un petit négoce; le soir il fréquente les cours des -Business Collèges ", les écoles du soir ou les cours spéciaux de toute nature, largement créés dans toutes les villes. Malgré l'àpreté de la chasse au dollar, l'Américain ne connaît pas les longues journées de travail qui tuent tout

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ressort et tout désir d'instruction. Ouverts à 8 lieures, les l)ureaux do New-York ferment généralement à 3 heures, au plus tard à 5 heures. Même dans le commerce de détail, les grandes tirmes ferment à <:> heures.

Les «Business Collèges- sont dirigés comme des affaires commerciales et se servent d'une réclame effrénée pour attirer les jeunes gens qui ont terminé leurs études primaires : elles répandent dos i)rospectus richement illustrés et font des anilonces lumineuses et une propagande personnelle, ingénieuse et obstinée.

Les "Business Collèges-' sont aux écoles commerciales européennes ce ([ue les écoles professionnelles, du genre de la NoAv-Y(M'k Trade School, sont aux écoles industrielles. Leur enseignement est étroitement professionnel et a pour hut d'initier les jeunes (garçons et filles), dans le plus court délai possible, aux routines matérielles du bureau de commerce. L'enseignement est individuel. Aucune condition d'âge ni de capacité n'est requise pour suivre les cours. L'école s'ouvre en Septembre et se ferme fin .Tiiin; mais les élèves sont admis en tout temps ; aucun horaire ne règle les heures des leçons : les professeurs sont à leur poste à 9 heures et, sauf un intervalle d'une demi-heure pour le lundi, ils restent à la tàclie jusque 3 heures; ils la reprennent de 7 à 0 heures du soir; les élèves entrent dans les salles à l'heure qui leur convient, quittent de même, s'absentent, sans soulever des problèmes d'organisation, car ils reprennent la tâche, qui leur est toujours individuellement, imposée, au point où ils l'ont délaissée. D'après leur degré de préparation, leur rapidité au travail et le temps qu'ils consacrent à l'école, la durée des études est plus ou moins longue; elle oscille entre 3 et 10 mois. Les élèves, qui ont accompli la totalité des travaux, reçoivent un diplôme dont la valeur est cotée d'après la réputation de l'institution. De nombreux collèges d'aflfaires vont jusqu'à garantir une position à leurs diplômés.

D'après le but à atteindre, les cours sont généralement groupés en :

1. Office courses (Cours de bureau cohonercial), comportant l'étude de la sténographie, la dactylographie, la tenue des livres.

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l'arithmétique commerciale, l'anglais, (grammaire, documents <;ommerciaux), l'écriture.

2. Amœnuensis Courses (Cours pour la formation d'emplf)yés du patron ou du chef de service) qui comprend la sténograpiiie, la dactylographie, l'anglais des affaires et r"Amanuensis Work» •c'est-à-dire le travail matériel du bureau l'emploi du miméographe et des autres appareils de multiplication, du copie •de lettres, le classement des archives, l'écriture, etc..

3. Business Courses ou Cours commerciaux, au programme desquels on trouve toujours la tenue des livres, l'aritinnétique, l'anglais commercial, le droit commercial, l'écriture.

Assis à son bureau entre le téléphone et r-Amanuensis» •c'est-à-dire l'employé, le commerçant, l'industriel américain ■dicte sa correspondance qui est prise à la sténographie, reproduite et multipliée par la dactylographie. La rapidité "des opérations ne s'y accommode pas avec des procédés lents d'écriture à la main. Le sténo-dactylographe est le roi des bureaux de commerce et d'industrie. On exige de lui de la vitesse et de l'exactitude. Aussi, les deux tiers du temps assigné aux études de la division des ^Amanuensis-', va-t-il à la sténo-dactylographie.

Tout Collège d'aflfaires possède des salles entièrement garnies de pupitres de forme spéciale sur lesquels sont placés, en permanence, des machines à écrire de divers systèmes, mais spécialement la machine Remington, et l'on y voit dans certains cas plus de 100 élèves s'exercer à la fois à la dactylographie.

La concurrence entre les écoles les force à s'outiller richement et à perfectionner constamment leurs systèmes. La "Hefïley School of Commerce-' à Brooklyn possède 200 machines à écrire des meilleurs types qui sont renouvelées entièrement tous les deux ans. Elle prête à ses élèves des machines pour les exercices à domicile. Pour obtenir le certificat de sortie de cette école, les élèves doivent être en mesure de sténographier sous la dictée trois lettres d'affaires de cent mots chacune en trois minutes, et de les transcrire correctement à la machine à écrire en quinze minutes.

Les cours commerciaux com})rennent, en ordre principal.

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la toniio (l(îs livres, base d(3s cliide.s. Los autres branches sont ti'aitées fort accessoii'eiueiit ; certaines d'enti-e elles ne [j^urent souvent aux profjji-aninies (|ue comme appât et ne sont que fort sommairement enseignées. En règle générale, il n'existe dans les » Husiness Collèges " aucun enseignement de classe. Les cours sont individuels et consistent essentiellement dans l'exécution d'une série graduée de travaux d'après des thèmes, libellés dans les ouvrages pratiques de tenue des livres, sur lesquels roulent toutes les opérations.

150 à 200 élèves sont réunis sous la direction de 2-3 perfesseurs, dont la première préoccupation est de déterminer exactement l'état d'instruction de chacun, aiin de fixer le point de départ des travaux individuels.

Dès ce moment les opérations commencent et se poursuivent jusqu'à la fin des études suivant des méthodes qui off"rent une extrême variété.

Que l'école attache plus ou moins d'importance à la théorie, toujours tort réduite, les méthodes ne s'écartent pas sensiblement de celle décrite par M. Mille (l) sous le nom de Budget System, ou à système des Livrets condensé dans un ouvrage généralement suivi dans les écoles de commerce et intitulé r Office Methods and Practical Bookkeeping', édité par Powers and L^^ons, à Chicago.

Les offices methods consistent en une série de carnets com[)osés de feuillets, portant chacun comme exercice une opération commerciale à effectuer et à inscrire dans les livrets, exercices gradués, de façon à couvrir, tous ensemble, le champ complet de la comptabilité. Chacun de ces feuillets porte, en outre, les indications nécessaires, plus ou moins détaillées suivant les écoles. Enfin entre les feuillets se trouvent intercalés les documents commerciaux, tels que lettres, factures, chèques et autres, nécessaires pour matérialiser l'opération.

Afin d'illustrer plus complètement ce mode d'enseignement de la comptabilité américaine, voici d'après M. Mille,

(1) Rapport sur V Enseignement commercial aux Etats-Unis, de M. Mille, annexé à l'étude sur VEnseignenirnt commercial en Allemagne, par 0. Buyse.

(Pubiirations du Ministère de l'IndusU-ie et du Travail).

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une description et une analyse rai)ide de la méthode suivie dans une orande école de New-York :

« L'outillage mis à la disposition des élèves comprend trois carnets, dans le genre de nos carnets de chèques ou de quittances ; chacun renferme une série d'exercices gradués, avec les documents nécessaires intercalés comme il a été dit ci-dessus ; ensuite deux grandes enveloppes en papier solide, portant, l'une, la suscription •> Incoming " (entrée), destinée à recevoir les documents qui doivent rester dans un bureau ; la seconde "Outgoing- (sortie) pour tous ceux qui doivent en sortir. La comptabilité se fait, non dans des livres véritables, mais sur de simples feuilles lignées imitant ces derniers.

L'élève est censé être le comptable dans un commerce de grains : car c'est un principe de l'enseignement américain que l'élève doit toujours s'identifier le plus possible avec la fonction qu'il occupe.

Le l""'' exercice sur le l""'' feuillet du carnet a pour objet le placement dans le commerce d'un capital de 2,500 dollars. Celui-ci est représenté par cinq simili-banknotes de 500 dollars chacune, intercalées entre le l'"'' et le 2'"^ feuillet. L'élève les compte, les détache et les dépose dans sa première enveloppe «Incoming», puis il inscrit son opération. Le voilà en possession d'un capital initial.

Le 2"^^ exercice a pour objet l'achat de céréales à 30 jours de crédit. Les pièces intercalées sont : une facture de marchandises, rem[)lie, plus une liste en blanc ou mémorandum de ces marchandises. L'élève fait les diverses entrées requises, remplit la liste et dépose facture et liste, toujours dans sa première enveloppe. Le voilà aussi en possession d'un stock initial.

Le S'"*" exercice est encore un achat, mais cette fois au comptant. Pièce attachée : une facture acquittée. Ici, il y a les entrées diverses à faire, mais, de plus, une opération de caisse, le paiement de la facture de 500 dollars, que l'élève effectue en faisant passer 500 dollars de l'enveloppe "Incoming" dans l'enveloppe "Outgoing" parce qu'ils doivent sortir. La facture acquittée, elle, vient dans la première.

Le 4™'' exercice est une vente au comptant d'une partie

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clos pi-oduits ;icIi(U(''s \)\ns liaut. Les i)ièces intercalées sont une faftiire en blanc, et des simili-banknotes de divei'scs valeurs, en tout pour 500 dollars. L'élève doit renij)iir la facture, l'ac^juitter et la déposer dans l'-Out^'oing-- enveloppe, parce qu'il doit l'expédier, et, d'autre part, faire passer les hanknotes intercalées dans r"Incoming", parce qu'il les reçoit. Suivent les entrées requises.

Le fj""' exercice contient une vente de divers produits, mais à HO jours de crédit. Une facture en blanc.

Le 6""" exercice est un acliat contre paiement en une promesse à 20 jours. Pièces attachées : une facture qui vient dans r"Incoming", plus un effet de commerce en blanc (jue l'élève doit remplir et placer dans l'enveloppe «Ontgoing", parce qu'il doit l'envoyer au dehors en paiement.

Le S'"'' est une vente contre promesse intercalée.

Le ^t'"*", une vente en compte courant.

Le 10"'® un reçu en paiement de 100 dollars, en compte courant ; pièces attachées : un billet de 100 dollars et une quittance en blanc, que l'élève doit remplir et déposer respectivement dans les enveloppes "Incoming" et «Outgoing-.«

Les exercices se suivent de cette manière, introduisant successivement de nouvelles modalités dans les opérations d'achat, de vente ou de paiement, ou bien de nouveaux documents accessoires au commerce proprement dit, tels que l'exercice 7""', qui est le paiement, contre quittance annexée, du loyer du local, ou encore le 19"^® qui contient le paiement et la quittance de l'assurance sur 1,000 dollars de marchandises.

Le IS'""" exercice aborde la lettre de change et la correspondance commerciale ; il a pour objet l'envoi à Chicago, en paiement d'un achat, d'un effet à vue tiré sur une autre personne ; il comporte la rédaction de la lettre de change, d'une lettre, qui doit accompagner l'envoi de cette dernière au destinataire et, de plus, une lettre d'avis au tiré.

Le 21™" prévoit le dépôt à la banque d'une partie de l'argent en caisse, ainsi que la rédaction des documents en usage aux Etats-Unis pour cette opération.

Ces exemples suffisent pour donner un aperçu de la méthode suivie. (*lette première série se compose de 22

exercices, tous très simples. Ceux-ci terminés, l'élève fait son inventaire, clôture ses comptes et les présente à l'examen. Tout ce travail, du reste, se fait, il est bien inutile de le dire, sous l'inspection constante du professeur et en suivant l'ordre d'étude du Manuel de Comptabilité de l'école.

Dans la deuxième série, la comptabilité prend déjà une allure plus continue et ne se compose plus seulement d'exercices isolés et sans grande liaison entre eux.

L'élève occupe ici la position de comptable et de caissier d'une firme de meubles de Cbicago, firme composée de deux associés, dont chacun apporte dans l'affaire un actif et un passif, composés d'argent comptant, de chèques, de traites, marchandises et de créances actives et passives, la répartition des bénéfices se faisant sur les bases suivantes : 6 % à l'actif net de chacun, le reste par parts égales.

Le 1"'' exercice a pour objet l'énoncé de ces conditions et la spécification des ai)ports i^eprésentés par des documents intercalés, tels que chèques, traites, simili-banknotes, et liste de marchandises. L'élève tient un journal, un livre de caisse, un grand-livre et un facturier, mais toujours sur des feuilles; du reste l'outillage reste le même.

Ici, la comptabilité est plus continue ; en effet, si les premières transactions ne font chacune l'objet que d'un seul exercice, elles sont suivies d'autres plus considérables, espacées sur plusieurs exercices et comportant la mise en pratique simultanée d'un certain nombre de connaissances.

Par exemple, le 6™^ comprend d'abord la rédaction d'une lettre de commande de marchandises avec spécification du mode de transport et de paiement, celui-ci en une traite à 30 jours ; l'exécution de cette commande est reportée à l'exercice 12, qui comprend la réception de la facture, celle de la traite, l'acceptation de cette traite paj^able à la Banque de l'école, son renvoi accompagné d'une lettre ; l'exercice 26 prévoit son paiement anticipé en un chèque, avec déduction de l'escompte pour le temps qui reste à courir. Ceci constitue déjà donc toute une opération commerciale assez complexe, destinée à tenir l'attention de l'élève éveillée pendant toute la série des exercices.

L'exercice 8 introduit un nouveau rouage des plus

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i]ni)()i-t;iiits. sui'loul aux Etats-Unis : la baïufiio, représentée ici i)ai' la lUinque do l'école, par l'intermédiaire de laquelle va s'()|)(''i(M- une partie des mouvements de fonds de l'élève. (]elui-ci y déposf^ une partie de son capital ; il doit ouvi-ir un compte l»an(juiei' et va se familiariser avec les ()[)érations lia!)ituelles entre banquiers et commer(;ants, avec les documents on usa«io, ainsi (ju'avec le système des cliè({ues.

Dans le cours des exercices suivants, l'élève se familiarise avec les mathématiques commerciales, les règles d'escompte, d'intérêt, avec les différentes modalités des instruments de crédit, leui' réception, endossement, paiement, ainsi (ju'avec de nouveaux documents, tels que lettre de voiture et autres.

La séi'ie contient 32 exercices et se termine par la répartition des bénélices, l'inventaire, le bilan et clotui-e des comptes.

Dans la 3""' série, les exercices de comptabilité continuent et se com[)li(iuent d'un élément de plus : l'étude de la marche de certaines affaires ; l'élève est le comptable, le caissier et gérant ; il dispose de la signature d'une tii'uie de denrées et provisions, branche commei'ciale très importante aux Etats- Unis, ainsi (jue de commission et de consignation. Il tiendra un journal, un livre des consignations, soit sur des feuilles soit dans des cahiers, suivant l'avis du professeur ; mais il y a un carnet de chè(iues séparé.

Il counnence avec un capital de 4,000 dollars, f[u'il dépose, immédiatement cette fois, à la Banque du Collège.

Avec cette dernièie, il lient ses comptes au moyen de son livre de caisse, et de son cai'uet de chèques.

La série d'exercices déluite par quelques transactions, accessoires, telles que l'achat d'un cheval, harnais et voiture, la location d'un bureau, d'un magasin, en un mot de l'outillage et du mobilier. Viennent ensuite les aft'aires plus importantes.

L'exercice 7 ouvi-e un compte de commission et de consignation, représenté ])ar la réception de la facture des marchandises diverses destinées à être vendues, accompagnées de la lettre de voiture, de la note des frais de tiansport par chemin de fer; il prévoit le paiement de cette dei-niére par un chèque, l'acceptation de la traite en acompte de

rexpéditeur, et son renvoi à ce dernier. L'exécution de cette consignation se poursuit sous diverses formes dans une série d'exercices échelonnés, et simultanément avec d'autres affaires ; elle ne se clôture qu'avec l'exercice 37, par l'envoi d'un compte de liquidation de la consignation (y compris les frais de transports, d'emmagasinage, d'assurance, de commission), et l'envoi d'un chèque pour solde de compte.

Un autre exercice, le 16™'', contient l'offre d'une affaire de commission de compte à demi et son acceptation par télégramme, que l'élève doit rédiger lui-même sur une formule véritable ad hoc et sans dépasser un certain nombre de mots. Son exécution est aussi échelonnée sur plusieurs exercices.

Le w""" exercice a pour objet une commande de blé en gros et met l'élève en contact avec les documents en usage dans le grand commerce de grains, tels que facture, police d'assurance, connaissement, et certificat d'inspection officielle.

Le 33'"^ le met aux prises avec les ditîicultés commerciales, sous forme de notifications du refus de paiement d'un effet de commerce, ce qui l'amène à mettre l'affaire dans les mains d'un "attornev" et à rédiger la correspondance nécessaire. Eventuellement l'affaire se termine par une transaction ainsi que par la note d'honoraires de l'attorney, qu'il solde en un chèque.

La série des exercices est interrompue au 33"^®, par un inventaire et un bilan provisoires, destinés à amener l'élève à faire un rapport sur la condition générale des affaires de la firme, en vue de l'opportunité de l'admission d'un associé. L'élève est alors censé être admis lui-même, en qualité d'associé, avec apport d'un certain capital, lequel est déterminé dans un exercice suivant, avec une part proportionnelle dans les bénéfices ainsi qu'un salaire fixe par semaine : toutes clauses dont il doit faire un mémorandum.

Cette troisième série se compose de 50 exercices, lesquels, ainsi que les précédents du reste, sont combinés de façon à se balancer exactement à la clôture, ce qui fournit à rélève un critérium de l'exactitude de ses opérations."

Telle est d'une façon générale et conformément à l'exposé de M. Mille, la méthode suivie dans la première phase

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des éludes (lui nboutit à l;i comptaliilité i)i'jili({uo dont nous décrivons le mécanisme à jn'opos des écoles secondaires commerciales.

Des exemples ci-dessus il j-essoi-t, (jue les opérations faites dans les «Business Colleg-es" à propos de transactions ingénieusement combinées, ont pour but de familiariser l'élève avec les écritures matérielles tout en l'initiant aux pratiques du bureau ; elles lui entr'ouvrent la vie des affaires. Le but est avant tout prt)fessionnel.

3. Ces écoles commerciales seconboires COétbobes b'enseignement bu bureau commercial

Dans le but d'adapter l'enseignement moyen aux besoins pressants du monde commercial, de nombreuses écoles secondaires se sont annexé une section commerciale, dans laquelle les brancbes du commerce, quoique très i)ratiques, sont traitées comme des «disciplines-'.

A côté des branches qui sont communes aux sections classiques et techniques, les élèves reçoivent des cours théoriques forts restreints sur les matières commerciales.

Pour tixer les idées, voici l'horaire des cours de la section commerciale de V école secondaire de Saint-Louis:

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