Ces travaux manuels b'après les principes
ôes sciences expérimentales
Critique et application bes travaux par discussion
Ce bessin allié aux travaux
Dans l'esprit des Américains, le critère du progrès en éducation est l'avancement vers un régime qui assure à rélève la plus grande activité personnelle; le souci des professeurs est de réduire au minimum leur intervention, de façon à donner à l'élève graduellement l'initiative, le contrôle sur ses actes, l'empire sur soi, la discipline interne qui le dispense de chercher des guides hors de lui.
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Sous cette haute préoccupation, toutes les sciences enseignées dans les écoles secondaires, dont nous avons décrit les méthodes, mais plus spécialement les travaux sont devenus l'enseignement de l'cictivité, de l'énergie, de la volonté appliquées à l'exécution des travaux éducatifs par lesquels les élèves acquièrent des connaissances utiles.
Les principes qui se trouvent à la hase des travaux manuels sont identiques à ceux qui guident les ti^avaux scientifiques des lahoratoires de chimie, de ph^^sique et de sciences naturelles; les méthodes sont celles des sciences expérimentales.
Que les travaux manuels soient inscrits comme hranches facultatives aux programmes des écoles secondaires ordinaires, ou qu'ils fassent partie intégrante des programmes comme dans toutes les écoles secondaires techniques, ils comprennent toujours, pour les garçons :
1" Le tracail du bois : la menuiserie, le tournage, le modelage industriel et dans certaines écoles, l'éhénisterie.
2' Le t'ravail des métaux : le forgea ge du fer et de l'acier, l'ajustage à la main et mécanique ; dans quelques écoles les éléments du moulage et de la fonderie.
Nous avons vu enseigner, en outre, dans certaines écoles, le repoussage du métal, autant dans ses éléments techniques que comme application de la composition décorative.
Les jeunes iilles pratiquent les sciences domestiqu<js : la cuisine, le lessivage, l'entretien de la maison, la couture, l'économie domestique et les arfs domestiques : la confection, les modes.
Pour chaque genre de ti-avaux, les écoles de garçons suivent une série de modèles soigneusement gradués qui renferment chacun un principe ou un procédé fondamental de construction.
Tous les élèves exécutent la série miiiima de modèles ; ceux qui comprennent et exécutent vite font une série supplémentaire d'exercices reposant sur les mêmes pi-incipes mais [)lus compliqués daiis leurs applications.
Ces travaux sont conçus pour développer le jugement, la réflexion, les habitudes de soin et d'exactitude. Afin de conserver à ces opérations leur fraîcheur instructive, la
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ré[)tUili()ii n'en est \n\s j)()Uss('m; ;iu point, de l'îiii'e acquérir plus de t'acilil('' iiKM-aniiiuc, ce; ([ui les IVniiL dégénérer on exercices d'apprenlissage ; dès que les dillicullés d'un procédé donné sont vaincues, on aborde un nouveau problème.
Comme dans rensei<j;'nemenl élémentaire, les travaux manuels pirésentent un caractèi'e purement éducatif. Les élèves, moj^ennement aptes, acquièrent néanmoins une iiabileté sérieuse, car chaque nouveau modèle comporte dans une certaine mesure, des procédés déjà appli({ués dans des travaux antérieurs.
Les modèles n'ont rien de lixe, d'immua])le ; on ne doit y voir que le procédé qu'ils matérialisent ; l'elfet essentiel de leur exécution réside dans les instructions y attachées, dans la manièiv, dont l'élève les exécute et l'esprit qui domine les travaux. Tout en incorporant sensiblement les mêmes principes, les modèles diffèrent d'école à école ; d'une année à l'autre on y trouve des modifications, des éliminations et des substitutions ({ui prouvent le souci constant de perfectionner et d'éviter la mécanisation et le clichage routinier.
Les méthodes et procédés enseignés répondent aux conditions d'exécution considérées comme les meilleures par les ouvriers de la spécialité; aussi les tliéories technologiques et les métliodes d'exécution sont elles l'objet d'une révision constante en rapport avec les données de la meilleure pratique, et de l'expérience professionnelle la plus récente.
Les modèles de bases sont exécutés simultanément par tous les élèves. A un moment donné, ceux-ci se rendent à l'amphithéâtre qui est généralement installé dans les ateliers mêmes ; chaque élève a devant lui le modèle exécuté et les instruments de mesure et de vérification nécessaires.
L'instructeur attire l'attention sur les qualités et les défauts d'un modèle-type, indique les angles et surfaces à vérifier, les lignes défectueuses, les dimensions à revoir ; il précise les erreurs qu'on fait communément, explique et montre, par une opération au banc, placé devant lui, comment ces erreurs peuvent être évitées ; il évalue en chiffres, suivant un système généralement suivi, la cote à donner aux divers éléments qui entrent dans les différents modèles.
Chaque élève examine alors avec soin et vérifie son propre modèle, annote systématiquement les observations faites et les remet, accompagnées des modèles, à l'instructeur qui en vérifiera à son tour l'exactitude.
Par ces discussions auxquelles les élèves prêtent le plus vif intérêt, ils développent à un très haut degré le Jugement, la faculté d'apprécier exactement la valeur technique d'un travail ; ils sont ainsi renseignés et stimulés. Les discussions imposent le respect de l'habileté technique et démontrent que le succès n'est pas possible sans vivacité intellectuelle, patience, prévoyance et soins incessants.
Sous le nom de "inechanical drawing" — dessin aux instruments — les écoles secondaires techniques enseignent les principes des tracés géométriques, des projections, pénétrations et développements sur lesquels s'appuie le dessin de construction, qui précède, en règle générale, l'exécution des objets.
Le cours de projection ne débute pas comme dans nos écoles moyennes par l'étude des positions du point, de la ligne et des plans ; ces notions fondamentales se déduisent du dessin d'après de simples objets que les élèves abordent directement sans préambule théorique.
Ce dessin est parfois accompagné de vues cavalières et, si nécessaire, de coupes pour fixer nettement l'image, la structure et les dimensions de l'objet. Le dessin et l'exécution sont envisagés comme les deux faces d'un même problème de construction dont l'instructeur fournit les données. Dans le cours des travaux, ce double aspect n'est jamais perdu de vue. Dans mainte école, les élèves modèlent en terre, au début surtout, l'objet figuré par le dessin d'exécution afin de s'initier complètement à la lecture des plans.
Dans le travail du bois comme dans celui du métal, la marche suivie pour l'étude d'un objet en vue de son exécution, est généralement la suivante: problème posé par le professeur; discussion en commun de la fonction de l'objet, de ses dimensions ; croquis coté, étude des détails de construction de l'objet, de ses assemblages au point de vue de l'effort à supporter, de sa forme en rapport avec son usage et les matéi'iaux qui entrent dans sa construction, de son aspect esthétique, etc.
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Le dessin eolé, (jiii ost la coiicliisioii de cet examen, est exécuté ensuite à grande éciielle de façon à montrer clairement chaque détail de forme et de construction ; dans cei'tains cas, les élèves y appliquent des teintes conventionnelles. LV^xécutioii s(; fait (raj)i'ès des hleus tirés du dessin ou, i)lus souvent, d'après le croquis coti' (|ui a sei'vi de base aux discussions. La compréhension nette de la pensée à réaliser dans l'exécution des objets, tel est le but essentiel du dessin et la base des méthodes des travaux manuels.
Fig. i35. — l'ype de table de dessin de Técole de Boston
La flg. 114, prise dans la salle de dessin aux instruments de l'école secondaire de Brooklyn donne une idée de l'outillage et du mobilier ; les élèves prennent place par deux à de grandes tables doubles horizontales, munies de
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hausses pour l'iuclinaisou des planches; huit groui)es d'élèves des cours du jour et du soir se succèdent dans la salle; chaque élève dispose d'un tiroir fermé à clef pour le dépôt de ses outils ; huit planches sont disposées dans des armoires verticales. Les salles de dessin de l'école de Boston sont l)Ourvues de tables, une par élève, munies également de tiroirs et d'armoires pour le dépôt du matériel.
Les types de tables à dessin (fig. 135) de P^rooklyn et de Boston se retrouvent dans les écoles secondaires et dans les écoles techniques.
Dans toute salle de dessin tlgure une installation pour la photographie de bleus d'après calques avec les accessoires; cuves en zinc, étagères i)our sécher, etc.