‹ Méthodes américaines d'éducation générale et techniqueChapitre 7 sur 160 · IN TRO DICTION · texte numérisé non relu

IN TRO DICTION

le soin et la responsabilité de régler leur enseignement. La spontanéité, la variété et la richesse d'idées des méthodes d'enseignement général el technique sont extraordinaires ; les solutions au problème si passionnant de la formation ouvrière sont surprenantes d'ingéniosité, d'imprévu et de bon sens.

Ni l'Amérique, ni ses habitants, ni ses écoles ne peuvent se définir par des généralités.

Nous mettons nos lecteurs en garde contre des généralisations hâtives, surtout en matière d'éducation.

Dans un même Etat et dans une même ville, nous n'avons j)as trouvé deux écoles dont les programmes et les méthodes d'enseignement fussent identirjues. Leur existence ne remonte pas très haut dans l'histoire des Etats-Unis. L'initiative locale et professorale la plus complète, l'absence de doctrines et de S3^stèmes bien assis, jointes à une réglementation minima, entre les mains de professeurs avides d'essais et d'expériences nouvelles sont les causes de la diversité des systèmes et des procédés d'éducation.

Vouloir généraliser en ces matières, c'est soulever immédiatement cent exceptions topiques et faire des déductions outrées qui ne répondent pas à la réalité des faits.

Nous sommes toujours sous l'impression de l'accueil charmant et bien confraternel, reçu dans toutes les institutions dont l'étude forme la matière de ce volume. L'accès le plus large nous a été ouvert airx cours et aux collections; aucune formalité ne nous a été opposée pour l'examen patient des travaux des élèves. La gracieuseté avec laquelle ils nous a été loisible de prendre des vues, nous permet de donner une vision concrète de l'école américaine, par les souvenirs graphiques abondants qui figurent dans ce texte.

Parmi les obligations les 1)1 us formelles, nous reconnaissons en particulier celles que nous devons à M. le baron Moncheur, Ministre de Belgique à Washington; à M. Mali, Consul de Belgique à New-York et au Chancelier du Consulat M. Roemaet; à M. Megan, du "Board of Education" de Chicago, à Madame Estelle Réel, directrice des Ecoles indiennes à Washington ; à M. Brett, directeur de la Bibliothèque publique de Cleveland; à M. Frissel, directeur du "Hampton agriculture and Normal

INTHODICTION 21

Inslilule," à Hampton ; à iMesdaiiios ir()|)kiiis ci ()lk(ilt, bibliolliécaires en cliel" de la "Cai-ne^'ic Library- à Piltsburg; à M. ral)bé Notebaert de la -Fi-encb (^hurcli-; à M. Caroll, siijxM'iiiUMidaiit (les écoles puhrKuu^s de Hochester ; à M. Semple, directeur des ai)pi'entis des -lialdwin locoiiiotlve workS" à Pliiladelpliie; à M. Mitchell, président fin -i^oai-d et' Education" de New- York ; à M. W. Han^ier, conuiiissairiî du -«Bureau ol' Labor- à Wasliin^toii, etc., etc..

Toutes ces personnalités, ainsi (pie les pr(>,sidents, directeurs et professeurs des écoles, nous ont vraiment comblé d'attentions et nous ont efficacement aid('' dans nos investig-ations.

Nous dédions respectueusement cette étude à la Province de Ilainaut. Dans son souci d'élargir encore les idées réalisées par son enseignement tecbniqué et d'établir des ])ases toujours plus solides aux pi'ojets ({u'elle étudie pour assurer son plein développement, elle a voulu ({u'aucune source d'information ne fut négligée. C'est à elle et aux hommes d'action et de haute pliilanthropie qui la représentent, (jue va toute notre gratitude pour le grand honneur qu'ils nous ont réservé, d'apporter notre modeste contribution à la solution du problème de l'éducation générale et technique, indissolublement lié à la [prospérité du pays.

Page 1