‹ Méthodes américaines d'éducation générale et techniqueChapitre 78 sur 160 · But bes cours. Genre b'élèves (Détbobes b'enseignement · texte numérisé non relu

But bes cours. Genre b'élèves (Détbobes b'enseignement

Les cours ont [)oui- biil •^■énéral de donner dans l'espace de deux ans, l'éducation technique nécessaire dans la construction de machines-outils, de machines à vapeur, d'appareils de mécanique, de façon à rendre les élèves aptes à occuper les emplois de dessinateurs, de constructeurs de machines et à diriger ou d'aider à la direction des ateliers de construction.

Cette forme d'enseignement industriel présente ceci de particulier, qu'elle est une réduction des Instituts technologiques, c'est-à-dire des Collèges techniques où se forment les ingénieurs; elle n'est pas professionnelle dans le sens européen, car elle se borne à enseigner les connaissances scientifiques et techniques qui forment la base des industries; les travaux manuels ne sont pas spécialisés, comme l'exigerait l'apprentissage des métiers de mécanicien ; l'institution se place entre l'école d'apprentissage et l'école technique supérieure, approximativement au niveau de l'école industrielle provinciale supérieure de Gharleroi.

Son enseignement technologique est basé sur des connaissances élémentaires de mathématiques, sur les sciences expérimentales et les travaux d'ateliers.

L'emploi rapide de plus en plus généralisé de types perfectionnés de machines dans tous les genres de fabrication, le remplacement graduel des machines dirigées à la main par des machines à marche automatique, la substitution aux anciens outils, d'outils spéciaux qui fabriquent avec grande précision des milliers de pièces identiques, toutes les transformations créent nombre d'issues à des jeunes gens qui possèdent de l'habilité, un goût naturel et l'intelligence de la mécanique.

L'introduction de dispositifs pour économiser la main d'œuvre qualifiée et le développement des inventions nouvelles, tendantes à placer l'industrie sur des hases scientifiques, exigent des auxiliaires une large éducation scientifique et technologique.

Les méthodes perfectionnées font leur voie dans toutes les industries placées sous la compétition moderne; nul doute que l'évolution ne s'accentue et que les jeunes gens qui se préparent scientifiquement et techniquement à la carrière de contre-maitre mécanicien, n'y trouvent une situation que le progrès industriel fera de plus en plus apprécier.

L'école n'impose à l'entrée que des condition modestes de capacité; les postes d'exécution, auxquels elles préparent ses élèves, n'exigent pas une formation mathématique et scientifique supérieure; le rôle de l'auxiliaire est de comprendre, d'interpréter et de faire exécuter intelligemment la pensée de l'ingénieur; un jugement net, de la promptitude de décision et d'action, de la clarté dans les idées constructives, valent plus, pour le contre-maitre et le technicien, que la faculté d'analj'se critique ou de la généralisation, l'originalité et le génie qui appartiennent à l'ingénieur; la connaissance des détails et la sûreté dans l'exécution, de la persévérance et de la patience, sont pour eux des qualités primordiales, que l'enseignement doit développer avec un soin extrême. L'école Pratt le fait d'une façon remai^quable, car, à travers toutes les études, elle allie l'habileté manipulatoire à la formation intellectuelle, scientifique et technique.

Telle est la double face des études dans les laboratoires de mécanique, d'électricité et de chimie, dans lesquels nous trouvons les meilleurs types de machines et d'appareils, que le jeune homme étudie théoriquement et pratiquement en les maniant.

Le dessin de machines et le cours de construction ont une grande importance dans le programme; ils visent à la fois à familiariser l'élève avec la forme, la proportion des éléments de machines et au traitement technologique des matériaux dans les divers procédés de fabrication.

L'instruction par les leçons orales dans les cours de mathématiques, de physique et de mécanique, cherche à établir les connaissances théoriques fondamentales et les principes qui sont à la base de tous les genres de machines.

L'enseignement d'auditoire est complété par de nombreuses •expériences dans les laboratoires des moteurs à vapeur et à explosion et dans les laboratoires de mécanique, où les élèves pratiquent les essais, calculent et déterminent expérimentalement le rendement des moteurs, la consommation de vapeur <les machines h condensation et sans condensation, des moteurs sim})les et compound ; ils essayent les transmissions de puissance, l'effet utile des courroies, la résistance des matériaux, le coût du travail des motenrs à vapeur, à gaz, hydrauliques, etc.

Les cours théoriques sont placés sous le contrôle des expériences pratiques à travers toutes les études.

Un grand nombre d'élèves sont des hommes faits, (pii ont momentanément abandonné leurs travaux et leur position pour entreprendre de nouvelles études après avoir quitté l'école depuis nombre d'années; ces élèves font des efforts prodigieux pour aboutir. Quoique possédant toutes les matières imposées à l'entrée, ils sont d'aptitude fort inégale en ce qui concerne la compréhension et la faculté d'assimilation de nouvelles connaissances.

La préparation inégale des élèves est acceptée par l'école industrielle de Pratt comme une situation normale à laquelle elle a adapté ses méthodes d'enseignement. Dans les cours de laboratoire de physique, de mécanique, d'électricité comme dans les cours de dessin, la méthode est individuelle; le professeur donne aux élèves des tâches en concordance avec le plan général des études et appropriées au degré d'avancement, de compréhension et d'habileté manipulatoire de chacun d'eux. Pas de laminage des intelligences; tous vont vers le même but, non en bataillons mais en ordre dispersé.

Les travaux de laboratoire largement pratiqués mettent le professeur en contact constant avec les élèves de sorte que son enseignement est bien mesuré aux cai)acités, aux aptitudes et morne aux vues spéciales des groupes d'élèves individuellement.

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