CHAPITRE IV
METHODE DIAPHANOMETRIQUE APPLICABLE À LA RECHER- CHE ET A L’EVALUATION DE TRES PETITES QUANTITES DE MERCURE. APPLICATION À L'ANALYSE TOXIGOLO- GIQUE.
Les méthodes étudiées dans les précédents chapitres conviennent au dosage volumétrique du mercure lorsqu'on les applique à des prises d'essais contenant des quantités de mercure de l’ordre du milligramme. Elles deviennent inapplicables pour des doses inférieures, de l’ordre du centième et, même, du millième de milligramme; il est dès lors nécessaire de faire appel à des méthodes colorimétriques ou diaphanométriques.
De nombreuses techniques préconisées dans ce but ont été étudiées spécialement en vue de l’évaluation de très petites quantités de mercure, en toxicologie. Dans la plupart, le mercure est déposé sur une lame métallique; on le caractérise ensuite, ou bien au moyen de la formation d’iodure rouge, où bien en utilisant ses propriétés réductrices à l’égard de l’azotate d'argent ammoniacal. |
Le dépôt de mercure est obtenu à l’aide de couples électrolytiques comme dans le procédé Mayencon et Bergeret, soit encore par électrolyse, ainsi que l’a indiqué Kohn-Abrest, soit, plus simplement, au moyen d’une simple lame métallique, de cuivre par exemple. C’est ce dernier procédé que Merget [48], en particulier, a mis à profit dans sa méthode de recherche du mercure, ce métal étant ensuite caractérisé au moyen de papier à l’azotate d'argent ammoniacal sur lequel il laisse une trace noire d'argent réduit. Cette méthode, dont une adaptation à été étudiée récemment par M. Vitte [49], en vue de l'évaluation de traces de ce métal en toxicologie, se montre d’une extrême sensibilité; le seul reproche