‹ Méthodes de Mesure de l'Activité des Anesthésiques LocauxChapitre 44 sur 67 · CE LE · texte numérisé non relu

CE LE

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CA# de Coeaino 2

FrG. 18, — Diminution de chronaxie %, en fonction des concentrations en chlorhydrate de cocaïne (essai sur les fibres sensitives du lingual de chien)

nerf sciatique de grenouille. De plus, la valeur de ia chronaxie du nerf lingual est pour nous très voisine de celle qu'ont trouvée H. CARDOT et H. LAUGIER (02,10 en moyenne). t Ces résultats qualitatifs étant acquis, nous avons cherché, comme précédemment, s’il existait quelque relation entre la baisse maximum de la chronaxie sous l’influence du chlorhydrate de cocaïne et la dose de ce toxique. Les résultats, très réguliers, sont exprimés par le tableau et par lacourbe

ci-contre (figure 18).

Il est intéressant de comparer les résultats obtenus sur le lingual du chien avec ceux que nous avons trouvés sur le sciatique de grenouille. Le tableau suivant, ayant en abscisses les titres des solutions de chlorhydrate de cocaïne et en ordonnées les pourcentages de baisse minimum de chronaxie, réunit les trois courbes qui nous intéressent (figure 19).

Ces courbes ont sensiblement la même forme générale parabolique. Elles s’élèvent d’abord rapidement, puis de plus en plus lentement et tendent à devenir parallèles à l’axe des x sensiblement au même niveau. La grandeur de la réaction n’est donc pas directement proportionnelle au taux du toxique étudié. Il existe une zone, pour les concentrations faibles, variables pour chaque courbe, où une petite augmentation de la quantité du toxique entraîne une notable variation d'activité. C’est évidemment dans cette zone favorable qu'il faudra toujours se placer. Il faudra, au contraire, éviter de travailler au voisinage de la branche horizontale de la courbe, c’est-àdire éviter d'utiliser des doses fortes, car la réaction, pour une même variation de concentration, est alors tout à fait minime.

Non seulement ces courbes ont la même forme générale, mais on peut dire qu’elles ne diffèrent que par leur étalement. En maintenant les mêmes unités en ordonnées, il serait facile de trouver pour chaque courbe des unités telles en abscisses que les courbes arrivent, au moins en partie, à coïncider.

En effet, si nous rapprochons entre elles les doses de cocaïne, qui pour chaque courbe donnent des baisses de chronaxie comprises dans la zone favorable, par exemple : 30, 40, 50, on se rend compte que ces doses ne diffèrent les unes des autres qu’à une constante près.

Baisse Fibres Fibres Fibres de chronaxie % sensitives sciatique sensitives lingual motrices sciatique.

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