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30 0 gr. 004 % 0 gr. 03 % 0 gr. 06 # 40 0 gr. 006 % 0 gr. 045 % 0 gr. 09 50 0 gr. 01 % 0 gr. 07 % 0 gr, 15 %
On voit que pour passer des chiftres de la 2° colonne à ceux de la 3°, il suffit sensiblement de multiplier les premiers par le coefficient 7. Pour
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e- É = ‘Es Fi@. 19. — Diminution de chronaxie %, en fonction des concentrations en chlorhy- 6 drate de cocaïne. Essai sur les fibres motrices du sciatique de Rana esculenta. Essai sur $ 4 les fibres sensitives du sciatique de Rana esculenta. Essai sur les fibres sensitives di Te lingual de chien. SU pret. ’ vé Le CRE EN ,
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passer de la 3° à la 4e, il suffit de multiplier par le coefficient 2. Pour passer de la 2° à la 4e, il suffit de multiplier le coefficient par 14, ou mieux par le coefficient 15.
Nous sommes donc autorisé à dire que ces courbes, établies expérimen- talement, ne diffèrent entre elles qu’à une constante de dose près.
Il apparaît donc que c’est bien toujours le même phénomène que nous avons étudié dans les trois cas. Et ceci est intéressant si l’on considère que nous avons étudié l’action du chlorhydrate de cocaïne sur des fibres nerveuses de fonctions différentes, et sur des espèces animales fort différentes. Il apparaît encore que la mesure des variations des chronaxies sous l’influence anesthésique nous a donné des résultats fort réguliers, sur lesquels nous pouvons en toute certitude nous appuyer.
En comparant les courbes et les chiffres donnés plus haut, on constate très nettement que l’activité du chlorhydrate de cocaïne sur les fibres sensitives du nerf sciatique est 15 fois plus grande que sur les fibres motrices de ce même nerf. Nous n’insisterons pas ici sur ce phénomène important que j'ai déjà eu l’occasion d’étudier.
On voit encore que le nerf sensitif lingual du chien est sensiblement 7 fois moins sensible à l’action du chlorhydrate de cocaïne que le nerf sensitif du sciatique de grenouille. Cette différence de réaction peut s'expliquer par la différence de dimension des deux nerfs considérés, dont l’un, le lingual, nettement plus gros, est sans doute plus riche en fibres nerveuses que le sciatique. Pourtant il est bon de rappeler que le sciatique sensitif est itératif alors que le lingual ne l’est pas. Dans le fonctionnement, non itératif du lingual, il doit y avoir, du nerf aux centres qu’il commande, isochronisme régulier et de ce fait accord parfait, probablement plus résistant aux influences extérieures.
Remarquons, enfin, que ces courbes sont voisines de celles que d’autres auteurs ont trouvées, en mesurant l’action produite par des quantités croissantes de toxiques sur un animal, ou sur un organe isolé : action de l’histamine sur l’utérus de cobaye, action de la pilocarpine sur l'intestin du chat, action de l’adrénaline sur la pression artérielle du lapin (LAUNoY)... Ces courbes montrent, en somme, que la grandeur de la réaction n’est pas directement proportionnelle au taux du toxique étudié, et qu’à partir d’une certaine dose, la réaction atteint un maximum qu’on ne peut plus dépasser.
Il nous paraît intéressant de rappeler, à ce propos, la courbe qui exprime la loi de FREUNDLICH (77). Cette courbe, de même forme que les nôtres, montre qu’une substance agissant par adsorption est relativement d'autant plus active que sa concentration est plus faible, car l’adsorption est relativement d'autant plus importante que la concentration du corps adsorbable est plus petite.
Il est de même intéressant de rappeler la loi psychophysique de WEBER- FECHNER (291).D'’après cette loi, lorsque les excitations s’accroissent suivant une progression géométrique 1-2-4-8, les effets produits s’accroissent seule-
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ment suivant une progression arithmétique 1-2-3-4, c’est-à-dire comme les logarithmes des chiffres qui expriment les excitations.
Quoi qu’il en soit, la courbe obtenue sur le lingual est très régulière, les chiffres qui ont servi à l’établir sont même plus homogènes que ceux qui « ont servi pour l’établissement des deux autres courbes. Nous pouvons donc, en toute sécurité, à condition de prendre les précautions indiquées plus haut, utiliser l’essai sur le lingual du chien. Nos résultats seront au moins ‘aussi satisfaisants que ceux que nous avons obtenus sur le nerf sensitif sciatique de grenouille. Ils en seront, du reste, comme nous allons le voir, tout à fait voisins. Ce