‹ Méthodes générales d'hydrogénation en chimie organiqueChapitre 23 sur 54 · CSH5— CHO = C‘H>-—CO? — CH2- CH · texte numérisé non relu

CSH5— CHO = C‘H>-—CO? — CH2- CH

La potasse saponilfie ensuite l’éther sel formé. On a pu saisir ce terme intermédiaire, dans quelques cas, en employant, à la place de la solution alcoolique de potasse, l'alcoolate d'aluminium. :

Cette réaction appliquée par Canxizzaro aux aldéhydes aromatiques connues à cette époque, amena la découverte des alcools toluylique et anisique.

Il n'y a pas très longtemps, on considérait encore la méthode de Caxnizzaro comme le procédé le plus convenable pour passer d’un aldéhyde aromatique à l'alcool primaire correspondant. C'est qu’en effet, les aldéhydes aromatiques, traités par les autres méthodes d'hydrogénation, fournissent, comme produit principal, des glycols biprimaires formés avec doublement de la molécule aldéhydique. Ce n'est que tout récemment que Vavox [412] a réussi à tourner cette difficulté en appliquant à l'hydrogénalion des aldéhydes aromatiques la méthode d'hydrogénation de Fokix-WiLLsræren (voir page 143).

Méthode de Piria.— La méthode de Prria permet de passer d’un acide carboxylé R—COOH à l’aldéhyde correspondant R-CHO.

On emploie comme agent hydrogénant leformiate de baryum que l’on chauffe à sec avec le sel de baryum de l'acide à transformer en aldéhyde.

Le schéma de la réaction est le suivant :

RCO:O :/,5B4 re . — R-CHO + CO*Ba HCOO !/, Ba 1 Pour effectuer l'opération, on mélange intimement les deux sels en en faisant une pâte avec de l’eau. Il parait avantageux d'employer un excès de formiale de baryum (1/5 environ en

EGpreS

plus de la quantité théorique). Cette pâte est desséchée avec soin ; onl'introduit ensuite, par pelites quantités à la fois (50gr.), dans une cornue de verre que l'on chauffe à feu nu. [l est nécessaire de ne pas opérer sur une trop grande quantité à la fois ; la masse conduit mal la chaleur et la surchauffe des parties en contact avec les parois de la cornue peut amener la formation de matières goudronneuses. Dans l'industrie, on évite cet inconvénient en opérant dans des cornues en fer où le mélange des deux sels est continuellement brassé par un agitateur mécanique.

On purifie l'aldéhyde obtenu en la combinant au bisulfite de sodium.

Les sels de calcium peuvent aussi être employés, mais ils donnent des résultats moins satisfaisants; l’aldéhyde obtenu est souillé d’une plus grande quantité de l’acétone R — CO —R qui prend toujours naissance par réaction sur lui-mème du sel de baryum de l'acide R-COOH.

Page 1